Cl,. V.-,R. .ÎS. ^ !.. Ch. AA St J.cq , c
;. Gr:.v..p. ,38.* .3. L'église .iOostkt
l'on plus haut, p. 3i6.
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des chapiteaux et des masques est en pierre bleue, l'autre en pierre blanche. Celle-ci a fourni les chapiteau.\,et les bases aux colonnettes des tenèires. les niches dans les coins de l'abside et les ornements des crédences.
des Mageii, Maître
.Musée de la Poteri.
1^'architecte a été influencé, tout au moins indirectement, par -St-Martin et St-Jacques d'Ypres, directement par Lisseweghe et par l'œuvre qui s'achevait alors tant à St-Sauveur qu'à N.-D. de Bruges. Le sculpteur a au moins connu les ouvrages brugeois du premier quart du XIV« siècle. Je suis même porté à croire que l'architecte sera allé voir les églises d'Ypres et que le sculpteur fut brugeois. Le style de la nef ajoutée à N.-D. à Bruges, commencée vers 1345, est d'un caractère bien plus récent que la partie orientale de Damme.
33o LART ET LES BELLES LETTRES.
D'autre part, cette construction présente plusieurs éléments déjà très vieillis, au commencement du XIV<= siècle; mais l'architecte les avait sous les yeux dans la partie ancienne de l'église. Il ne les a pas employés toutefois sans les moderniser. Quant aux ciiapiteaux, il aura maintenu la forme à deux rangs de crochets, sur deux assises, pour l'unité des rangées de colonnes. Il aura, pour le même motif, tenu à faire des colonnes au lieu de piliers.
Tout cela considéré, je crois qu'on pourrait avoir commencé la construction de ce beau monument, si complexe, vers i3io, alors que la plus grande crise de nos événements politiques fiât passée.
•^ Nous n'avons plus qu'une partie du portail de l'église des Dominicains, consacrée en i3i I. Cette église, pour autant qu'on peut en juger par les souvenirs grapiiiques qui nous en restent, présentait des formes gothiques ornées. Telles les tourelles flanquant les amortissements du pignon, les crochets qui en décoraient le gable. Mais la grande fenêtre de façade se composait de deux éléments à arcs brisés, qui semblent compris sous un grand plein cintre. Un plein cintre paraît aussi avoir abrité le portail '. Marc Gheeraerts le dessine autrement (Voir la grav. p. 3i5). Les bahuts portaient sur des arcaiures. Les briques, au portail, mesurent o,3o sur 0,06 à 0,07.
* Ici se place (i33i-i36i) la construction des nefs et de la façade occidentale de St-Donatien '. Telle que nous la montrent les anciennes gravures et dessins ^, ce travail offre, à l'extérieur, une affinité certaine avec les nefs de St-Sauveur, qui furent commencées quand le travail à St- Donatien allait finir. Le pignon occidental, avec ses tourelles d'angle, faites en i36i, n'a cependant qu'une lointaine parenté avec ceux des transepts de St-Sauveur, qui sont plus ornés. A St-Donatien il y avait des arcs boulants et il semble que les bahuts fussent ornés. Cette construction, comme celle de St-Sauveur, était en briques, et la proportionalité des baies de fenêtres est la même. Elle est l'œuvre de maçons brugeois. Nous ne savons rien de l'intérieur.
* Peu apiès 1344, on commença la nef septentrionale de N.-D. ^, celle qui fait suite à la chapelle de la Croix, bàtie avant iSij. Ici encore nous sommes en plein style brugeois de la brique, et les ébrasements présentent notre second type. Nous y trouvons des arcatures en pierre blanche, de deux formes, mais contemporaines. La section des gros piliers en pierre bleue, qui portent la voûte, au sud, peut servir à caractériser le style de cette époque. Ils pjoduisent un effet très désastreux, par suite de leur double emploi avec les anciens contrefoits du bascôté nord, conservés comme piliers. Mais les petites voûtes, en cet endroit, sont intéressantes. Feu Charles de Wulf t supposait que l'on aurait eu l'intention, vers 1344, de reconstruire toute l'église jusqu'au chœur, en cinq nefs ; et il trace ce projet présumé, en couleur violette. Je ne saurais dire si quelque document permet de faire celte supposition. A voir le dessin, il n'aurait pas été absurde, en un certain sens, de réaliser un projet semblable ; mais nous y aurions perdu un magnifique monument plus ancien, les nefs actuelles.
Le lecteur voudra bien se rendre compte du caractère éminemment brugeois du pignon occidental, en pierre blanche, de cette nef. Le beau portail muré, en plein cintre ; la fenêtre profonde, en triangle curviligne ; les deux baies aveugles, en plein cintre à chanfrein : tout cela est caractéristique comme style.
* A peine l'église de St Sauveur était-elle achevée, qu'un incendie vint en détruire
t, IJ. 447; 1345-6, 1,11.3:8; i.V>i, Gaii.l., /«i«-./hm(V, .Sy-/)o«<j/.. S. ^ 2. Marc Glieeraerts, plus haut, p. 18. ^,V Ga.ll.. laser, funh. N.-D., aÛ2. ^ 4. ..\E, r.lV. plMche, pl.in C. *5 Grav,
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presque toute la partie occidentale ■. Le feu fut si violeni qu'une grande partie de la maçonnerie du transept, surtout au sud, et toute la grande nef. avec ses bas-côtés, ne purent être maintenus -. Echappa, au noid, l'arcade entre le has-côté et le transept; et peut-être les socles de quelques piliers, cclix dont les deux retraits sont à chanfrein.
L'on affirme, satis apporter de preuve, que la reconstruction était achevée en i362\
I. VSK. iio ; Meyer. Anu. FI.. i5fi V ; fixcell. , conservées. ^ 3. "W'eale, Brug. ei ses env., 4° éd., 82;
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Nous constatons bien, qu"en i36<). on constiuisnii déjà la chapelle qui sert nujourd'hui' de Chambre des Marguilliers. et qu'en i368, on plaçait un antel là où l'on Ht plus tard l'entrée de la ch.apelle des tondeurs (fonts baptismaux) ; mais il y a cependant la concession d'un subside par la "Ville, en 1406-7.de 177 livres 12 sols parisis. te liulpe der iveike van St Salvators kerke ', qui ne semble pouvoir se rapporter qu'à l'achèvement de l'ouvrage, commencé après l'incendie de i358.
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irfiois
Celte construction nous met en plein dans le style de l,i brique : aicatures sous le bahut, arcatures .[décoratives sur certains (.ontiel'orts, ébrasements avec briques moulurées, meneau engagéen briques. Les briques mesurent, en moyenne, de 0,22 à 0,24
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iaîn;ii;es des contreforts, aiiisique les listels des les colonnes et les colonnettes de retombée des trilorium, est en pierre blanche du Biabant. Les s : la sectiiin des piliers et des sommiers otîre des ssi des piorils dus prismatiques, du caractère i;ra iules
lum
:;mb
baques sont de toi me
;nne.
sur 0,045 à o,o53. Les piliers et les
plinthes, sont en pierre bleue ; tout^
voûtes sont en pierre d'Ecaussines ;
caractères architecturaux sont multi(^
formes nouvelles, mais comprend
de ceux de l'Ile le France ; le tiif
St-Rombaut de Malines, qui est coniemoorain ; mais aux pil
taillés en une assise, et le
A Cette même époque appartient l'étage de la tour conipiis entre les deux rangées d'arcaïures. dont lesarcs.
à arête vive, varient autant que ceux qu'on voit.
sous le bahut, au transept méridional et à la haute nef.
* Il faudrait dire un mot. de trois des églises
rurales du quar- v„e.,ri. Ow.ie g. .,„„e ,1. ,„ i...e m„ ..„ Evck.
lier de Bruges,
dans les quelles nous pouvons étudier notre style de briques ei où l'on consiaie l'emploi
du chapiteau scaldisien.
D'abord, celle de Wesicapelle (anciennement Waescapelle). une église à trois chapelles, transept et 11 ois nefs, de même hauteur et de même largeur, mais à i^ur centrale, devenant octangLilaiie et à haute flèche, constiuiie. sans doute. ,iu commencement du XIVi^ siècle '. Ensuite l'église de Blankenbeighe. consacrée en i358 fgrav.. p. 143), construite sur un plan semblable ; mais où la tour ciiiée se trouve sur le bras nord du transept. Enfin, l'église de Wenduine, construite au XI IN' siècle, avec des chapelles et des bas-côtés étroits et tour centrale; mais qui devint, au XIV<= siècle, une église construite sur le même plan que celle de 'Wesicapelle. Noter qu'à Westcapelle les chapelles se terminent en mur plat, comme à Damme. et qu'à 'Wenduine le chœur et les deux chapelles se terminent unil'ornément en mur plat.
4. .le crois que la grande nef de N.-D. a êié voûtée à la fin du XI 11^^ siècle ••. Les chapiteaux des colonnes qui reçoivent les arcs doubleau.v et les nervures, trouvés en igoi, dans la corniche moderne-*, ont le caractère de nos sculptures de cette époque. Il en est de même du profil des nombreux fragments de nervures de voûte, trouvés par Charles de Wolf-t, dont certains éléments correspondent à des tracés que nous
Kefs rétiblies, 1507-8. ^ :
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trouvons, vers la mc-me époque, à St-Sauveur. dans le Beffroi et au porche, aujourd'hui démoli, de N.-D.
C'est sans doute sous le poids de cette voûte que cédèrent les colonnes portant la nef de N.-D. car elles n'étaient pas destinées à porter cette surcharge. Toujours est-il, que vers i3oo. on avait déjà consolidé les quatre colonnes du croisillon', et qu'à la tin du XI Ile siècle, la nef menaçait ruine. Oii fil donc de* travau.x de consolidation à la nef. Il semble que les documents suivants établissent la chose. Il y a d'abord un subside de cent livfes de gros concédé par la Ville, en 1401, ie hiilpeu den pilaren van der kerke die meu aldaer malcen soude omme de ver^^ekernesse van den voorseide kerke )> -. M. le B" Albert van Zuylen-a produit une déclaration, du 18 no vembre 1425, au sujet de la livraison de pierre d'Ecaussines u pour les quatre piliers nouvellement encommenchie^ en la dite église » '. Kii même temps, on constaïc que la Ville a consenti à l'église de N.-D. un subside de cent livres parisis, pendant trois an- i'hot„sr.<
nées, dont la première annuité tiguie au compte de 1420-21 ■*. L'on aura constiuit les p nale, vers 1420. Voici ce qui me port
'^^^fm,w$i?mf>
rs au sud, ve émettre cet
1401 ; ceu.K de l'épine septentrios. C'est .lacques de la Chapelle, machonnier, qui prend livraison, en 1425, de pierre d'Ecaussines pour les travaux de N.-D. Un Jacques de la Chapelle appartenait au.\ métiers de Bruges, en i SSq, et il semble qu'il doit avoir été un homme en vue ■\ Est-il le maçon duquel parle le document cité? Appartenait-il à la famille de Richard de Visch, Seigneur de la Chapelle, qui fut Prévôt de N.-D., de 1417a 1447, époque pendant laquelle ce travail fut entrepris? Est-ce son blason ou celui du Prévôt qu'on voit inséré dans la maçonnerie au-dessus du troisième pilier ? En tout cas, ce blason indique que le travail fait par ou pour de Visch est celui de l'épine septentrionale. Il e.\iste une légende du maçon mal nourri par sa femme, brodée sur l'interprétation populaire de cette sculpture "^.
Les piliers de la nef de N.-D. sont, en effet, en pierre d'Ecaussines : leur section, leurs chapiteau.x sur une assise, et leur sommier sont donc d'une date déterminée ; ce qui peut être précieu.\ au point de vue de la comparaison.
* Au XVi= siècle, nous trouvons plusieurs monuments qui peuvent nous donner une idée assez précise du goût, qui prévalait ici.
i.Plus liaul.i).324.*2..4A. i:. 1401, I ibiû., Ii5. ô.'^o. 363. 373. 403, 407. 445, qui se se rapporter au père de l'un d'eux. Voir au^