L:i Boucherie
A signaler encore, un tableau de Jean Thomas, <i Thomas d'âpres », élève de Rubens. représentant, en petites figures, le CJid/w/iir de Maiiir; agenouillé aux pieds de la ^'ie/ge, qui lui présente Venfant Jésus. Cette jjeinture, de quelque valeur, est intéressante comme donnant une vue intérieure de Saint-Martin, en 1045. On constate qu'il y avait à cette époque, en avant du chœur, un jubé, décoré d'une suite de figures d'apotres, dues, semble-t-il, à Carel \-an Yper.
Ce peintre de son vrai nom De Foort, comme nous l'avons découvert.
YPRES loi
fut, à en croire van .Mander, un des élèves préférés du Tintoret. Les pages qu'on lui attribue, dans sa ville natale, et dont aucune n'est signée, trahissent peu cette illustre association.
La Belgique possède peu d'édifices mieux connus, plus fréquemment cités et reproduits que la Halle aux Viandes. A la fois imposante et pittoresque, admirablement conservée, cette délicieuse construction, pour être
L'.uicien Béguinage; la GenJarmerie.
de deux époques distinctes, et de matériaux différents, aussi, e^l remarquable par l'harmonie de ses lignes.
La brique a été employée exclusivement pour les gracieux pignons et toute la partie supérieure de la façade, y compris l'ornementation. Le rez-de-chaussée, en revanche, aux portes et au.x fenêtres basses et rectangulaires ; le premier étage, aux fenêtres ogivales, sont en ])ierre. La liaison de ces matériaux s'opère avec infiniment d'art. L'ancre à la croix recroisetée, empruntée à l'armoirie communale, concourt, pour sa part, a l'ornementation de cette façade d'exceptionnelle beauté. Toujours affectée à sa destination originelle, la boucherie diffère peu, sans doute, de ce qu'elle était il y a si.x siècles.
L'étage, naguère occupé par la confrérie de .Saint-Michel, sert actuel-
lement de musée. On y ticcède par la petite place dite « du Musée », un coin délicieusement pittoresque.
D'intérêt surtout local, le musée d'Ypres réserve aux visiteurs quelques surprises agréables, au milieu de quantité de copies, d'attributions fantaisistes et d'indéterminations à peine moins nombreuses.
Dès l'entrée, un Coiiroiinciiiciit de la r/V/',r>7' de Carel van Yper, ou
fc.
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SI
Le Loiiib.ird.
présumé tel, attribution aussi difficile à combattre c[u'à justifier, en l'absence de toute création d'origine prouvée de ce peintre, vanté par van 31ander. La peinture est froide autant qu'une œuvre de Martin de Vos, autre élève abâtardi du Tintoret.
Encore de « van Yjjer ». la copie, d'ailleurs excellente, du Clinst parmi les docteurs, de Luini, d'après l'original, aujourd'hui à Londres.
Quelques toiles intéressantes de Jean Thomas. Sa composition des Pccliciirs pt'iiitt'iits fait d'emblée songer à Rul^ens. à van Dyck ou à Jordaens. car tous ont traité le même sujet. 'L'Entant prodigue chassé par tes courlisaues est de belle allure, mais a grandement souffert.
YPRKS , ;
Un paj'sage, traité en manière d'esquisse, et attribué à Rubens, nous paraît authentique, et la copie ancienne de l'esquisse des Miracles de saint Benoît, dont l'original appartient au Roi des Belges, est des plus intéressantes.
Les « van Dyck » et les « Jordaens » peuvent être passés sous silence.
La place du Musée.
La Kermesse de Pierre Breughel. le jeune, n'est pas sans valeur, bien que défigurée par de maladroits repeints.
Le portrait de Pierre Steenwyck, par lui-même, est un morceau intéressant. L'artiste s'est représenté devant le chevalet, où figure une Vanitas, unique tableau de ce genre que l'on connaisse de son pinceau et qui appartient au musée de .Madrid. Steenwyck fut admis à la gildede Delft le lo novembre 1642 ; son portrait mesure o^.^,, sur o'",24 (v p. 105'.
Deux toiles à ne point passer sous silence, sont les portraits en pied, et de grandeur naturelle, de Marie-Thérèse et de Joseph II. liUes portent la signature de P. Lion, suivie du mot de Viciiinr. et du millésime I7.'^4.
Ce peintre Lion, originaire de Dinant. où il mourut en 1814, séjourna
Musée d'Ypres. Portrait de Matie-Thérèse, par P.-J. Lion.
quelque temps en Angleterre et fut, durant plusieurs années, à Vienne, au service de l'impératrice. On peut, dès lors, considérer comme de sincère ressemblance, le portrait qu'il nous donne de Marie-Thérèse, bien que l'effigie soit de quatre ans postérieure à la mort de la souveraine. Il s'en faut que celle-ci nous apparaisse sous les dehors gracieux auxquels nous ont accoutumé ses autres images officielles.
Le musée d'Ypres possède un tableau de Gallait, passablement
connu, et que son titre contribua beaucoup à rendre populaire : l'Archet brisé.
Xe point omettre de voir les croquis des compositions de L. Delbeke, pour ses peintures inachevées de la Halle, et l'ensemble des pittoresques façades de bois, maintenant disparues, par 31. L. Bœhm.
usée d'Vpres. Portrait de Pierre Stceiiwyck, par lui-même.
Plusieurs belles antiquités locales sont déposées au musée d'Vpres : sculptures, ferronneries, notamment les anciens coffres aux privilèges des drapiers. (P. IF;. En première ligne des curiosités, figure le glaive qu'on assure avoir servi à l'exécution des comtes d'Egmont et de 1 lornes.
Il est certain que l'évêque d'Vpres, Rilhovius, assista à leurs derniers moments, ces nobles victimes de la tyrannie espagnole dans les Pays- Bas. Il aurait selon la version populaire, emporté de Bruxelles, Tins-
ii>6 YPRES
trument de supplice qu'on nous exhibe et qui procède de l'évêché. tr; Une disposition du testament de Kithovius porte interdiction de remettre jamais cet épée aux mains du bourreau, si ce n'est pour servir à, l'exécution d'un personnage de rang égal à celui des seigneurs qu'il servit à décapiter, en dernier lieu.
Musée d'Ypres. Sculpture en buis du xv'' siècle
Il n'est pas sans intérêt de noter, eu passant, que, dans les collections du Prince de Ligne, au château de Belœil. se conserve une autre épée que la tradition assure avoir servi à trancher la tète à d'I''g-mont et de H orne s.
Ypres,dans ses églises et ses établissements charitables, est assez richement pourvue de peintures anciennes, dignes de l'attention des curieux. On peut se bornera citer, pour mémoire, les multi];)les productions assignées à van Yper. A Saint-Pierre, d'imposantes figures de Saint Picn-c et Siiiiit Paul ; à rhosi>ice Saint-Jean, VAdora/ion des Magrs et le Baptcnir de saint Jean : à l'hôpital de Notre-Dame, V Adoration des Mages.
D'intérêt toutefois très supérieur, sont deux tableaux appartenant à l'hospice Saint-Nicolas, dit de Belle, rue de Lille, construction charmante du XVir siècle (1616), dont la façade (P. IV) est décorée de jolies
YPRKS
statuettes de Salomon Belle, sieur de Boesinghe, et de Christine de (ruines, sa femme, fondatrice de l'établissement, en 1279.
Dans la chapelle de l'hospice, non loin de l'entrée, à gauche, se voit un curieux tableau votif, du commencement du xV siècle, œuvre que M. Alfred ,^lichiels a cru pouvoir ranger dans l'csuvre de i^lelchior Broederlam.
l,a Poste. Autrefois maison des 'l'empiiers.
Agenouillée devant la Vierge, ^■olente i5elle, fille de Jean, seigneur de Boesinghe, est accompagnée de son époux, Josse Bride, et de ses enfants. Les donateurs sont assistés de leurs saints patrons ; des anges supportent leurs armoiries. Le tout est sur fond d'or.
La \'ierge est une figure infiniment gracieuse. .Mais le tableau, à vrai dire. e>t si loin de ce qu'il a dij être, (ju'on aurait grand'peine à l'attribuer à un artiste déterminé.
io8 YPRES
].a tombe mutilée de Yolentc porte son épitaphe. La dame mourut en 1420.
Plus précieuse, et beaucouj), est une petite peinture, conservée dans les bureaux de l'administration, la Madone dans un pûvsaoc. tenant debout, devant elle, IV-nfant Jésus. Bien conservé et d'une grande vigueur de coloris, cette délicate production se rattache, en droite ligne, à l'école de van Eyck et pourrait procéder de Pierre Cristus. La draperie
L'hôtel Merghel)!
de la Vierge est d'un rouge puissant , sa robe, d'un beau noir, le tout formant une harmonie riche et profonde. Le paysage est de la meilleure C[ualité. En somme, le plus distingué des tableaux anciens c[u'on montre à Ypres.
La chapelle elle-même n'offre d'intéressant que sa voûte en bardeaux, et un confessionnal roulant, du xvil" siècle, curieux échantillon du mcjbilier religieux du temps.
Quelques pierres tombales du XV"' et du x\'i° siècles sont dressées dans la vestibule d'entrée de l'hospice. Bien qu'endommagées, elles restent dignes de l'attention de l'archéologue.
La rue de Lille, une des plus belles, sinon la plus importante de la
ville, et que nous suivons pour gayner l'église Saint Pierre, nous montre, dans son parcours, plusieurs remarquables constructions.
Sans parler des jolies façades dépendant de l'hospice et dont l'une porte la date de 1606, il y a la maison dite des Templiers, contemporaine delà Halle, construite en moellons, avec, au deuxième étati'e, de belles
Salon de l'hôtel Merg
;hclvnc
fenêtres ogivales, et dont le rez-de-chaussée est aussi du plus haut intérêt.
Cette maison, devenue depuis peu propriété de l'Etat, agrandie par l'emprise de la joignante, maison reconstruite dans le même style, a été convertie en hôtel des postes. On se félicite de l'avoir vue échapper à la destruction, et l'architecte M. !.. Cloquet. a fait preuve d'une discrétion de bon goût.
Après avoir, en passant, admiré quelques-uns des plus jiittoresques pignons de la ville, nous trouvons, à gauche, à l'angle de la rue des Fri-
iio YPKHS
piers, la façade, aux multiples fenêtres de Ihôtel Merghehnck, imposante construction du XVIII- siècle.
Mrig'ée en 1 774-1 yy*^'. sur les plans dun architecte lillois Thomas Ciombert, pour F. I. Merghel^'uck, seigneur van der Camere, etc., con-
Hotul Mcrghelynck. entrce principale
seiller de la ville d'Ypres, l'imposante demeure est décorée d'une manière somptueuse, dans le style Louis XVI. J.es boiseries, panneaux, médaillons, dessus de portes, peuvent être rangés parmi les bons spécimens du genre. On en connaît les auteurs : Ant. Jos. de le Dicque, de Lille, pour les ouvrages en bois : ceux en stuc, profils d'IIenri IV. de Louis XI\', de ^'oltaire, de Louis X\', de i^larie Leczinska, sont de drégoire-Joseph Adam (peut-être un membre de la nombreuse lignée des (Jlodion'i, de Valenciennes. Un sculpteur yprois, Jacques Beernaert, fit
la rampe de l'esealier moiiuinenlal. L'hôtel, tiepuis 1892, est la propriété de l'arrière-petit-fils de son fondateur, M. Arthur 3lerghel3'nck. L'adjonction, par celui-ci, de meubles, d'accessoires, d'estampes, etc., des époques ],ouis XY et Louis XVI en fait une reconstitution fort inté-
Portail de l'cglisi; S.iiiit i'icrrc.
ressante des époques susdites. La visite de ce véritable musée s'accorde, gracieusement sur demande. Elle mérite d'être faite.
A signaler à l'attention du visiteur un vase de pierre l)lanche, décorant la cour. On attribue à cet objet une origine illustre. Créé, dit une inscription, jujur surmonter le maître-autel de l'église Xotre-Dame de la Chapelle, à liru.xellcs, il servit à cet usage jusqu'au transfert de l'autel à l'église de Saint-Josse-ten-Xoode, commune-faubourg de la capitale. On le dit taillé d'après un dessin de Rubens.
C'est crailleurs un morceau de noble simiilicité. orné de gracieuses têtes de chérubins, reliées par des guirlandes de fruits.
En suivant la rue de Lille on aboutit, en droite ligne, à l'éo-lise Saint-
L'église Saint-Pierre.
Pierre dont la tour, cantonnée de clochetons, rappelle vaguement le beffroi. En réalité, la partie inférieure, un portail en plein cintre, très fruste, mais de beau caractère est tout ce c^u'il v a de primitif. On peut voir, dans l'église, un petit tableau représentant l'incendie allumé par le diable, selon la légende, et qui, en 16,38, anéantit la tour. C'est même avec
l'aide de ce document que fut rétablie la flèche, en 18O8. L'intérieur de Saint-Pierre, complètement remanié, n'est plus d'aucun st3'le précis. Les figures de saint Pierre et de saint Paul, déjà mentionnées comme émanant de Carel van Yper, méritent l'attention du connaisseur. On les suppose être les volets d'un triptj'que. dont le panneau central serait perdu.
La place environnant Saint-Pierre est pittoresque et riante. En poursuivant notre route, nous trouvons, à droite, au fond d'une ruelle, l'hos-
Café de la 0 Bonne Volonté 0.
pice Saint-Jean avec une jolie tourelle octogone, et où se conservent quelques tableaux attribués à l'inévitable Carel van Yper. Hier à peine, au coin de la ruelle, existait une ravissante vieille façade, maintenant démolie, comme tant d'autres, pour faire place à des constructions au dernier goût du jour, car ici, hélas! autant qu'ailleurs, la mode exerce son empire pour ne pas dire ses ravages.
La porte de Lille que nous atteignons bientôt, est pittoresque et le chemin que nous suivons pour y arriver, nous procure l'occasion de voir la maison de bois, seule survivante d'un type naguère si répandu.
Une promenade dans Yjjres. présente au point de vue architectural, un intérêt considérable. Peu de villes de Belgique, nous l'avons dit,
sont si richement pourvues encore de maisons pittoresques, non seulement parmi celles affectant un caractère monumental, mais aussi parmi les constructions plus modestes. Plusieurs de ces dernières offrent à l'archéologue une précieuses source d'études.
Longeant le rempart, et gagnant la caserne d'infanterie, nous nous trouvons sur l'emplacement de l'ancien château des Comtes, la vaste place
L'llu|iit.ilj vuu latérale
désignée sous le nom de ^aalliof, à proximité de la rue du Lombard, où s'élève une antique demeure, dite le Lombard, datée de lOiô, par ses ancres, ayant, au rez-de-chaussée dix, à l'étage douze fenêtres en anse de panier. Sur la corniche, quatre lucarnes arrondies et, complétant tout cela, une élégante porte Louis XV !
Rue du Lombard, n" 45, une maison à étage unique, mérite d'être signalée pour son originale conception.
Rue de la Bouche, derrière la caserne d'infanterie, s'élève une charmante façade à pignon en gradins, trois fenêtres au premier, une quatrième
au second étage, encadrées de colonnettes et toutes en arc surbaissé, tl'un excellent effet.
Par la rue au Beurre nous regaynons la ( irand'Place, plus justement, la place Van den Peereboom, bassin comblé, où s'élève la statue de l'ancien ministre et bourgmestre d'Ypres.
Rangée de maisons, rue du Temple.
L'ensemble de cette place, derrière la Halle, est grandiose. L'église Saint- .Martin, dont la tour s'élève en face de nous, constitue un ensemble saisissant, tandis que vers la Halle, notre vue se porte sur le beffroi cj^ui la domine, et, dans l'angle est, le groupe de maisons formant la conciergerie. Un vrai décor; on dirait l'œuvre de quelque habile metteur en scène.
C'est en face de l'église, place Van den Peereboom, que s'élève la rangée de maisons à double façade, signalée au déliut de ce chapitre.
ii6
L'église ne peut se contourner tout entière; les cloîtres, du côté nord, englobés dans un couvent de femmes, sont soustraits à la vue. Du même côté, le palais de Justice, l'ancien évèché, construction insignifiante; plus loin la bibliothèque publique. Les archives d' Ypres sont célèbres.
Maisons, rue Je Lill
Suivant la place, dans la direction du Marché au Bétail, nous trouvons, à l'entrée de la rue de Boesinghe, la charmante maison n" 2, enseignée la Bonne Volonté, type tout à fait original, où le premier étage est à fenêtre unique tandis que le second, à deux fenêtres, est surmonté d'un troisième étage, à son tour pourvu d'une seule ouverture, à tympan rayonnant, prise dans le pignon et flanquée de gracieuses colonnettes.
Le Marché au Bétail, l'ancien bassin comblé, dont il est fait mention plus haut, avec ses magnifiques maisons de corporations, dont l'une, aux ancres à la croix de Lorraine, de style encore gothique sauf la porte,
Maison de 1344. rue de Uixmudc. 52.
est datée, par ses ferrures, de 1544. Le pignon se terminant par une niche. de l'ancienne maison de la corporation des Bateliers, est particulièrement caractéristique, et prouve assez à quelles combinaisons heureuses se prête la façade conçue dans ce style.
A droite, par le nouveau chemin de Sainl-.^lariin. nous gagnons l'ancien Béguinage, maintenant la gendarmerie, ensemble de constructions
iiH YPRES
enclos d'un mur et du plus pittoresque effet. La chapelle, convertie en écurie, s'élève à gauche.
Plus loin, une maison daté de 1634, précédée d'un jardinet, fait songer aux fonds des exc^uises peintures de Pieter de Hooch. Le tout est d'effet reposant et tout à fait typique.
Maisons, rue de Dixmude, Si.
Dans la rue de Dixmude, n" 8i, se présente une ancienne devanture de boutic^ue épargnée par les siècles; même rue, n" 52, une superbe maison ogivale, datée de 1545, avec son pignon décoré du soleil et de la lune. Rue Carton n' 4, jolie façade datée de 1629. .Marché au Bois, les maisons n " 23, 25, 27 et 29, séparées par la rue du Quai, forment un ensemble exquis.
Nous voici revenus place Van den Peereboom. Dans la direction de l'ouest, nous prenons la rue d'Everdinghe, une des plus attrayantes de la ville. Ici encore se groupent quantité de types de constructions anciennes et remarquables. Il n'en coûte que la peine de les noter. Nous
nous bornons à désigner le n" 3; le n" 13. de 15^9. à un étage; le n" 33, de 1633, d'aspect monumental.
Si, de la Grand'Place, l'on se dirige vers l'est, l'on trouve, à l'angle de la rue de .^lenin. la succession pittoresque des pignons de l'hôpital
Maison, rue d'Elverdinghe.
Notre-Dame, en st\-le de la Renaissance, avec de jolis oculus et des niches non moins élégantes. Puis, à l'est, dans la rue des Chiens, parallèle à la rue de Lille, nous rencontrons la façade de VHôtcI de Gand, à double pignon, ensemble remarquable du XVI" siècle.
Reprenant, pour finir, par la rue au Beurre, la direction de la gare, sur notre chemin même, rue un Temple, nous notons le joli groupe de mai-
lio YPKES
sons n"' i6, i8 et 20, la dernière datée de 1602 et. dans son genre, particulièrement digne d'examen, comme représentant l'époque de transition.
* )n voit, par ces rapides indications, à quel puissant degré Ypres sollicite l'attention de quiconque s'intéresse au passé monumental de la Plandre. et légitime, à tous égards, le voyage, à la vérité peu commode, cjuil faut entreprendre pour se procurer quelques-unes des joies les plus complètes qui soient réservées à l'homme de goût et au curieux.
Pierie Cristus? La Vitrge d.ms un pays.ige, hospice Bulle.
Ypres. La Cathédrale; autel de Van Poucke, chapelle du Doyen.
TABLE ALPHABETIQUE DES ALATIERES
Aa iMarguerite d"j, 41.
Abbeville (Hôtel Gruuthuyse' ,
Adorne. 36. 58. 59. 60.
Albert archiduc), 26.
Arnolfini. 36.
Artevelde ;Philippe d'\ 15.
Bartsch (A.l, 68.
Baudouin, Bras de Fer, 22.
B,\r//f van de Logic, 55.
Beffroi (le) y.
Béguinage [le), 63'. 70, 71', 72.
Belle ;j. van), 39.
Berthoz iHip. de), 47.
Bibliothèque (la), 55*, 56.
Boodt (Anselme de). 40.
Bourdon (le du Beffroi, 12.
Breydel et de Coninck, 14. 69*.
Bur( Josse de . 63.
Burckhardt (Jacob), 3.
Busscher (de), 66.
Carillon (le) des Halles, 10,11.
Carondelet (Jean de), 43".
Casa Negra, 54.
Chantraine (Louise de), 39.
Charles le Téméraire, 16, -y^.