‹ Bruges et YpresChapitre 8 sur 14 · I..^ C.ithédrale; chaire de la Vérité · texte numérisé non relu

I..^ C.ithédrale; chaire de la Vérité

Un devant d'autel, représentant V Adoration des bergers, sculpture, en marbre blanc, par Charles van Poucke, de Dixmude (t 1809), dans la chajielle du doyen, bien que médiocrement en rapport avec le style de l'église, mérite d'être signalé comme le travail vraiment distingué d'un artiste de sérieuse valeur.

D'intérêt moindre est la décoration picturale de Saint-Martin, encore qu'elle ait le nom et la prétention de comprendre une peinture de

VPRES

Jean van Eyck ! On a pu, à l'exposition de Bruges, en 1902, voir à loisir cette création, si jalousement soustraite aux regards des profanes, en temps ordinaire. Pour les connaisseurs, ce fut une déception profonde.

La CathcLirale; porte intcricurc en bois sculpte.

T(3ut d'abord, il ne s'agissait ni d'un van E3'ck, ni même d'une page du xv" siècle. La date de 1525, inscrite sur le cadre d'un des volets extérieurs, représentant la Prise de Jèriisaleni. est bien celle de l'ensemble d'une peinture de qualité absolument secondaire, et, de ])lus, altérée par de maladroits repeints.

L'ensemble des volets représente la chute de l'homme et sa rédemption. Au centre, en figures de grandeur naturelle, Adam et /:ve ; à gauche, la Créât ion de la femme ; à droite, Adam et Eve chassés du Paradis terrestre. Au revers, à gauche, le Portement de ta croix, le

Crucificiuciit ; enfin, à droite, la Descente de croix et la Résurrection. Ces panneaux mesurent en hauteur i"',(So ; en largeur, o"',8o. Sous le rapport du style et du coloris, il faut les ranger parmi les créations simplement intéressantes de l'école locale.

Maison. rt;e (.'.irton, n" 4, de 1629.

La composition trahit des influences nombreuses. La figure d'Adam fait songer, par l'attitude, à celle d'Albert Diirer et, de même que dans la peinture de ce maître, c'est aux feuilles du fruit défendu que recourt le premier homme p(jur voiler sa nudité. Kve a de la grâce et, chose assez curieuse, tient une pomme de chaque main. Pas plus que le reste, les

VPRl'S ,),,

nus qui sont cause de la mise en interdit de la peinture, ne révèlent un maître de premier ordre.

Proposer un nom d'artiste serait hasardeux ; aucune source ne nous y aiderait, d'ailleurs. L'unique chose qu'on puisse tenir pour certaine est que le retal)l(% au temps de Sanderus, qui le disait ii pcr/f/ssinui manu, décorait l'autel de la Sainte-Croix.

Rangée de façades, MarchJ au Bois.

Au gré d'une autre légende, la collégiale d'Ypres posséderait, de Frans Hais, la vue du siège de 13S3. L'erreur ici est double. Le tableau, nullement dénué de mérite, représente le siège de 1649, et la délivrance de la ville par la protection de Notre-Dame de Tuine. La signature est celle de F. -P. Hais, peintre gantois, selon toute vraisemblance, et que les archives de Saint-Bavon, à Gand. désignent comme a)-ant été chargé, en 1648, de restaurer la toile de Rubens, appartenant à cette cathédrale.

Jean-Baptiste Descamps, l'auteur de la Vir des peintres Jlani'.uids, etc., parue en 1764, enregistre, parmi les œuvres de van Dyck.

comme décorant la cathédrale d'Ypres. un Saint Marlin partageant son manteau avec un pauvre. Il s'agit d'une copie ancienne de la célèbre toile de Saventhem. Jadis placée à une grande hauteur, et en quelque sorte invisible dans la chapelle du do3'en, la toile en question se trouve actuellement près de l'entrée de ladite chapelle.

Page 1