‹ Bruits d'oreille et sympathique: Contribution à l'étude du traitement par l'infiltration anesthésiqueChapitre 6 sur 43 · LAINE À RAR · texte numérisé non relu

LAINE À RAR

Retenons à ce sujet la recommandation de Moulonguet : le vrai bourdonnant essaie toujours de comparer le bruit qu’il perçoit à un bruit connu, tel que ceux dont on a parlé plus haut.

Au contraire le faux bourdonnant hésite à préciser les caractères de ces bruits et reste très vague dans ses explications, se contentant de dire qu’il a des bourdonnements sans les décrire.

C’est dire que l’on établira sa conviction sur un interrogatoire adroit qui saura laisser parler le sujet en évitant de lui souffler les termes de comparaison.

Leur diagnostic

Les véritables bruits d’oreille, avons-nous dit, ne doivent pas être confondus avec les divers bruits d’origine externe ou interne n’ayant pas leur origine dans l’appareil auditif même et dont il est possible avec le tube otoscopique ou même avec un stéthoscope, de constater l’existence.

Ceci va de soi et nous ne ferons que rappeler quelques-uns de ces bruits étrangers à l’oreille mais perçus par elle :

Bruit de souffle d’origine aortique que la carotide

transmet.

Bruits produits dans les gros vaisseaux de la région

cervicale atteints d’athérôme.

Bruit de rouet d’origine veineuse.

Bruit d’un anévrysme artério-veineux transmis par

la jugulaire interne.

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Il est à peine besoin de rappeler les autres bruits prenant naissance au voisinage de l’oreille : craquements de l'articulation temporo-maxillaire, contractions des muscles masticateurs, déglutition, ouverture du pavillon de la trompe et contractions synergiques du muscle du marteau.

Dans quelles affections de l'oreille les observe-t-on ?

Ces bruits d’oreille s’observent au cours des affections de l’oreille les plus diverses : d’évolution aiguë ou chronique, atteignant l’oreille moyenne ou l’oreille interne.

Otite séreuse, otite moyenne suppurée, otospongiose, otosclérose, neuro-labyrinthite syphilitique, s’accompagnent de bourdonnements d’oreille, pour ne citer que ces causes-ci.

Nous ne les énumérons que pour faire aussitôt cette remarque : il est bien évident par exemple que dans une otite aiguë ils n’ont qu’un intérêt de symptôme. Traiter la cause sera la seule préoccupation. Mais il n’en va plus de même lorsqu'il s’agit d’affections comme une otospongiose, une otosclérose sénile, une neuro-labyrinthite syphilitique. Le traitement de ces affections, trop souvent, laissera persister le bourdonnement et traiter le symptôme prendra alors une importance primordiale.

Il en est ainsi également lorsque ces bruits d’oreille se manifestent quasi isolément ou que le syndrome auriculaire est difficile à préciser avec exactitude.

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