Bruits de souffle et bruits de galop
Lorsqu'on ausculte la région précordiale, chez un sujet, dans l'état de santé, on perçoit une sorte de tic tac formé de deux bruits qui se succèdent, à un court intervalle, avec une régularité parfaite.
Le premier de ces bruits est sourd, grave, profond, il coïncide exactement avec le choc de la pointe du cœur et précède immédiatement le
pouls radial ; on le désigne sous le nom de bruit systoUque ou plus souvent encore àe premier bruit.
Le second, plus clair, plus aigu, plusbref et plus superficiel, est le bruit diastolique, ou second bruit, et se produit après la pulsation artérielle. Son timbre particulier l'a fait comparer au claquement sec que produit une membrane qui se tend, ou encore au « claquement de la soupape d'un soufflet » (Laënnec).
Le premier bruit, perceptible dans toute l'étendue de la région du cœur, présente son maximum d'intensité entre la 4" et la 5^ côte du côté gauche, c'est-à-dire dans le 4*= espace intercostal, à 8 ou 10 centimètres, en dehors de la ligne médiane, région qui correspond à la pointe du cœur, et se trouve, en général, un peu au-dessous et en dehors du mamelon gauche.
Le second bruit se perçoit de préférence dans le 2e espace intercostal, c'est-à-dire dans la région correspondant à la base du cœur; on l'entend principalement le long du bord gauche du sternum, paixeque l'artère pulmonaire, plus rapprochée du thorax que l'aorte, répond exactement à cette région.
Ces bruits se répètent normalement, suivant un rythme réguher qui est le suivant : on entend d'abord le premier bruit, puis survient une période de repos de très courte durée, ou petit
silence ; on perçoit ensuite le deuxième bruit, suivi à son tour d'une nouvelle période de repos, plus long'ue que la première, ou grand silence. Puis le premier bruit est perçu de nouveau, et tout recommence dans le même ordre ; chaque couple, avec ses deux silences intermédiaires, constitue une révolution cardiaque complète.
Le mode de production des bruits normaux du cœur a soulevé, pendant plus de vingt ans, de 1(S30 il 1856, d'ardentes controverses parmi les médecins et les physiologistes. Ces discussions passionnées, où se trouvent mêlés les noms de Laërmec, de Marc d'Espine, de Hope, de Rouanet, de Magendie, de Bouillaud, de Gendrin, de Beau, de Williams, et les nombreux membres des Comités médicaux de Londres, de Dublin, de Philadelphie, institués ad hoc, n'ont plus, pour nous, qu'un intérêt purement historique. On trouvera dans tous les traités de physiologie, de môme que dans les précis d'auscultation, la relation détaillée des nombreuses discussions et des recherches expérimentales, entreprises dans le but d'élucider ce problème si important de physiologie cardiaque. Nous ne pouvons ici entrer dans ces longs détails rétrospectifs, mais on verra, dans le tableau suivant, le résumé chronologique des différentes hypothèses, tour à tour proposées par les auteurs les plus compétents en l'espèce.
LKS BnUITS DK SOUFFLE.
Pi n
eu
p 'ci
en
o Cl<
ai o
ulai
tole.
ni
éric
atat
eu o
tn G O cï
rt
'tri
oie.
des ns la
des ;
en
aen
G ai
tn
tu
iS s
tu
tn
tD
o cS
cS
tn
en
rcs
tn
vul
es
tn
"ci
'oc
tn
ni
ifi
cS
rv
Sto
on
tn o
tn
ri
cS