CHAPITRE PREMIER
Mariage de Brunehaut et de Sigebert. Les fêtes des noces. Pre'dominance de l'influence romaine à la cour d'Austrasie. Meurtre de Galeswinthe. Commencements de la haine et de la lutte de Brunehaut et de Fre'dégonde *.
Vers le milieu de l'année 566, le palais des rois wisigoths à Tolède était en fête à l'occasion d'une ambassade de Francs venus du lointain royaume d'Austrasie pour demander au roi Athanagilde la main de sa fille cadette, nommée simplement Brune, mais que les Francs appelèrent, pour lui faire honneur, Brunechild, la brune héroïne. Aux yeux d'un
* Cette histoire est entièrement tirée des auteurs du vi° et du vil» siècle: le pape saint Grégoire, Grégoire de Tours, Venantius Fortunatus, Frédégaire, le moine Jonas, Isidore de Séville, Capitulâmes des rois de France, Chartes et Diplômes ; c'est-à-dire des sources originales.
peuple civilisé comme Pétaient devenus les Wisigoths, habitués par un long contact avec les Romains à toutes les délicatesses, à tout le luxe raffiné de l'empire en décadence, c'étaient cependant d'étranges ambassadeurs que ces guerriers francs, ces antrustions du roi Sigebert (i) ; dans les salles de marbre du palais de Tolède, au milieu des courtisans d'Athanagilde vêtus de pourpre et de soie, affectant de porter avec l'élégance d'un patricien du siècle d'Auguste la toge et la tunique classiques, les Francs semblaient de vrais barbares avec leurs justaucorps de peau mal tannée, leur court manteau vert de drap grossier, garni de fourrure de loup, et leur large ceinturon de cuir qui supportait couteau, scamasaxe et jusqu'à un peigne; leurs jambes étaient nues, entourées de bandelettes; pour chaussures ils avaient des peaux fraîchement écorchées, couvertes de leur poil, encore tachées de sang caillé. Sur leurs cheveux teints d'un rouge ardent, coupés ras par derrière et relevés en grosses nattes sur le haut du front, ils portaient un lourd casque de fer, de forme conique, rouillé par les pluies du voyage et les neiges des Pyrénées, et sur lequel ils clouaient en guise de cimier des
ailes d'aigle, de hibou ou encore de gigantesques chauves-souris.
Brune, que, pour nous conformer à la tradition populaire, nous nommerons désormais Brunehaut, avait été élevée, comme une princesse de Rome ou de Byzance, dans l'élégance et dans le luxe ; néanmoins le farouche aspect des Francs ne l'effraya pas un instant. Volontiers, elle accepta de régner sur ces guerriers encore barbares; elle comprit que du moins c'étaient des hommes, qu'ils étaient une force-, elle espéra la diriger et elle pensa qu'avec les Francs on pouvait faire de grandes choses. Le roi son père, Athanagilde, connaissait depuis longtemps le danger qu'il y avait à mécontenter les guerriers du Nord; les Wisigoths (2) n'avaient pas oublié la perte de leurs plus belles provinces de Gaule, enlevées à leurs pères par Clovis (3), aïeul de Sigebert, et une alliance avec ce Sigebert, roi d'Austrasic, le plus vaillant des princes francs, paraissait à toute la nation une garantie de sécurité pour ce qu'elle possédait encore en Aquitaine et en Septimanie.
De leur côté, les ambassadeurs austrasiens, à la tête desquels se trouvait un des plus
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grands seigneurs de la cour de Sigebert, le maire du palais Gogon, avaient été charmés par la grâce et la beauté de Brunehaut, cette vierge de dix-neuf ans, si différente des femmes grossières et ignorantes auxquelles ils étaient habitués. « La jeune fille, disaient-ils, a de la noblesse dans toutes ses actions, elle est belle à voir, et ses manières respirent la politesse et la grâce. »
Les riches trésors que la fille d'Athanagilde emportait en dot, sa générosité pour les guerriers de son escorte, ne firent pas non plus tort à sa bonne renommée. En outre, pour les Francs, Brunehaut était comme eux d'un sang barbare; elle descendait des Wisigoths, ces aînés de la grande invasion; pour les Gallo- Romains c'était au contraire une princesse civilisée, qui allait adoucir le rude esprit des Francs : ainsi, chacun comptait sur elle, la regardait comme sienne, et la fille des rois wisigoths, audevant de laquelle avait été son mari, arriva, après avoir traversé toute la Gaule, dans ses nouveaux Etats d'Austrasie, au milieu de l'allégresse universelle.
Ce fut dans la ville de Metz, ancienne colonie romaine, où se trouvaient encore, malgré le
passage des Huns d'Attila, beaucoup de débris d'une ancienne splendeur, entre autres un cirque et une naumachie, que furent célébrées les noces de Sigebert et de Brunehaut. Elles eurent un caractère particulier de grandeur et surtout de délicatesse civilisée qui frappa d'étonnement les frères du roi d'Austrasie, habitués à épouser par la simple cérémonie germaine du denier, et quelquefois même sans cérémonie aucune, leurs reines, généralement au nombre de trois ou quatre et prises presque toujours dans les basses classes franques ou gallo-romaines. Sigebert en effet, épousant une princesse, une femme dont le rang était égal au sien, désirait pour lui complaire, la sachant attachée à la civilisation romaine, que les fêtes de ses noces fussent autant que possible dignes de celles que les rois de Tolède donnaient à leur cour élégante et polie.
Or il y avait justement alors, parcourant le monde pour y chercher fortune, un étrange personnage, à la fois héritier des poètes faméliques de l'empire et précurseur des trouvères errants du moyen âge; c'était le poète Venantius Fortunatus, qui devint plus tard évêque de Poitiers.
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Voyageant en ce moment en Gaule, allant d'un monastère à la villa d'un riche Gallo- Romain, partout enfin où ses vers classiques pouvaient suffire à payer l'hospitalité, Fortunatus accueillit avec empressement l'invitation qui lui fut faite de venir à Metz pour rehausser par l'éclat de son génie poétique les luxueuses cérémonies que préparait le roi Sigebert.
Bien accueilli par le roi, largement hébergé, et même richement payé, Fortunatus se mit à composer, pour célébrer l'heureuse union de son bienfaiteur , un épithalame dans le goût de Tibulle ou de Properce, qui fut récité par lui-même au milieu du festin solennel qui termina le jour des noces.
C'eût été pour un vrai poè'te un admirable spectacle, une vraie bonne fortune que ce banquet du roi Sigebert. Dans une salle immense ♦endue d'un mélange d'étoffes tissées d'or et soie et de fourrures rares sur lesquelles étaient attachés de larges boucliers blancs, des trophées d'armes étranges, d'angons, de francisques et de scamasaxes, se dressaient de longues tables chargées de vases et de plats de toute espèce - ; on y pouvait admirer des merveilles d'orfèvrerie, de grands bassins d'or et
d'argent incrustés à la fois de pierres gravées, de camées rares et de pierreries brutes, butin des rois francs, débris des trésors romains ou burgondes ; et, tout à côté, d'énormes et grossiers plats de bois , taillés à coups de hache, supportaient des sangliers et des cerfs entiers ; ici, c'étaient de fines coupes en verre de couleur, la plupart décorées d'émeraudes ou de rubis, fragiles épaves échappées par miracle aux rudes étreintes des mains barbares; là, au contraire, de grandes cornes d'auroch, grossièrement montées en argent, antique héritage des aïeux de la Germanie. Devant chaque convive, des rondelles plates de pain sans levain servaient d'assiettes, assiettes qu'on mangeait au dessert, alors qu'elles s'étaient imprégnées de sauces et de jus. Comme mets à l'usage des nobles francs ou germains, on servait de grosses pièces de viande rôtie, fortement épicées, qu'ils déchiraient à l'aide des couteaux qui ne quittaient jamais leur ceinture de cuir ; aux évêques, aux nobles gallo-romains, aux sénateurs d'Auvergne, la province alors la plus civilisée, on présentait, dans des écuelles d'argent ou de vermeil, des consommés de volaille, des ramures de jeune cerf frites et coupées par
minces tranches, des oiseaux délicats accommodés au safran, au benjoin, au cumin, et ces poissons de la Moselle, indignes héritiers des mulets d'Apicius ou du lurbot de Domitien, mais qu'avait cependant célébrés le poète Ausone de Bordeaux. Quant aux boissons, on versait indistinctement dans toutes les coupes les vins préparés à la mode romaine, l'hypocras, la bière et même le jus sanglant exprimé de viandes à moitié cuites.
Les convives étaient la fidèle image de la confusion de races qui régnait alors dans la Gaule. Près du roi et de la reine, aux places d'honneur, se trouvaient les évêques et les ducs païens des Thuringiens et des Bavarois, vassaux souvent turbulents du royaume d'Austrasie ; tout le long des tables étaient mêlés les uns aux autres les antrustions et les clercs, les guerriers francs , les nobles gallo-romains, les Wisigoths de l'escorte de la reine, les sénateurs des anciennes villes municipales. Il ne fallait rien moins que la présence du roi pour empêcher que des querelles ne s'élevassent entre les hommes de guerre disant hautement que celui qui savait lire ne pouvait être qu'un lâche, et les héritiers des grandes familles séna-
toriales regrettant le temps disparu où la barbarie des armes germaines le cédait à la majesté de la toge romaine.
Cependant, le repas ne fut troublé, chose rare, ni par des rixes, ni par des querelles, et, lorsque le poëte Fortunatus réclama le silence pour chanter les louanges des deux époux, tous Fécoutèrent religieusement. Il est vrai qu'une grande partie des leudes francs et que la totalité des chefs de Bavière et de Thuringe n'y comprenaient pas grand'chose, et que les Gallo- Romains, sevrés depuis longtemps de toute espèce de poésie, se contentaient, pour admirer, de retrouver au passage la chute classique de l'hexamètre.
Nous supposons que nos lecteurs n'auraient pas (et grand Dieu ! qu'ils auraient raison), la patience des invités du roi Sigebert ; aussi leur ferons-nous grâce de cet épithalame , bien inférieur à ce que pourrait composer en quelques heures un médiocre élève de rhétorique.
Disons seulement que Fortunatus trouva le moyen d'employer cent vingt vers à ne rien dire -, ce petit poëme n'est qu'un assemblage de lieux communs, mal rattachés les uns aux autres; ce qu'on y apprend de plus clair, c'est
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— roque Brunehaut avait des dents de perles, un teint de lis et de rose, des yeux brillants comme le diamant, ce qui peut servir pour toutes les jeunes mariées, qu'elle était une Vénus nouvelle et son époux un second Achille; le malheureux Sigebert aurait aussi bien pu être assimilé au dieu Mars, afin de ne pas déroger à la comparaison divine concédée à sa femme; mais Fortunatus avait besoin d'une brève et de deux longues, et voilà pourtant à quoi tient la réputation d'un homme, quand c'est un poëte qui écrit l'histoire.
Les débuts du mariage de Sigebert et de Brunehaut furent véritablement heureux; les deux époux semblent avoir eu l'un pour l'autre une sincère affection ; Brunehaut admirait en son mari le courage indomptable, l'énergie virile, apanage des races barbares ; il avait de plus conservé cette honnêteté native, cette candeur dont, cinq siècles avant, Tacite faisait honneur aux Germains , mais que tous les autres Mérovingiens, sans exception, de Clovis jusqu'aux frères alors vivants de Sigebert, avaient complètement perdue par suite du contact corrupteur de la civilisation en décadence dont
les mauvais côtés seuls les avaient séduits.
Quant à Sigebert, il trouvait en revanche dans Brunehaut une femme douée non-seulement de tous les charmes extérieurs, mais encore instruite, intelligente, de bon conseil et de grand secours pour les arguties de la politique, réservées d'ordinaire par les rois francs à quelque Gallo-Romain, à quelque homme de la race vaincue dont ils se méfiaient toujours un peu. Grâce à l'influence de la reine, la cour d'Austrasie, jusqu'alors la plus sauvage, la moins civilisée des cours mérovingiennes, changea complètement d'aspect -, au lieu des chefs des tribus germaines de l'autre côté du Rhin, on y vit affluer les nobles gaulois et romains de toutes les parties de l'ancienne Gaule.
Bientôt la cour de Sigebert affiche la prétention de ressusciter celle des Théodose et des Justinien. Parles conseils de la reine, une ambassade ira bientôt conclure à Constantinople, entre l'empereur Maurice et le roi illustre (titre reconnu aux Mérovingiens par les empereurs depuis le consulat de Clovis), un traité d'alliance, même, chose plus rare à cette époque, un traité de commerce. L'Austrasie entre vérita-
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blement dans le concert des peuples civilisés réduits alors à l'empire d'Orient et aux États des rois goths. Brunehaut, qui a renoncé à l'hérésie d'Arius pour embrasser le catholicisme, est dès lors bien vue des évêques, cette grande puissance des temps barbares. Autour de la nouvelle reine se pressent des hommes de race romaine, Firminus, comte de Clermont, qu'elle chargera de ses missions à la cour de Constantinople, Flavianus, qui porte le titre emprunté à la hiérarchie byzantine de grand domestique, Florentianus, futur maire du palais, puis un Wisigoth , le cubiculaire Charigisel , venu d'Espagne avec la reine et qui sera tué quelques années plus tard, à Tournay, aux côtés de Sigebert ; enfin, comme pour faire honneur à la science qui élève les plus humbles au niveau des plus grands, au milieu de tous ces seigneurs, dans le cercle intime qui entourait la souveraine, vient prendre place un -simple esclave, Andarchius, racheté par ordre de Sigebert à un sénateur de Marseille. Cet Andarchius s'était rendu célèbre dans toute la Gaule pour sa profonde connaissance de Virgile et surtout pour sa science du droit romain.
Le droit romain 1 A côté du droit barbare,
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c'était la perfection ; et le rêve de Brunehaut était de l'acclimater sous le ciel brumeux de l'Austrasie. Substituer à l'anarchie l'ordre impérial, à la guerre intestine la paix civile, faire fleurir le commerce, les arts pacifiques, bâtir des palais, mais aussi des hôpitaux et des églises, construire de nouvelles routes et réparer les anciennes, en un mot rendre la vie à ce grand corps meurtri, inanimé, de la Gaule romaine, faire de ces provinces morcelées, déchirées, un tout bien homogène, un grand empire , une France enfin , c'était le rêve de l'épouse de Sigebert ; peu s'en fallut qu'elle ne réussît et que l'histoire de la vraie France, au lieu de dater de Charlemagne ou d'Hugues Capet, de datât de Brunehaut.
Sigebert eut le mérite de comprendre la valeur morale de son épouse, il lui abandonna la direction entière de la politique intérieure comme de la politique extérieure. Ses États d'ailleurs, quelques mois après son mariage, s'étaient considérablement accrus par suite du décès de son frère Caribert ; la moitié de Marseille partagée avec Gontran, et plusieurs cités romaines, entre autres celles de Tours, de Poitiers, d'Alby et de Bayonne, avaient été réunies à ce que
le roi d'Austrasie possédait déjà outre- Loire, Quant à lui, laissant Brunehaut organiser ses États, il ne se réserva que le soin de la guerre et la direction des armées.
La guerre, du reste, à cette époque, ne restait jamais longtemps sans éclater. Nous allons bientôt la voir mettre aux prises les trois royaumes francs qui se partageaient alors la Gaule.
Tout le monde a lu dans Augustin Thierry (Récits des temps mérovingiens, chap. i"), le poétique récit de la mort de Galeswinthe.
On sait que, sœur aînée de Brunehaut , Galeswinthe était devenue la femme de Chilpéric, roi de Neustrie, appelé souvent aussi roi de Soissons, frère de Sigebert et son aîné de quelques années. Chilpéric, en épousant Galeswinthe, avait renoncé, pendant quelque temps, à ses mœurs renouvelées de celles du roi Salomon, l'auteur de la Sagesse. Mais, bientôt, le royal couple de Neustrie avait cessé d'être uni; une des anciennes maîtresses du roi, habile, impérieuse et cruelle, avait repris sur lui tout son empire ; cette fois, Frédégonde, la fille franque aux cheveux rouges, avait voulu être reine, et Galeswinthe , assassinée , avait été dormir
l'éternel sommeil à la pâle lueur des lampes sacrées, sous les voûtes d'une basilique.
A peine la nouvelle de ce meurtre parvenait-elle à la cour d'Austrasie-, que l'époux de Brunehaut appelait aux armes tous ses guerriers ; Gontran lui-même, le roi de Bourgogne, - quoique ami du repos et de la paix, partagea Tindignation de Sigebert ; il fit, comme lui, proclamer son ban de guerre dans tous ses États -, et Chilpéric, mal soutenu par ses leudes, qu'avait peut-être indignés ce lâche attentat, mais qu'avait sûrement effrayés l'alliance des deux rois, Chilpéric se vit bientôt, malgré tous ses efforts, réduit aux dernières extrémités.
Heureusement pour lui que Gontran, en sa qualité d'aspirant à la canonisation, s'avisa de l'impiété qu'il y avait à se faire la guerre entre frères; il s'interposa comme médiateur entre Sigebert et Chilpéric. Sigebert lui-même, malgré toutes les obsessions, toutes les prières de Brunehaut pour qu'il continuât la lutte, conservait au fond du cœur un reste d'affection fraternelle pour le misérable Chilpéric ; il céda aux instances de Gontran ; au nom de Brunehaut, il accepta le prix du sang, le mr-gheld, et l'élite des Francs des trois royaumes, présidée
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par le roi de Bourgogne, accorda à la reine d'Austrasie les cinq villes de Bordeaux, Limoges, Cahors, Béarn (très-probablement Maslac, près Orthez), et Bigorre (Tarbes), que l'infortunée Galesvvinthe avait reçues comme douaire, de son meurtrier.
Brunehaut, devant la ferme résolution de son mari, qui ne voulait pas lutter contre son frère, se vit forcée d'accepter cette compensation, suffisante aux yeux des Francs pour payer le sang de sa sœur. Mais, pour elle, elle voua à Chilpéric et surtout à Frédégonde une de ces haines terribles qui éclatent et tonnent dans la sombre histoire des vieux âges comme un volcan dans la nuit.
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