‹ Brunehaut, ou Les successeurs de Clovis tragedie en cinq actes et en versChapitre 14 sur 50 · ACTE, M',’ SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE, M',’ SCENE II

THIERRY

Qu’avez- vous dit?... gra^d ^ie^I qui} Brunehaut, ma mère

A,UDbvÉRE.

Seigneur....*

THIERRY

Je vous entends, et ce seul mot m’éclaire J Déjà plus d’un murmure éÜev^ dans mon sein Tourmentait: liion espritvde quelque ginnd dessein. .. Dans la pi^ofonde nuk quii couvrait ma paupière.

Avec avidité je chercltai^ la lumière....

O pouvoir enchanteur d’uti vertueux amour !

Mes yeux , long-tems fermés ^ enfin s'ouvrent au jour. . Votre- empiré affermit, U épure mon ame ;

J’étais l’ombre d’un roi-, je serai roi, madame. . ,

Sous une femme altière ai- je bien pu fléchir?

Oui, de ses fers pesans je me veux affranchir.

Libre du long fardeau d’une indigne tutelle ,

Je vais montrer son prince au Français qui m'appelle ; Je vais tenir de vous, par un céleste don.

Et l’amour de mon peuple et l’éciat de mon nom. AÜDOVERE.

Combien vous me charmez par ce noUe:langage !

J'y consens, aimez-rooi>; maUtalxt que mon iroâge^> Dans de hauts sentimens cotistahte à' vous nourrir,, Vous fera des Français admirer et chérir; ■

Et cessez de m’aimer, si oioni pouvoir coupable ^ - Faisait de vous un roi funeste- ou méprisable.. • •• •', • Le jour fpj'il blesserjait la gloire' ou- la vertu.

Que ce pouvoir fatal soit par vous abt^ttu ;

A vos brillans destins mon destin s'abandonne. THIERRY.

11 n’est plus à présent de fureur qui m’étonrie, • ,

fl.. « •

Et contre Brunehaut je saurai protéger,...

AUDOVERE.

La fille de Qovis ne craint pas le danger.

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