ACTE, M',’ SCENE II
THIERRY
Qu’avez- vous dit?... gra^d ^ie^I qui} Brunehaut, ma mère
A,UDbvÉRE.
Seigneur....*
THIERRY
Je vous entends, et ce seul mot m’éclaire J Déjà plus d’un murmure éÜev^ dans mon sein Tourmentait: liion espritvde quelque ginnd dessein. .. Dans la pi^ofonde nuk quii couvrait ma paupière.
Avec avidité je chercltai^ la lumière....
O pouvoir enchanteur d’uti vertueux amour !
Mes yeux , long-tems fermés ^ enfin s'ouvrent au jour. . Votre- empiré affermit, U épure mon ame ;
J’étais l’ombre d’un roi-, je serai roi, madame. . ,
Sous une femme altière ai- je bien pu fléchir?
Oui, de ses fers pesans je me veux affranchir.
Libre du long fardeau d’une indigne tutelle ,
Je vais montrer son prince au Français qui m'appelle ; Je vais tenir de vous, par un céleste don.
Et l’amour de mon peuple et l’éciat de mon nom. AÜDOVERE.
Combien vous me charmez par ce noUe:langage !
J'y consens, aimez-rooi>; maUtalxt que mon iroâge^> Dans de hauts sentimens cotistahte à' vous nourrir,, Vous fera des Français admirer et chérir; ■
Et cessez de m’aimer, si oioni pouvoir coupable ^ - Faisait de vous un roi funeste- ou méprisable.. • •• •', • Le jour fpj'il blesserjait la gloire' ou- la vertu.
Que ce pouvoir fatal soit par vous abt^ttu ;
A vos brillans destins mon destin s'abandonne. THIERRY.
11 n’est plus à présent de fureur qui m’étonrie, • ,
fl.. « •
Et contre Brunehaut je saurai protéger,...
AUDOVERE.
La fille de Qovis ne craint pas le danger.