SCENE V
. , ■ THIERRY, ALMERIC.
ALMERIC.
Seigneur, un envoyé du puissant Neustrien Pour son roij^s demande un secret entretien ; Seul en votre palais Clotaire veut se rendre..
THIERRY
Seul!
ALMERIC.
^otre loyauté suffit pour le défendre.
Tel est de la v€Ütu le suprême ascendant Qu’en se livrant à vous , il n’est pas imprudent. THIERRY.
Qu’il vienne ; ma parole est le plus sûr des gages; ' Toutefois , donnons-lui*de précieux étages ,
Et ne négligeons rien pour sa sécurité. *
Mais que l’armée approche avec célérité ;
Qu’elle vienne aujourd'hui couvrir de sa vaillance ^ Ces remparts , d’oû l’éloigne une faible distance. Moi-même, pour guider ses nobles étendards.
Avant la fin du jour, brave Alméric, je pars.
Ce soin rempli, sachons ce que me veut Clotaire ; Embrassons un parent, ou, s’il est nécessaire, Repoussons un rival : la bravoure et la foi Sont les devoirs sacrés d’un Français et d'un roL