BRUNEHAUT, CLODOMIR
CLODOMIR. '
Hkiits, qua^id le péril l’appellé au sein des camps,
34 BR-UNKMAUT.
L’împatient Thierry dévore les instans.
Les autels sont pai^ ; le pontife en priè«*5 S’apprête à célébrer les augustes mystères.
Venez ; le peuple en foule, . inondant les parvis, Implore l’Etemel pour le sang de Clovis.
Tous les yeux sont-fîxés sur la jeune Audovère ;
Cette fille des rois, conduite par son père ^
S’avance VersTautel, et ces nobles époi» / ■ ■■ • • =•' ’ Pour unir leurs destins , n’attendent plus que vous.
Allons donc satisfaire à leur impatience....
Mais non, je dois encor diilérer ina.|)résence. Demeurons ; le moment pour mes desseins fixé,
Sans en troubler l'effet ne peut être avaxtcé.
CLODOMIR
Quels desseins ?... ■ • ■ *
Dites-inoi ; dans la publique ivress», Tliéodebert sent-il une vive allégresse ?
Cet liymeri.... ‘ . .y . . .
CLOpO.MIR.
Cet hymen va combler tops se$ voeux j De l'amitié d’un frère il resserre les nœuds.
D’une mère sur-tout la tendi esse passée....
V'ous souvient-il du Jour 6ù ce fils m’a chassée ?
t CLODOMIR.
Dieu ! mais votre 'courroux, madame, est étouffé; ♦ Dans le cqcur maternel l’amour a triomphé. - BRUNEHAUT.
Je vois, je vois toujours ce tyran sacrilège,
Des titres le» plus saints bvavaitt le privilège |