‹ Brunehaut, ou Les successeurs de Clovis tragedie en cinq actes et en versChapitre 33 sur 50 · ACTE IV, SCENE IIL · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IIL

Et peut-être la main si prompte à les porter Dans ses noires fureurs ne doit pas s'arrêter.

THIERRY

Oui , tu seras vengée , victime innocente ;

Oui , calme ton courroux ; le deuil et l’épouvante

Sont entrés dans ma cour.... Ils n’en sortiront .pas.

SCENEIII.

Les PR£C Én ENS , ALMERI.C.

ALMERIC.

Vos ordres sont remplis ; votre armée à grands pas ^ Pour combattre Clotaire auprès de nous s'avance ;

Mais , seigneur , de son roi les soins et la présence Redoubleraient son zèle , et si votre départ Est encor différé. . i . vous partirez trop tard.

THIERRY

Mon départ différé loi4i|l]e l’honneur m’appelle !

Je vous suis J rassemblez mon escorte fidèle.

- • ( Alméric sort. )

THIERRY, AUDOVERE.

thiç:rry. . ...

Ah ! mon retour bientôt. .. .

AUDOVERE.

Quoi ! seigneur , vous p^ez, Et Brunehaut commande en ces murs détestés !

Vous partez , et laissez sous son obéissance

Des lieux pleins de son crime et pleins de sa puissii^Me 1

De mes propres dangers je ne vous parle pas j Si je connais l'effroi , c’est pour vous seul, hélas ! Que ne peut point oser contre votre couronne Celle que nul péril , que nul forfdit n’étonne ,

Et qui , semant par>tout l'épouvante et l’horreut | ‘ fait connaître aux siens ce que peut sa fureur. THIERRY.

Par quels contraires soins mon ame est déchirée ! Mais sur le plus pressant vous l'avez éclairée.

Oui, quand je me prépare à sortir de ces lieux , Nul objet abhorré n’y doit blesser mes yeux.

Des preuves à la main Oodomir va paraître ;

Dùm affreux attentat l’auteur doit se connaître^, Alors. ...

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