SCENE PREMIERE
AUDOVERE, OLSINDE.
AÜDOVERE.
Olsinde, que dis- tu? Tes rapports sont-ils vrais? Clotaire et Biunehaut,’dans ce même palais,
Se sont parlé, couverts des voiles du mystère !
OLSIINDE.
Oui, madame.
. AUDOVERE.
Et bientôt, vers le camp de Ootaire, La reine avec audace a diiigé ses pas!...
Un complot infernal unit leurs attentats;
Thierry va succomber ^ous quelque perfidie; Thierry devait connaître une femme hardie,
Sans remords, sans effroi, dont le cœur dominé Par l’indomptable soif d’un pouvoir effréné.
Fait jouer tout ressort avec indifférence ,
Et, comme sa tendresse, immole sa vengeance.' D’une enpemie altière et mise entre ses mains,
Il eût pu renverser les criminels desseins^