‹ Brunehaut, ou Les successeurs de Clovis tragedie en cinq actes et en versChapitre 45 sur 50 · SCENE VI ET DERWliRE · texte numérisé non relu

SCENE VI ET DERWliRE

Les ERÉcinEKS, CLODOMlR.'

THIERRY

Que voi s-je?

CLODOMlR.

Pardonnez à ma douleur fidèle Mon cosur, en accusant une reine cruelle,

De ses bienfaits passés gardait le sentiment;

Et qui la peut haïr après son châtiment? ' THIERRY. -

Après son châtiment !... Godomir , je firbsonne;

€o ' BRUNEHA'UTJ '

CLODOMIR

O mon prince !

THIERRY

Parlez.

Comblez l'horreur qui m’environne j CLODOMIR.

Qui , moi î.seigneurJ de ce qu’ont vu mes yeuX;^ Qui pourrait retracer les tableaux odieux ?

Qui pourrait exprimer par quel excès d’outrago Une horde effrénée a signalé sa rage?

Peincb ais-je des bourreaux les bras appesantis Sur ces augustes flancs d’où nos rois sont sortis;

Le peuple qui caresse et brise la puissance ,

.Veugeant par mille aHronts sa longue obéissance y * Et les plus vils mortels outrageant à leur gré Le potjvoir qu’en tremblant ils avaient adoré ?....

Je dois....

THIERRY l'interrompant.

C’est trop d’opprobre et c’est trop de souRrance; (yi Audovcre. )

Nos cœurs n’acceptent pas cette horrible vengeance;

( A Clodomir. )

Avant que l’étranger s’éloigne de ces bords,

Allez de Brunehaut redemander le corps ;

Qu’aux prières d’un fds sa pitié l’abandonile ,

Et qu’au tombeau des rois... Théodebert , pardonne; Souffre qu’à tes côtés elle repose en paix ;

Et puisse un règne heureux consqier les Français î

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