ACTE IV, SCENE VL
(a5) Ah! c’est trop me braver ; un si cruel transport Aurait-il vainement sollicité la mort ?
Soldats !... mais non j Thierry n’est pas né pour le crime.'
L’histoire dit que Thierry , indigné des mauvais exera* pies et des conseils perfides de Brunehaut , s’emporta jusqu’à tirer contrjelle son épée , et qu’il l’aurait frappée si les assistans ne se. fussent jetés entr’eux. J’ai beaucoup adouci cette violence, par respect pour les bienséances théâtrales. Il était déjà très - hardi de présenter sur la scène une aïeule chassée par sou petit-fils. Il a fallu , pour faire tolérer cette situation , que l’indignation contra Brunehaut fût portée au dernier degré. Tous les spectateurs , en effet , partagent les mouvemens du jeune prince j ils sentent qu’il serait aussi généreux que Niniaa envers Sémiramis , ou Hamlet envers sa mère, s’il était dans une position semblable , c’est-à-dire , s’il n’avait à punir qu’un crime ancien et affaibli par le repentir du coupable j et comme il s’agit ici d’une de ces impression*
y6 NOTES HISTORIQUES.
sur lesquelles les hommes rassemblés ne se trompent ja'S II) U ) je crois que la faveur avec laquelle le rôle de Thierry est reçu du public f répond viptmâeusement à des critiques de cabinet.