ACTE III, SCENE II
(i 9) Du nom de fainéant vois ton père flétri.
Aux mains d’une marâtre abandonner l’empire."
La période des rois fainéans ne commence , â proprement parler , qu’à- Clovis II , successeur de Dagobert j mais cette dénomination peut sans ‘ injustice être donnée à Childebert.
Idem . ...... Idem.
(20^ Et les touchantes lois de l’hospitalité.
L’hospitalité était une vertu commune aux Francs et aux
Gaulois. Ils s’empressaient à recevoir les étrangers, à leur ^nner des fêtes, à leur rendre toute sorte de services. Toutes les maisons leur étaient ouvertes., leur personne était inviolable , et le meurtre d’un étranger était plus sé-> vèrcment puni que celui d’un Gaulois ou d’un Franc. ^
Idem.,,.. SCENE VI.
(21) Un pâtre obscur, dont ma reconnaissance Récompensa depuis la noble bienfaisance,
Nous offrit sous le cbaume un indigent abri P Et dirigea nos pas à la cour de Thierry.
L’histoire dit que ce fut un bûcheron. Brünehaut le combla de richesses et d’htmneurs.
Idem Idem. Z
(23) Celle qui fit jadis, en leur calamité ,
Admirer des Français sa magnanimité ,
Qui , lorsque Frédégonde attentait à sa vie.
Par d’affreux assassins en secret poursuivie , Repoussant noblement leur glaive meurtrier Sans daigner les punir , voulut les renvoyer :
Fait historique.
Idem...... SCENE VIII.
(a 3 ) Soyons couverts tous deux du même bouclier }
D’un même javelot que l’airain nous protège ,
Et que la main de Dieu frappe le sacrilège !
Les Français juraient sur l’évangile et sur les drapeanx.
Contran s’étant déclaré protecteur de son neveu Childe» bert } le fit asseoir à côté de lui sur son trône : Soyons ,
HISTORIQUES.* yS
lui dit-il f couTerts d’un même bouclier , et qu’un mêm* Javelot nous défende.
Cette alliance était considérée comme sacrée.
Idem...,, SCENE X.
(a4) Qu’il me venge d’abord et qu’il me perde après.
Celte ardeur de se venger 'n’était pas particulière k Brunehaut ; elle formait le caractère national , qui , sous ce rapport , a heureusement dégénéré. La vengeance alors était une des plus chères affections des Français } ils se la transmettaient de père en fils.