‹ Brunes et blondesChapitre 22 sur 42 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Il fait jour. — Joseph établi dans un fauteuil dort auprès d’une bougie allumée. Horace en dehors frappe à la porte du fond.

Joseph, puis Horace.

Joseph, rêvant — Ah! quel satané vent! il prend notre maison pour un moulin. On n’est pas plus bête que ça. Horace, en dehors. — Eh bien ! Ouvrira-t-on à la fin?

JOSEPH, se retournant. — ülli. Va, remue...

HORACE, ouvrant violemment la porte. — Ail ! O.fl, décidément,

Joseph, il vous est impossible d’obéir une seule fois.

Joseph, bâillant — Mais, Monsieur, je veillais là, en vous at...ten...dant.

HORACE. — Je le vois parbleu bien! (jetant son manteau.) Quelle sotte nuit! Et quand j’arrive fourbu, la première personne que je vois, c’est elle à sa volière’, comme si de rien n’était, (a Joseph.) Toi, va bâiller ailleurs, et envoie-moi quelqu'un.

Joseph. — Dam ! Monsieur, on s’est couché si tard

Horace. — Qui, ça, on?

Joseph. — Mais tout le monde, car ces dames sont restées à cause du mauvais temps.

horace. — Georges aussi? *

Joseph. — Non, sa tante l’a renvoyé malgré la pluie,

— et il en tombait, il en tombait !

horace, riant — Allons, je n’ai pas été mouillé seul.

— C’est bon, va te coucher. (jose^ sort.)

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