SCÈNE XII
Georges, madame de Braisne.
madame de br aisnr. — Pardon, beau neveu, j’ai deux mots à vous dire.
Georges. — A moi, belle tante ?
madame de braisne. — Oui, car j’en apprends d’assez jolies sur votre compte.
georges. — Si c’est une morale, ma tante, je snis un peu pressé.
madame de braisne. — Ah! ce n’est pas pour payer vos dettes, je pense.
georges — Si fait, précisément.
madame de braisne. — En en faisant de nouvelles, sans doute.
georges. — Oh ! si ça se pouvait !... mais, rassurezvous. Il s’agit d’un moyen tout nouveau.
madame de braisne. — C’est fort, heureux, car si vous aviez compté sur votre tante, votre conduite a fatigué sa patience.
georges, offrant un siège. — Si sa patience voulait se reposer.
CHARITÉ BIEN ORDONNÉE
MADAME DE BRAISNE. — Monsieur !
Georges. — Parbleu! ma tant?, il ne s’agit pas de se fâcher, il s’agit de payer mes dettes.
madame de braisne. — Je vous ai, permis d’aspirer à la main de Berthe. Une fois mon gendre... alors.
geobges. — .Ah ! matante, on ne se marie pas comme ça, la prison sur la gorge.
madame de braisnb. — A votre loisir, Monsieur. Georges, riant. — Alors, c’est convenu, comme neveu...
MADAME DE BRAISNB, sèchement. — J’ai mes pauvres,'
Monsieur.
Georges, vbement. — Je le sais, Madame, ah! si j’étais un inconnu, un vagabond, à la bonne heure! Mais s’intéresser au lils de son frère ; faire des heureux parmi les siens. Fi donc ! les journaux n’ôn parlent pas.
madame de braisne. — Vous pourrez payer cher. Monsieur, une pareille inconvenance.
georgks. — Ce sera toujours cela de payé. J’ai l’honneur, Madame... (iisort.)