SCÈNE xm
Madame de Braisne, seule, puis Léonib.
madame de braisne. — Ah! beau neveu! vous mé- • prisez nos bienfaits, eh bien ! vous irez en prison, et quant à Saubade, cette aventurière, nous allons voir.
léonie, à la cantonade. — C’est bien , faites rafraîchir ces braves gens, et quand Marguerite sera là, venez me prévenir, (a madame de Braisne.) Eh bien ! marquise, conçoit-on cela? la cérémonie va bientôt commencer, et
monsieur de sYaudrey qui ne se retrouve pns Mais
vous avez l’air bien émue — qu’y a-t-il donc ?
madame de bbaisne. — Voussavcz queje rêvais pour Georges?...
léonie. — Eh bien !
madame de bbaisne. — Eh bien! il vient de refuser le bonheur que je lui destinais ; l’ingratitude ne m’étonne plus, mais une telle impertinence !
léonie. — A moins de supposer quelque sentiment romanesque dans son passé.
madame de bbaisne. — Lui! non, je croirais plutôt à un caprice d’hier.
léonie. — D’hier!
madame de bbaïsne. — Oh ! pour certaine coquette, le temps est précieux.
léonie. — Que voulez-vous diré?
madame de bbaisne. — Je dis , ma toute belle, que nous savons ce que vaut notre protégée, et qu’à votre place...