SCÈNE XVIII
Horace, Léonie.
iéonie. — Enfin, vous voilà, mon ami... Nous vous
attendions avec uno impatience... Majs de quel changement de fortune parlez- vous donc ?
hobace. — Il s’agit de votre protégée.
LÊONiE. — Cette plaisanterie prouve que ces dames ont raison. Cette jeune fille préoccupe beaucoup certaines personnes ici.
Horace, lui donnant le journal. — Voyez, Madame, si l’orplieline pauvre d’hier, n’est pas réellement une grande dame aujourd’hui.
LÊONiE. — Il serait possible! ah! j’en serais heureuse, car, toute indécision serait alors une faiblesse.
HOBACE, lui indiquant l’endroit. — Moll Dieu, Oui ! là, nOU-
veau ministère espagnol, biens restitués.
LÊONiE, lisant. — « Attendu les services rendus au pays par le comte de Villarès injustement... etc... etc., etc... »
hobace. — Eh bien! ma plaisanterie?
LÊONiE. — C’est une vérité, et comme j’attends une grande dame, je vais lui apprendre cette nouvelle, et une séparation que je juge convenable... A moins, mon ami, que cela ne vous contrarie...
hobace. Et pourquoi donc?
lêonie. — Vous m'approuvez ! c’est du moins adroit. . . Mais laissez-nous, la voici. (Horace sort et salue Saubade avec intention.)