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CHAPITRE IX

Il manquait à Bruxelles un local pour les grandes expositions, les salles du Musée étant devenues insuffisantes. La régence ne trouva point d'emplacement plus convenable que l'ancien Jardin Botanique, près du palais de Lorraine. Elle y fit construire deux vastes corps de bâtiments sur les mêmes dessins que la façade du Musée, avec lequel ils correspondaient et ne formaient qu'un seul édifice. Ce grand travail, dont nous avons parlé ailleurs, fut confié à MM. Roger et Pleury, et achevé en deux ans.

Il y avait un Musée d'arts et métiers dans la petite rue des Longs-Chariots, n° 5.

Salon d'exposition en 1825 a Bruxelles.

Fac-similé d'une lithographie de J. Madou.

C'était un dépôt précieux de modèles de tous genres. On y trouvait, sur des échelles réduites, tout ce qui regardait les constructions : la charpente, la maçonnerie, l'architecture navale, l'art d'élever des voûtes; des instruments d'optique, de physique, de mathématiques, des plans d'écluses, de ponts et des copies de ce qu'il y avait de mieux en travaux hydrauliques, des outils pour le creusement des puits, des machines mues par le vent, l'eau et la vapeur. Le fondateur et directeur de cette riche collection était M. Cantsius, qu'on trouvait toujours prêt à démontrer et à expliquer aux personnes désireuses de s'instruire les objets de la galerie.

La chambre des Notaires avait son siège à l'ancien club, Montagne-aux-IIcrbes- Potagères.

L'Observatoire était encore inachevé en iSio. Son cabinet venait de s'enrichir d'une quantité d'instruments qu'il devait en grande partie à la munificence royale.

M. Quetelet, dont la statue figure aujourd'hui sur la terrasse du palais des Académies, était déjà le directeur de notre principal établissement astronomique.

Nous n'avons plus rien à dire du Palais du roi, dont le prince Frédéric habitait une aile, ni du palais du Prince d'Orange, ni du Parc, ni des ponts de la Senne, ni des Portes de la ville, ni de Y Allée-Verte.

Il y a toutefois lieu d'indiquer la direction des routes auxquelles les portes

donnaient issue. La chaussée qui partait delà porte Guillaume était la grande route des provinces septentrionales. Elle traversait un faubourg bien bâti qui se prolongeait assez loin et conduisait au pont de Laeken, d'où un embranchement se dirigeait sur Meysse, traversait le village où résidaient l'été le roi et le prince Frédéric. Immédiatement hors la porte se trouvaient le local de la Société de la Grande- Harmonie et les vastes ateliers de M . J .-B. Tilmont, le carrossier du prince d'Orange et le continuateur de la grande industrie de Simon, à qui tous les princes de l'Europe commandaient leurs voitures de gala.

Près de la porte de Flandre était situé le bel établissement géographique de Bruxelles, créé par M. Philippe Vander Maelen. De vastes bâtiments renfermaient : une bibliothèque considérable d'ouvrages de géographie, voyages, mathématiques, sciences naturelles; une collection complète de cartes géographiques et hydrographiques de toutes les parties du monde; un cabinet de minéralogie et de géologie indigène et exotique; des bureaux de traducteurs, rédacteurs géographes, de dessinateurs géographes; un atelier de lithographie; des ateliers d'imprimeurs et de coloristes. Des jardins d'agrément et d'horticulture avec de vastes serres faisaient partie de cet établissement ouvert au public.

Par la porte de Schaerbeek on se rendait au village de Haecht, en traversant les faubourgs dépendant des communes de Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek et Dieghem. La route conduisait à des promenades charmantes. En prenant à gauche

Ph. Vander Maelen.

Fac-similé d'une gravure de F. De Meersman.

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