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CHAPITRE X

DE CONINCK (Jacques-Jean), ex-lieutenant au Ie* régiment de chasseurs à pied. Blessé d'un coup de feu à la main droite, le 25 septembre i83o, en combattant Montagne-du- Parc, il revint le lendemain au combat, et contribua à chasser l'ennemi des maisons de l'impasse de la Bibliothèque.

DE CREHEN (François-Mathieu), capitaine au service de Dona Maria. Pendant les quatre journées, il pénétra à diverses reprises dans le Parc au milieu du feu ennemi.

DE CROM (Louis), ouvrier peintre en bâtiments, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu au bras droit, le 24 septembre i83o, en combattant dans la rue Royale.

DE DORLODOT (Léopold), maître de verrerie, à Charleroi. Arbora, le 29 août i83o, la cocarde nationale malgré la défense du commandant de la garnison, et plaça le drapeau de l'indépendance à l'une des croisées de sa maison, le 2 septembre; le 24, il prit le commandement des volontaires du faubourg de Charleroi, réunis par ses soins, et les conduisit aux combats soutenus aux abords du Parc, les 25 et 26.

DEFONTAINE, médecin de bataillon, à Venloo. Il contribua à organiser les mouvements populaires qui éclatèrent à Mons, en septembre i83o, et qui amenèrent la reddition de la place; il combattait l'ennemi, relevait et pansait les blessés à travers la fusillade, à l'attaque du poste de Nimy, à Mons; volontaire montais venu au secours de la capitale, il organisa l'ambulance de la rue Royale, et ne quitta les blessés qu'après leur guérison.

DE GALLAIS (François-Michel), major de place, à Charleroi. Il forma dans sa maison, le L** septembre i83o, le conseil de sûreté publique de Leuze ; organisa une compagnie de volontaires, à la tète de laquelle il combattit, les 25 et 26, à Bruxelles.

DE GAMOND, conseiller à la cour d'appel, à Bruxelles. Un des défenseurs des ex-bannis sous le régime déchu ; chargé par le gouvernement provisoire de plusieurs missions difficiles et périlleuses, il sut allier dans leur exécution la fermeté à la prudence.

DE GARDIN, docteur en médecine, à Maubeuge. Membre du comité belge de Paris, il vint à Bruxelles offrir ses services, donna ses soins aux blessés recueillis à l'ambulance de la rue Royale, et retourna dans ses foyers sans réclamer ni place, ni indemnité.

DE GERNTER (Antoine), ex-sergent aux chasseurs à pied, à Bruxelles. Le 25 septembre de grand matin, il s'élança seul, dans la rue du Renard, sur un groupe de soldats hollandais, et en ramena deux prisonniers.

DEGRAEVE (Jean-Baptiste), lieutenant au irr régiment de ligne. Volontaire gantois. Blessé d'un coup de mitraille à la jambe gauche, le 23 septembre, à la place Royale, il revint au combat après le premier pansement, et fut blessé le même jour d'un coup de mitraille à la tète qui le mit hors de combat.

DE GREEF (Lamhert-Édouard-Ghislain), maréchal des logis, fourrier au 2'' régiment de chasseurs à cheval. Reçut, le 25 septembre, une blessure à la poitrine, Montagne-du-Parc.

DE GROEF (Jean-Baptiste), tonnelier, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la poitrine, le 24 septembre i83o, en combattant rue de Namur.

DE GROODT (Charles), maître de carrières, à Rebecq- Rognon. Fit sonner le tocsin à Rebecq, le 24 septembre i83o, réunit ses ouvriers, forma une compagnie de volontaires où il incorpora ses fils, et combattit à leur tête pendant les quatre journées.

DE GROX (Dominique), fabricant de poudre à canon, à Castiaux. Malgré la défense des autorités hollandaises, il fabriqua de la poudre et amena à Bruxelles 10 barils, le 25 septembre i83o.

DEHARVEN, capitaine, vaguemestre général de l'armée, à Bruxelles. Il sollicita et remplit, le 22 septembre, la mission de se rendre à la rencontre de l'ennemi qu'il attaqua à Zellick, à la tète de sa compagnie.

DE HON (Antoine-Joseph), pensionné, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la poitrine, le 26 septembre i83o, en combattant place Royale.

DEKESSEL (Charles-François), sous-lieutenant au 6e régiment d'infanterie. Atteint d'un coup de feu au bras gauche sur la place Royale, le 23 septembre i83o, il donna ses soins aux blessés de l'ambulance des Augustins.

DEKETELBUTTER (Charles-Louis), concierge à la prison civile, à liai. Commandant des volontaires de Hal, il combattit à leur téte pendant les quatre journées de septembre iSio.

DEKEYN, capitaine au 2e régiment de lanciers. Il contribua à propager l'élan national; il répandit des proclamations dans les communes, appelant la population aux armes; le 25 septembre, il pénétra dans le Parc et, sous le feu de l'ennemi, il attacha son écharpe à un arbre pour servir de point de ralliement.

DE KEYSER (Paul), serrurier, à Wavre. Volontaire wavrien. Blessé d'un coup de mitraille à la main et à la cuisse gauches, le 24 septembre i83o, en combattant place Royale.

DELAIIAY i Jkan-Josse), gardien en chef de la maison de sûreté, à Termonde. Quoique blessé d'un coup de baïonnette à la main droite, le 23 septembre i83o, en combattant dans la rue Royale, il continua à combattre et fut atteint, le même jour, d'un coup de feu à la main droite et au bras gauche en combattant à la barricade de la rue d'Orange.

DELAIVE (Toussaint-Joseph), menuisier, à Louvain. Blessé d'un coup de feu à la poitrine, le 23 septembre i83o, en combattant à la porte de Schaerbeek. Malgré cette blessure, il continua à combattre les jours suivants.

DELANNOY (Louis-Constant), adjudant sous-officier de la garde civique, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu au pied droit, le 23 septembre i83o, en combattant place Royale. Malgré ses souffrances, il combattit encore le jour suivant.

DELAROQUE DE BEAUMONT (Jacques-Louis-Ernest), ex-lieutenant d'artillerie, à Bruxelles. Il s'opposa, à la tète de quelques volontaires, le 23 septembre i83o, à l'entrée des troupes hollandaises par la porte de Laeken, et reçut un coup de feu à la cuisse droite; il confectionna et fournit à ses frais aux combattants une quantité considérable de munitions de guerre.

44o BRUXELLES A TRAVERS LES AGES.

DELATTRE (François-Napoléon), soldat au 2e régiment de chasseurs à pied. Agé de 16 ans seulement, il fut blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, le 26 septembre i83o, rue Verte; au combat de Raevels, il attaqua seul trois Hollandais retranchés dans un moulin, en tua un et mit les deux autres en fuite.

DELBOVE (B.-J.), marchand, à Jumet. Il amena aux combattants de Bruxelles, le 26 septembre i83o, six cents kilogrammes de poudre.

DELEERS (Henri), journalier, à Huldenberg. Volontaire d'Huldenberg. Blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, le 23 septembre i83o, rue Notre-Dame-aux-Neiges, il continua à combattre jusqu'à ce qu'il reçut, le même jour, un second coup de feu au bras droit, petite rue du Nord.

DELEEUW (Guillaume), imprimeur-typographe, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à l'épaule gauche, le 23 septembre i83o, en combattant au café de l'Amitié, place Royale.

DELHAYE (Adolphe), caporal au gK régiment d'infanterie. Blessé d'un coup de feu à la jambe gauche et fait prisonnier, le 23 septembre i83o, en combattant à la porte de Namur.

DELMOTTE (Gaspard-Etienne), médecin adjoint au 8° régiment d'infanterie. Contribua puissamment à provoquer la reddition de la forteresse d'Ath. Dans les premiers jours de septembre i83o, aidé de quelques bourgeois, il enleva une piè:e de canon, la fit mettre sur affût et l'amena dans la capitale; dans les combats soutenus sur la ligne de Bruxelles à Maestricht, il relevait et pansait les blessés sous le feu de l'ennemi.

DELSTANCHE (Philippe), sans profession, à Marbaix. Arbora, le 27 août i83o, le drapeau national à Marbaix; combattit, le 25 septembre i83o, dans la rue Royale; amena le 28 au matin, de Huy, un transport de poudre; il organisa dans sa commune un corps de citoyens armés, à la tête desquels il réprima, dans les environs, les désordres d'une bande de malfaiteurs.

DE MAEGHT (P. -Joseph), à Bruxelles Atteint d'un coup de mitraille à la jambe droite, le 25 septembre i83o, en recueillant les blessés tombés à ses côtés à l'hôtel de Belle- Vue, place Royale.

DEMARÉE (Jean-Joseph), cordonnier, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la poitrine, le 24 septembre i83o, en combattant dans une maison de la rue Royale.

DEMARÉE (Guillaume-Benoit), sous-lieutenant, administrateur d'habillement au 8e régiment d'infanterie. Blessé d'un coup de feu à la jambe gauche, le 25 septembre i83o, en combattant à la plate-forme, près le café de l'Empereur, place Royale.

DE MARSAIS, négociant, à Bruxelles. Contribua, dès le 23 septembre i83o, à organiser l'ambulance de la chapelle de la Madeleine, dont il remplit gratuitement les fonctions de directeur jusqu'à la dissolution de cet établissement.

DE MASIÈRE, à Bruxelles. Prit, dès le 23 septembre i83o, la direction de l'ambulance des Minimes, fonction dans laquelle il fit preuve de zèle et de dévouement.

DEMAY (Charles), sous-lieutenant au 5° régiment d'infanterie. Releva sous le feu de l'ennemi, le 23 septembre i83o, deux soldats qu'il venait de blesser et qui étaient aban-

donnés dans la rue Royale; fit construire la barricade de la rue Notre-Dame-aux-Neiges, où il fut blessé d'un coup de mitraille à la jambe droite et à la tête. Signalé pour l'intrépidité qu'il déploya dans les combats soutenus de Bruxelles à Maestricht.

DE MAYER (Jacques), à Bruxelles. A eu le bras droit emporté par un boulet de canon, le 22 septembre i83o, au combat de Dieghem.

DE MESMAKER (Corneille), tisserand de tapis, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu au bras droit, le 23 septembre i83o, place Royale, en servant une pièce d'artillerie. Malgré sa blessure, il retourna au combat les jours suivants.

DEMOOR (J.-B.), lieutenant d'état-major, membre de la commission des récompenses honorifiques. Prit une part distinguée aux combats des quatre journées. Fut blessé à Berchem, le 24 octobre i83o, d'un coup de feu à la jambe droite et ne cessa, malgré sa blessure, de prendre part au combat.

DE MUYLDER (Pierre), à Bruxelles. Blessé, le 23 septembre i83o, en combattant à la barricade de la rue du Marais, d'un coup de feu qui nécessita l'amputation du bras droit.

DE NAYER (Charles), soldat au Ier régiment d'infanterie. Blessé d'un coup de baïonnette au côté droit et fait prisonnier en combattant près de la porte de Schaerbeek, le 23 septembre i83o. au matin.

DE NEUBOURG, docteur en chirurgie, à Bruxelles. Donna ses soins aux nombreux blessés déposés à l'ambulance de la rue des Minimes.

DE NEUFBOURG, docteur en médecine, à Bruxelles. Contribua, dès le 23 septembre i83o, à l'organisation de l'ambulance de la chapelle Sainte-Anne et à celle de l'hôtel du Miroir, rue de la Montagne, prodiguant aux blessés qui y étaient déposés les soins les plus assidus.

DENNE (François-Joseph), sous-lieutenant au 3e régiment de chasseurs à pied. A la tête de plusieurs volontaires qu'il avait amenés de Tournai, il contribua à la défense des environs de la porte de Schaerbeek pendant les quatre journées.

DENYS (Ch.), journalier, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la tête, le 24 septembre i83o, en combattant rue de Namur.

DEPAEP (Ch.-Jos.-Alex.), bijoutier, à Bruxelles. Se fit remarquer dans les quatre journées de Bruxelles; le 25 septembre au matin, il pénétra dans le Parc, par la montagne de ce nom, et alla, malgré le feu le plus vif, relever près du centre de cette position un blessé sur le point de tomber au pouvoir de l'ennemi.

DEPAGE fils (F.-J.-G.), membre de la commission des hôpitaux et ambulances, à Bruxelles. Contribua à organiser et surveiller les ambulances, à recevoir les dons patriotiques en nature et en espèces, à les répartir aux familles de ceux qui ont été tués ou blessés dans les combats soutenus pour la cause de l'indépendance, à pourvoir aux besoins des blessés, à faire des enquêtes sur leur position ou celle de leurs parents pour leur porter secours, et enfin à recueillir et à examiner les titres des citoyens qui avaient droit, soit à des récompenses honorifiques ou pécuniaires, soit à la pension.

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