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CHAPITRE X

DEPASSE (Pierre-Joseph), tanneur, à Chàtelet. Blessé d'un coup de mitraille à la jambe droite en combattant place Royale, le 26 septembre i83o.

DEPASSE (Pierre-François), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la jambe droite, le 23 septembre i83o, en combattant au Pont-de-Fer, rue de la Régence.

DEPEER (Louis), soldat à la ire compagnie sédentaire. Un des premiers défenseurs de la porte de Schaerbeek, le 23 septembre au matin; il alla seul, malgré la mitraille et la fusillade la plus vive, fermer la grille de cette porte, au moment où l'ennemi s'y présentait en masse; il fut blessé d'un coup de feu à l'épaule.

DE RACHE (Louis), sous-lieutenant au Ier régiment de ligne. Blessé à la tète en combattant vis-à-vis de l'hôtel de Galles, le 26 septembre i83o.

DE RAEMACKER (Guillaume), caporal au l" régiment d'infanterie. Blessé d'un coup de feu à la jambe gauche en combattant place Royale, le 25 septembre i83o.

DERASQUINET (Auguste), capitaine au 1" régiment de chasseurs à pied. Contribua activement à organiser l'armement du peuple dans la soirée du 2 septembre, à Liège. Le 4 septembre, il prit quatre canons à l'arsenal de cette ville et partit, le 5, pour Bruxelles en qualité d'adjudant-major du corps de volontaires commandé par M. Ch. Rogier. Pendant les combats des quatre journées, il pénétra à diverses reprises dans le Parc.

DE RASSE (Jules), rentier, à Tournai. Il arriva, dans la nuit du 23 au 24 septembre i83o, de Tournai à Bruxelles, avec deux barils de poudre et une somme d'argent pour les combattants; parcourut plusieurs communes des environs de Tournai, appelant la population aux armes; réunit et arma à ses frais un grand nombre de volontaires.

DE RASSE (J.-H.l, rubanier. Blessé d'un coup de feu ;ï la jambe droite, dans la nuit du 2ô au 27 septembre iS3o, en faisant une reconnaissance dans le Parc.

DE RIDDER, docteur en médecine, à Bruxelles. Prit une part active, dès le 23 septembre i83o, à la direction du service de santé, à l'ambulance établie à l'hôtel du gouvernement, rue du Chêne.

DE RIDDER (Frédéric), propriétaire. Défendit la porte de Laeken, le 23 septembre i83o, et contribua puissamment à la retraite de l'ennemi en l'attaquant par la rue de I I harmonie, à la tète de quelques bourgeois.

DE ROUBAIX ( Jean-Baptiste), sous-lieutenant au 12" régiment d'infanterie, blessé. Volontaire tournaisien. Il enleva sous le feu de l'ennemi, le 26 septembre i83o, les munitions qui se trouvaient dans l'avant-train d'une pièce d'artillerie placée près de la haie du Parc.

DESCAMPS (François), ouvrier marbrier, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, le 23 septembre i83o, en combattant à la Montagne-du-Parc ; il fut blessé d'un nouveau coup de feu à la tète, le 27 décembre, dans une sortie faite par la garnison de Maastricht.

DESCHOT (Ferdinand), maître plafonneur, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, le 25 septembre i83o, place Royale.

DESMET (Joseph), soldat au 2e régiment d'infanterie. Blessé d'un coup de feu à la jambe droite, le 23 septembre i83o, en combattant Montagne-du-Parc.

DESPRET (Félix-Emile), médecin de bataillon au 2e régiment d'infanterie. Il refusa de suivre les Hollandais, lorsqu'ils évacuèrent Bruxelles, le 27 septembre i83o; relevait et pansait les blessés sous le feu de l'ennemi, aux abords du Parc, et leur continua ses soins à l'ambulance des Minimes.

DESSEMBLAND (Antoine), soldat au icr régiment de chasseurs à cheval. Blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, le 23 septembre i83o, en combattant à la place Royale.

DETAFFE (Antoine-Napoléon), lieutenant au 8n régiment d'infanterie. Blessé d'un coup de mitraille à la main droite, le 23 septembre i83o, en combattant à la Montagnedu-Parc.

DEVADDER (Jean-Baptiste), canonnierau 2" bataillon. Blessé d'un coup de mitraille à l'épaule gauche, le 25 septembre i83o, en combattant place Royale.

DEVALCK (Charles), lieutenant au n« régiment d'infanterie. Contribua, le 23 septembre i83o au matin, à sauver sous le feu de l'ennemi une pièce de canon abandonnée à l'hôtel de Belle-Vue. Arbora un drapeau national à la grille du Parc, donnant sur la même place, lè 25, et fut blessé, le 26, d'un coup de feu au bras gauche près le café de l'Amitié.

DEVESPIN (Jean), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu au bras gauche, le 23 septembre i83o, en combattant rue de la. Régence.

DEVILLERS (Gérard-Henri), lieutenant au 5° régiment d'infanterie. Il procura, le 23 septembre i83o, à l'artillerie, sous sa propre responsabilité, les chevaux dont elle avait besoin; fut blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, le 25, rue de Schaerbeek, et continua à diriger les volontaires dont le commandement lui avait été confié par le général en chef.

DEWEIS D'ABCONDE (Charles-Jacques), capitaine au 1" bataillon de partisans. Pendant les quatre journées de Bruxelles, il attaqua à diverses reprises le Parc, à la tête des combattants. A YVaelhem, le 20 octobre, il arbora le drapeau national au clocher de l'église; blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, le 25 octobre i83o, en attaquant une position de l'ennemi à Wilryck.

DKWKMMKI. 1C0RNEILLE), menuisier, à Bru m-1 le* Blessé d'un coup de feu au bras droit en servant une pièce de canon au Pont-de-Fer, le 25 septembre i83o.

DEWEVER (Charles), à Saint-Josse-ten-Noode (Brabant). Contribua, le 23 septembre i83o, sous le feu de l'ennemi, à sauver une pièce de canon abandonnée à l'hôtel de Belle-Vue, place Royale.

DEWEVER (Henri), à Bruxelles. Il se fit remarquer à la défense de la porte de Schaerbeek, le 23 septembre i83o au matin; combattit le 25, à la grille du Parc, et y pénétra le 26. Il s'empara, avec quelques volontaires et sous le feu le plus vif, de deux affûts vis-à-vis l'impasse de la Bibliothèque.

DEYVINNE (Nicolas-Joseph). Blessé d'un coup de feu à la jambe droite, le 26 août i83o, place du Grand-Sablon.

DILLEMANS (Jean-Joseph), ouvrier tailleur, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, le 23 septembre i83o, à la Montagne-du-Parc.

DILLIS (Jacques), vitrier, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la tète, le 24 septembre i83o, en combattant rue de Louvain.

DIRICKX (Jean-Joseph), chevalier de la Légion d'honneur, à Gand. Quoique mutilé du bras droit, il partit d'Enghien, le 24 septembre i83o, au secours de la capitale, avec les volontaires dont il était l'un des chefs, et combattit à leur tête aux abords du Parc.

DITS (Antoine-Joseph), tourneur, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la poitrine, le 23 septembre i83o, en combattant à la barricade de la rue du Marais.

DONA (Henri), commis des douanes, à Villerzée. Un des premiers défenseurs de la porte de Schaerbeek et de l'Observatoire, au moment de l'entrée des troupes ennemies, le 23 septembre au matin; il s'y fit remarquer et y fut fait prisonnier.

DOUSSAINT (Joseph), entrepreneur de messageries, à Gand. Il contribua activement à propager le mouvement national; le 25 septembre i83o, marchant à l'attaque du Parc en tête des combattants, précédé d'un tambour qui tomba blessé, il alla le relever sous le feu de l'ennemi, et le rapporta sur ses épaules à l'hôtel de Belle-Vue.

DRAGON (Jean-Baptiste), soldat au 3e régiment de chasseurs à pied. Fait prisonnier les armes à la main, le 23 septembre i83o, dans la rue de Schaerbeek, il fut conduit à Anvers après avoir été maltraité par l'ennemi.

DRAPIER (Emile), médecin au icr régiment de chasseurs à pied. Médecin à Charleroi, il abandonna cette ville pour secourir la capitale; il relevait et pansait les blessés sous le feu de l'ennemi aux abords du Parc.

DROUART (Dieudonné), commis des douanes, à Florennes. Blessé d'un coup de feu à la main, en combattant rue de Namur, le 23 septembre i83o; il ne quitta le champ de bataille que lorsqu'il eut reçu un second coup de feu à la poitrine. Revenu au combat après avoir été pansé, il fut de nouveau blessé par une balle au bras gauche et à la poitrine.

DUBERTY (Jean-Baptiste), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à l'épaule droite, le 23 septembre i83o, en combattant rue de Schaerbeek.

DUBOIS (Adolphej, tailleur, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la jambe droite, le 24 septembre i83o, place Royale.

DUBOIS (François), peintre, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, le 23 septembre i83o, en combattant à la barricade de la rue du Marais.

DUBOIS (François-Joseph), lieutenant au 2e régiment de ligne. Blessé d'un coup de feu au ventre, le 23 septembre i83o, en combattant place Royale.

DUBOIS (Jean), caporal tambour au 2e régiment de chasseurs à pied. Il faisait partie du premier corps liégeois qui vint, dès les premiers jours de septembre i83o, au secours de la capitale, après avoir propagé le mouvement national dans les communes qu'il traversait; il se fit remarquer par sa bravoure, battant la charge et faisant le coup de fusil, lors de plusieurs attaques dirigées contre le Parc, pendant les quatre journées.

DUBOIS (Pierre-Joseph), à Bruxelles. Il pénétra dans le Parc, le 25 septembre i83o, suivi de cinq volontaires; trois de ses compagnons ayant été tués, le quatrième blessé grièvement, il chargea ce dernier sur ses épaules et, après l'avoir mis en lieu de sûreté, il rentra dans le Parc, le drapeau national à la main, et y resta exposé au feu de l'ennemi, jusqu'à ce que, blessé d'un coup de feu au bras droit, il se retira avec son drapeau pour subir l'amputation.

DUBOUAYS (Auguste), sergent en subsistance au Ier régiment de ligne. Il fut l'un des premiers défenseurs de la porte de Schaerbeek et de l'Observatoire, le 23 septembre i83o au matin; blessé à la poitrine et à la hanche gauche, il continua à combattre jusqu'à ce que, affaibli par la perte de son sang, il dut se retirer.

DUCHATEAU (Pierre), faiseur de pistons, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la main droite, le 24 septembre i83o, en combattant à la place Royale.

DUCHEMIN (Ignace-Alexandre), lieutenant au 2e régiment d'infanterie. Volontaire namurois. Ayant pénétré dans le Parc, le 26 septembre i83o, jusque près du bassin, il abattit un officier qui s'avançait pour le saisir. Lors de l'expédition de Vilvorde, il ramassa, presque au milieu des Hollandais, une caisse de tambour abandonnée, et marcha à l'ennemi en battant la charge.

DUCHÈNE (Adolphe), avocat, à Bruxelles. Fut un de ceux qui, le 20 septembre, marchaient à la tête des volontaires et gardes bourgeois qui proclamèrent le gouvernement provisoire dans les rues de la capitale.

DUCHÈNE (Antoine), greffier des états provinciaux, à Bruxelles. Il se chargea de rallier au drapeau de l'indépendance les officiers des garnisons de Mons et d'Anvers, et, dès le 27 septembre au matin, il prit la direction du gouvernement provincial du Brabant, dont il réorganisa aussitôt les différentes branches de service.

DUCHÈNE (Antoine), cordonnier, à Louvain. Blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, le 23 septembre i83o, en combattant à la porte de Schaerbeek.

DUCPETIAUX (Edouard), inspecteur général des prisons, à Bruxelles. L'un des hommes qui par leur influence, leurs écrits et leur patriotisme, contribuèrent puissamment à développer l'esprit national et à organiser la résistance aux actes oppressifs du gouvernement déchu. Un des condamnés politiques sous le régime du roi de Hollande. Collaborateur du Courrier des Pays-Bas, il arbora, le 26 août i83o, le premier drapeau de l'indépendance en Belgique. S'étant rendu aux avant-postes ennemis, il fut arrêté et conduit prisonnier à Anvers.

DUCPETIAUX père (J.-J ), membre de la commission des inspecteurs des commissions réunies, à Bruxelles. Contribua à organiser et à surveiller les ambulances, à recevoir les dons patriotiques en nature et en espèces, à les répartir aux familles de ceux qui avaient été tués ou blessés dans les combats soutenus pour la cause de l'indépendance, à pourvoir aux besoins des blessés, à faire des enquêtes sur leur position ou sur celle de leurs parents pour leur porter secours, et enfin à recueillir et à examiner les titres des citoyens qui avaient droit, soit à des récompenses honorifiques ou pécuniaires, soit à la pension.

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