CHAPITRE X
STEINIER (Constant-François), formier, à Bruxelles. Il se fit remarquer en servant seul une pièce dont les autres canonniers avaient été mis hors de combat, le 24 septembre i83o, place Royale.
STEINS (Jean), lieutenant au icr régiment de chasseurs à cheval. Volontaire liégeois, venu au secours de la capitale, dès les premiers jours de septembre i83o. Il fit partie du corps franc organisé par le club de la Réunion centrale ; porte-drapeau, lors de la proclamation du gouvernement provisoire, le 20 septembre i83o, à Bruxelles. Se fit remarquer dans les combats livrés aux abords du Parc.
STETTLER (Jean), sergent au 12e régiment d'infanterie. Blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, le 23 septembre i83o, en combattant rue Royale.
STEURS, médecin de régiment au g'1 d'infanterie. Quitta Liège pour venir au secours de Bruxelles ; il fut le premier médecin qui, le 23 septembre, au matin, prit la direction de l'ambulance de la Madeleine, dont il dirigea le service de santé pendant toute la durée de cet établissement. Nommé médecin près des commissions réunies des secours et récompenses nationales, pour constater les blessures des victimes des quatre journées, il remplit ces fonctions gratuitement.
STEVENS (Henri), maréchal ferrant à la n" batterie. Blessé d'un coup de sabre à la main droite, le 24 septembre i83o au matin, en désarmant un sergent hollandais; dans la même journée, il s'élança dans le Parc, sous le feu de l'ennemi.
STEVENS (Constant-Joseph), sous-lieutenant au 1" régiment de chasseurs à pied. A la tète de quelques volontaires, il força l'ennemi à abandonner la rue des Petits-Carmes ; dans la même journée, le 24 septembre i83o, il fut atteint d'un coup de feu à la cuisse droite, rue de Namur.
STIELDORF, capitaine de cavalerie hors ligne. L'un des fondateurs de la compagnie franche formée par le club de la Réunion centrale, il prit le commandement de ces volontaires, le 23 septembre i83o au matin, et les conduisit à la défense de la porte de Schaerbeek ; en chargeant l'ennemi, il fut blessé d'un coup de feu au pied droit.
STIEVENART (Franç.), chirurgien. Volontaire montois, il amena à Bruxelles un fourgon chargé d'objets de pansement, et contribua à établir une ambulance rue Royale, où il donna ses soins aux blessés.
STOUFS (François), menuisier, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, le 23 septembre i83o, en combattant place Royale.
STRUELENS (Corneille), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu au bras droit, le 24 septembre i83o, en combattant place Royale.
STUYCK (Jean), sous-lieutenant au ior régiment de chasseurs à cheval. Le 23 septembre i83o, il se rendit à l'étatmajor de l'armée hollandaise et somma le colonel commandant d'évacuer la ville. Après avoir fait preuve de bravoure à l'attaque des États généraux, il fut blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, le 25 septembre, en combattant à l'hôtel Torrington.
TAELEMANS (Guil.), marchand tailleur, à Bruxelles. Le 21 septembre i83o, il attaqua l'ennemi dans les plaines de Dieghem, à la tète de quelques volontaires; le 23 au matin, il combattit à la porte de Schaerbeek, où il reçut un coup de feu à la joue et au cou; le 26, il pénétra dans le Parc, suivi de plusieurs bourgeois.
TASSIER (Alexis-Auguste), lieutenant au 2e régiment d'infanterie. Il appela aux armes, dès le 29 août i83o, la population de Fraipont, près de Liège. Volontaire liégeois, il pénétra dans le Parc, et adressa au chef des troupes ennemies, le 23 septembre au soir, une sommation de quitter sur l'heure cette position. Commandant une compagnie de volontaires, à la tête desquels il assista aux combats livrés de Bruxelles à Anvers, il fit, le 12 novembre, partie de l'expédition de Groot-Zundert, où il arbora le drapeau de l'indépendance.
TASSIER (Alexis), sous-lieutenant en non-activité à la compagnie sédentaire. Volontaire de Charleroi, blessé d'un coup de feu au bras gauche, le 26 septembre i83o, en combattant à la porte de Namur.
TAVERNIERS (Philippe), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu au coté gauche, le 24 septembre i83o, en combattant à la plate-forme du café de l'Empereur.
TENCE (Juste-D.), typographe, à Bruxelles. Il contribua à organiser la résistance aux actes oppressifs du gouvernement déchu ; pendant les combats des quatre journées, il se fit remarquer en pénétrant, les 25 et 26 septembre i83o, à plusieurs reprises dans le Parc, et en relevant, sous le feu de l'ennemi, un blessé gisant à la grille faisant face à l'hôtel de Galles.
THÉLÈNE, sculpteur, à Bruxelles. Le 23 septembre i83o au matin, il fut un des premiers bourgeois qui se présentèrent sur la plate-forme du café de l'Empereur, monta sur la balustrade et resta exposé, à découvert, au feu des Hollandais. Pendant les quatre journées, il se fit remarquer par sa bravoure.
THERY (Julien), brasseur. Volontaire tournaisien ; blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, le 24 septembre i83o, en combattant à la plate-forme du café de l'Empereur.
THIÉBAUT (Sébastien), directeur de l'hôpital militaire, à Ypres. Le 23 septembre au matin, il fit prisonniers deux grenadiers hollandais, et, vers le soir du même jour, il reçut un coup de feu qui lui traversa la jambe droite, au moment où il pénétrait dans le Parc.
THIERY (Firmin), brasseur, à Tournai. Il se fit remarquer dans les quatre journées de Bruxelles, à la prise de Venloo et sous les murs de Maestricht.
THIERY (Julien). Volontaire tournaisien, blessé d'un coup de mitraille au bras et à la poitrine, le 24 septembre iS3o, en combattant aux abords du Parc.
THIRY (Alexandre-Joseph), étudiant, à Grez-Doiceau (Brabant). Le 26 septembre i83o, à la tête des volontaires de Grez-Doiceau, il prit part à la défense de Bruxelles.
THOMAS (Jean-Joseph), sous-lieutenant au 2e régiment de chasseurs à pied. Quoique blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, le 23 septembre i83o au matin, à la porte de Namur, il continua à combattre, les 24, 25 et 26.
THOMAS (Louis-Alexandre), artiste vétérinaire, à Gosselies. Il organisa le comité de sûreté publique de Gosselies, dont il fut élu président. Le 23 septembre i83o, il partit au secours de Bruxelles à la tête des volontaires ; après avoir combattu, les 24, 25 et 26, il fut atteint d'un coup de feu à l'épaule droite au moment où il pénétrait dans le Parc.
THONON (Pierre-Jacques), sous-lieutenant au 4e régiment de ligne. Se fit remarquer dans le corps de volontaires liégeois arrivé au secours de Bruxelles, le 7 septembre i83o, et qui, après avoir propagé le mouvement national dans les communes qu'il traversa, contribua fortement à le soutenir au sein de la capitale; il se distingua à Dieghem, pendant les quatre journées, et fit partie de l'expédition envoyée par le gouvernement provisoire dans le Hainaut poury maintenir l'ordre.
TIBERGHIEN (Victor), ex-lieutenant au 7e régiment d'infanterie, à Bruxelles. Le 26 août i83o au matin, il s'élança, le pistolet au poing, sur le poste de la grand'garde, à la place Royale, et désarma la sentinelle ; pendant les quatre journées, il fit preuve de bravoure et combattit avec distinction à Waelhem et à Berchem, où il fut atteint d'un coup de feu à l'épaule droite, le 25 octobre.
TIBERGHIEN (Adolphe), négociant, à Rio de Janeiro. Il quitta Paris pour secourir la Belgique, sa patrie, donna des preuves d'intrépidité dans les combats soutenus, le 26 septembre i83o, aux abords du Parc, et lors de l'expédition d'Eppeghem ; il retourna en France et revint à la première nouvelle de l'agression hollandaise du mois d'août i83i.
TIELEMANS (François), imprimeur, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la jambe droite, le 23 septembre i83o, en combattant place Royale.
TOPS (Evrard), lieutenant au 2P régiment de lanciers. Volontaire de Saint-Trond, il contribua activement à propager le mouvement national ; fit partie de la compagnie franche organisée par le club de la Réunion centrale. Il conduisit à la défense de la porte de Schaerbeek, le 23 septembre i83o au matin, une compagnie de volontaires, et se fit remarquer pendant les quatre journées.
TORFS (Adrien-Ignace), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la main droite, le 23 septembre i83o, en combattant rue de Schaerbeek.
TOURNAY (Pierre-Joseph), soldat au dépôt du train d'artillerie. Blessé d'un coup de feu à la tète, en combattant à la place Royale, le 25 septembre i83o.
TRAPENIERS(Antoine-Dominique-Martin), faiseur de cigares, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, en servant une pièce d'artillerie à la place Royale, le 24 septembre i83o.
TRUMPER (André-Dieudonné), docteur en médecine, à Bruxelles. Le 23 septembre i83o, au moment de l'entrée de l'ennemi par la porte de Flandre, il se mit à la tête de citoyens armés, les conduisit à la rencontre des Hollandais, somma l'officier commandant l'avant-garde de s'arrêter, et contribua puissamment à la retraite de l'ennemi sur ce point.
T'SERSTEVENS (Charles), imprimeur, à Louvain. Blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, le 23 septembre i83o, en combattant Montagne-du-Parc.
T'SERSTEVENS (Joseph), trompette à la 5''- batterie. Blessé d'un coup de feu à la jambe droite, le 24 septembre i83o, en combattant rue Royale.
TUCKS (Jean-Jacques-Henri), lieutenant au 11e régiment d'infanterie. Se fit remarquer dans les quatre journées de Bruxelles, commanda une compagnie de volontaires sur la ligne de Bruxelles à Anvers et sous les murs de Maestricht.
VAN AERSCHOT (Joseph), lieutenant au io° régiment d'infanterie. Officier de volontaires louvanistes. Il se fit remarquer par sa bravoure à la défense de la porte de Schaerbeek, le 23 septembre i83o au matin, et dans les combats livrés de Bruxelles à Anvers.
VAN ANTWERPEN(Jean-François), fabricant de caisses de sucre, à Watermael-Boitsfort. Sexagénaire, il vint, suivi de ses trois fils et de quelques volontaires, au secours de Bruxelles.
VANASSCHE (F.-L.-E.-G.), vétérinaire au Ier régiment de lanciers. Blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, en combattant à Bruxelles, le 25 septembre i83o.
VAN BENEDEN (Jacques), soldat au Ier bataillon de partisans. Blessé d'un coup de feu à la main droite, en combattant boulevard de Waterloo, le 24 septembre i83o.
VAN BEVERE (Chrétien-Henri-Joseph), receveur de barrières, à Molenbeek-Saint-Jean. Le 22 septembre i83o, il attaqua l'ennemi près du village de Berchem-Sainte-Agathe ; le 24, il fut blessé d'un coup de feu à la main gauche en combattant place Royale.
VAN BOECKHOUT (Henri-Gustave), employé à la compagnie d'assurances des Propriétaires-Réunis, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à l'épaule droite, le 23 septembre i83o, en combattant rue de Louvain.
VAN BOECKHOUT (Théodore-Joseph), lieutenant au 83 régiment d'infanterie. Il vint, armé, de Sempst à Bruxelles en traversant les rangs ennemis ; contribua à la défense de la capitale et s'y fit remarquer par sa bravoure.
VAN CAEZEELE (Alexandre), fabricant de tabac, à Grammont. Quoique blessé d'un coup de mitraille au front et à la main droite, le 23 septembre i83o, à la défense de la porte de Schaerbeek, il continua à combattre. Le lendemain, il ne quitta le lieu de la lutte que pour transporter son frère, mortellement blessé à ses côtés.
VAN CAPENBERG (Charles), employé au ministère des finances, à Bruxelles. Un des auteurs du chant national : la Marche belge.
VAN CRAEN (Jean-Baptiste), capitaine aide de camp du ministre de la guerre, à Bruxelles. Le 22 septembre iS3o, il se porta, à la tète de quelques bourgeois, à la rencontre de l'ennemi dans les plaines de Dieghem ; se fit remarquer le 24, à la Montagne-du-Parc.
VAN DE CAPPELLE (Charles-Joseph), à Bruxelles. Le 23 septembre i83o, en voulant s'opposer, à la tète de ses ouvriers, à l'invasion de sa maison par les troupes hollandaises, il eut la jambe droite fracassée.
VAN DE MORTELE (Félix), médecin, à Bottelaere, contribua à développer l'esprit national dans le canton d'Oosterzeele. Fit partie de la compagnie franche organisée par le club de la Réunion centrale. Il fut un des premiers combattants du 23 septembre au matin, et se fit remarquer par sa bravoure.
VANDENBERGHE (Auguste Bernard), capitaine au i2u régiment d'infanterie. Blessé d'un coup de feu à la main droite, le 23 septembre i83o, en combattant place Royale.
VANDENBORRE (François-Arnold-Louis), caporal au 12e régiment d'infanterie. Blessé d'un coup de feu à la jambe et à la main droite, le 23 septembre i83o, en combattant Montagne-du-Parc.