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CHAPITRE X

ROBERT (Auguste-Jean-Nicolas), lieutenant au ier régiment de chasseurs à cheval. Volontaire liégeois ; il fit partie du corps sorti du club de la Réunion centrale. Un des portedrapeau du corps armé qui, le 20 septembre i83o, proclama dans la capitale le gouvernement provisoire.

ROBERT (Louis), imprimeur, à Tournai. Se fit remarquer dans les quatre journées de Bruxelles, à la prise de Venloo et sous les murs de Maestricht.

ROBINEAU (Guillaume-Louis), vitrier, à Bruxelles. Accompagné de ses trois fils, il attaqua l'ennemi dans les plaines de Dieghem, les 21 et 22 septembre i83o; pendant les quatre journées de septembre, il donna à ses fils l'exemple de la bravoure et du sang-froid.

RODENBACH (Pierre), colonel commandant la place de Bruxelles. Forma la première compagnie de volontaires de Bruxelles et en prit le commandement ; fit, le 20 septembre i83o, une sortie à la tète d'une centaine déjeunes gens. Un des hommes qui contribuèrent activement à propager le mouvement national dans les Flandres.

ROGER IJacq.-Paul), docteur en médecine, à Bruxelles. Il releva et pansa les blessés, sous le feu de l'ennemi, pendant les combats soutenus dans les quatre journées de septembre i83o; il contribua puissamment à défendre la Montagne-du-Parc, le 23, au matin, en tiraillant du haut des toits d'une maison où il avait établi une ambulance.

ROGIER (Firmin), secrétaire d'ambassade, à Paris. Rédacteur propriétaire du journal le Politique, il coopéra activement à propager le mouvement national et à développer l'esprit de résistance aux actes oppressifs du gouvernement déchu. Accompagna de Liège à Bruxelles le premier transport d'armes. Premier agent du gouvernement provisoire à Paris.

ROLAND (François) lieutenant au ior régiment de chasseurs à pied. Volontaire montois; il combattit, le 26 septembre i83o, ii Bruxelles, et le 27, il parcourut, avec un ordre du gouvernement provisoire, dix-sept communes en appelant la population aux armes.

ROMBAUX (Nicolas), sergent à la 10'' batterie d'artillerie de campagne. Il attaqua à coups de pierres, le 4 septembre i83o, avec quatre bourgeois, le poste de la place de Meir, à Anvers, obligé de quitter la ville, il se réfugia à Bruxelles ; au combat de Dieghem, il fut atteint par une balle morte à la poitrine.

RONFLETTE (Pierre-Auguste), sous-lieutenant adjudant-major au 12° régiment d'infanterie. Il amena d'Ath à Bruxelles deux sergents et trente soldats belges, avec lesquels il prit part aux combats livrés sur la ligne de Bruxelles à Berchem ; à cette dernière affaire, il fut atteint d'un coup de feu à la jambe droite.

ROOYET (Charles-Henri), bombeur de verres, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la tête, le 23 septembre i83o, en combattant Montagne-du-Parc.

ROSART (Henri-Joseph), à Bruxelles. Après avoir combattu, le 23 septembre i83o, au matin, à la porte de Schaerbeek, il provoqua l'arrivée des volontaires des communes de Genappe, Gosselies, Charleroi, Gilly, Lodelinsart, Fleurus, etc.

ROTTENBURG (Daniel), chirurgien, à Bruxelles. Reçut un coup de feu à la tête, le 23 septembre i83o, en relevant et pansant les blessés place Royale.

ROUPPE, bourgmestre de Bruxelles. Membre de la députation qui se rendit au quartier général du prince d'Orange- Nassau, à Vilvorde, il protesta solennellement, malgré les menaces du prince, contre l'entrée des troupes hollandaises dans Bruxelles. Elu bourgmestre, il en accepta les fonctions au milieu des circonstances les plus difficiles.

ROUSSEAU (Jean-François), ouvrier cordonnier, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu au genou droit, le 26 septembre i83o, en combattant place Royale.

ROUSSEL (Adolphe), professeur, à Louvain. Fondateur et rédacteur du Journal de Louvain; un des principaux moteurs du mouvement national et de la résistance de cette ville, dans les journées des 3 et 23 septembre i83o. Membre du comité de sûreté publique et commandant des volontaires accourus au secours de la capitale, le 22 septembre i83o.

ROYER (Claude), fabricant de parapluies, à Bruxelles. Sexagénaire, il déploya, pendant les combats livrés à Bruxelles, la plus grande valeur. Il convertit sa maison en atelier de munitions de guerre.

RYNENBROECK (Henri), à Bruxelles. Fait prisonnier, le 23 septembre i83o, au matin, à la barricade des écuries du prince d'Orange, après avoir reçu un coup de feu à la main droite.

SABEAU (Pierre-Joseph), à Gosselies (Hainaut). Volontaire de Gosselies, blessé d'un coup de feu à la poitrine, le 24 septembre i83o, à l'attaque de l'Athénée, à Bruxelles.

SAINT-ROCH (de), colonel d état-major en non-activité. Accompagné d'un seul bourgeois armé, il amena de Liège à Bruxelles, au commencement de septembre, deux pièces de canon qui servirent à la défense de la capitale.

SANDRAS (Pierre-Joseph), lieutenant au 2« régiment d'infanterie. Il fit partie du corps franc organisé par le club de la Réunion centrale; pendant les quatre journées, il pénétra à plusieurs reprises dans le Parc; le commandement de la compagnie jodoignoise lui fut déféré par les volontaires sur le champ de bataille de Berchem, au moment où leur chef venait d'être tué.

SANGLIER (Jean-J.). armurier, à Huy. Blessé d'un coup de feu à la jambe droite, le 23 septembre i83o, place Royale.

SAPIN (Charles-Albert), capitaine au 2e régiment de chasseurs à pied. Il distribua dans la garnison de Mons des proclamations insurrectionnelles; le 24 septembre, il conduisit à Bruxelles un corps de volontaires qui avaient répondu à son appel et combattit à leur tête.

SARTON (Laurent-Joseph), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu au bras gauche, le 23 septembre i83o, en combattant place Royale.

SARTON (Pierre), portefaix. Artilleur bruxellois, atteint d'un coup de feu à la tête, dans la journée du 23 septembre i83o, en servant sa pièce, place Royale.

SAYE (François-Hubert), voltigeur au 12e régiment d'infanterie. Dans la matinée du 26 septembre i83o, il attacha, sous le feu de l'ennemi, le drapeau national à la grille du Parc faisant face à l'hôtel de Belle-Vue.

SCHELFHOUT (Joseph), colporteur, à Leeuw-Saint- Pierre (Brabant). Après avoir fait sonner le tocsin et soulevé la population de Leeuw-Saint-Pierre et des communes environnantes, il revint, à la tête de volontaires armés, prendre part aux combats de Bruxelles.

SCHETS (Pierre-Joseph) père, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, le 24 septembre i83o, en combattant place Royale.

SCHLEXER (Théodore), sous-lieutenant au 7e régiment d'infanterie. Volontaire luxembourgeois. Blessé d'un coup de feu au cou, le 23 septembre i83o au matin, à la porte de Schaerbeek, il fut atteint de nouveau d'une balle à la jambe gauche, le 25, en pénétrant dans le Parc à la tête de quelques volontaires ; il attaqua un peloton de lanciers dans le village de Contich, le 22 octobre i83o, et le força à la retraite.

SCHMIDT (Jean-Baptiste), ouvrier verrier, à Gosselies. Volontaire de Gosselies. Blessé de deux coups de feu au bras gauche, le 26 septembre i83o, à l'attaque de l'Athénée rue de Namur.

SCHOLLAERT (Charles), au service de l'ambassadeur de France, à Bruxelles. Il alla prendre sous le feu de l'ennemi, dans l'après-midi du 26 septembre i83o, un drapeau national qui y avait été planté le matin ; au combat de Berchem, il fut atteint d'un coup de feu à la jambe droite.

SCHOVAERTS (Pierre-Jacques-Joseph), employé au ministère des finances, à Bruxelles. Principal moteur du désarmement du poste de la Monnaie, le 26 août i83o, il prit part à tous les actes d'opposition contre le gouvernement déchu ; le 23 septembre, il contribua à sauver les jours du lieutenant-colonel hollandais de Gumoens, fait prisonnier.

SCHWEITZERS (Abraham), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu au bras gauche, le 23 septembre i83o, en combattant rue de Louvain.

SCINOFF (Pierre-Jacques), sous-lieutenant au 2e régiment d'infanterie. Volontaire liégeois; pénétra à diverses reprises dans le Parc; le 26 septembre, il saisit une caisse de tambour, bat la charge d'une main, tenant son fusil de l'autre, et entre dans le Parc, à la tête des volontaires entraînés par son exemple. Il était un des volontaires qui se distinguèrent à Duffel, le 17 octobre i83o.

SCORUPAUWSKI (Albert), à Grimbergen (Brabant). Blessé de deux coups de feu à la jambe gauche et à l'épaule droite, le 24 septembre i83o, en combattant place Royale.

SEMAL, chirurgien, à Bruxelles. Dans les combats livrés aux abords du Parc, il releva les blessés sous le feu de l'ennemi et leur continua ses soins à l'ambulance de Sainte- Anne.

SENTERRE (Louis-Joseph), journalier, à Fleurus (Hainaut). Il arrêta et fit prisonnières deux estafettes qui traversaient Fleurus; pendant les combats livrés à Bruxelles, les 25 et 26 septembre i83o, il pénétra à plusieurs reprises dans le Parc.

SENY (Victor), abbé, à Bruxelles. Il suivit les corps de volontaires de Bruxelles à Lierre et à Anvers ; administrait les secours de la religion et relevait les blessés sous le feu de l'ennemi.

SEUTIN (Nicolas-Joseph), à Bruxelles. Blessé, le 23 septembre i83o, rue de Louvain, d'un coup de feu qui nécessita l'amputation du bras droit.

SEVENANTS (Égide), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la main gauche, le 25 septembre i83o, en combattant rue Royale.

SICARDY (Antoine-Joseph), caporal à la 2e compagnie sédentaire. Blessé d'un coup de feu à la poitrine, le 23 septembre i83o, en combattant chaussée de Schaerbeek.

SIMON (Jean-Joseph), chapelier, à Bruxelles. Blessé de deux coups de feu à la tète et à la main droite, le 23 septembre i83o, en combattant place Royale.

SMETS (Jean-Corneille), lieutenant des sapeurs-pompiers, à Bruxelles. Il dirigeait sous le feu de l'ennemi les travaux qui arrêtèrent les progrès de l'incendie du Manège, le 24 septembre i83o. Il se distingua par sa bravoure dans les quatre journées.

SMEYERS (Josephï, domestique, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la poitrine, le 25 septembre i83o, en combattant Montagne-du-Parc.

SMITS (Ferdinand), receveur des douanes, à Chimay (Hainaut). Il fit évader la plupart des prisonniers belges retenus à Schaerbeek pendant les quatre journées de septembre i83o, leur procura des vivres, de l'argent et les moyens de rentrer en ville.

SNEL (Gaspard), capitaine garde-magasin d'artillerie, à Bruxelles. Dans la nuit du 23 au 24 septembre i83o, il pénétra, à la tête de six bourgeois, dans la caserne des Annonciades, et enleva, à proximité de l'ennemi, dix barils de poudre; le 24 au matin, il partit pour Casteau et rentra à Bruxelles, le 25 au soir, avec i,75o kilogrammes de poudre.

SNEL (Jean-Guillaume), sous-lieutenant au 8e régiment d'infanterie. Il défendit, pendant les quatre journées, la rue du Marais, fit échouer, de ce côté, toutes les tentatives de l'ennemi, et se fit remarquer par sa bravoure dans les combats livrés de Bruxelles à Maestricht.

SONDERVORST (Pierre), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche, le 23 septembre i83o, en combattant place Royale.

SOUDAIN DE NIEDERWERTH, administrateur des prisons, à Bruxelles. Un des hommes qui contribuèrent à développer l'esprit national. Employé du gouvernement déchu, il accepta du gouvernement provisoire, dès le 27 septembre i83o, sous le canon de l'ennemi, les fonctions d'administrateur général des prisons.

SOYEZ (Antoine), sous-lieutenant au 6e régiment d'infanterie. Volontaire tournaisien ; se fit remarquer par sa bravoure dans les quatre journées de Bruxelles, et à la prise de Venloo, où il entra l'un des premiers à la tête de sa compagnie.

SPITAELS (Auguste), chasseur volontaire de Bruxelles. Il se fit remarquer pendant les combats de Bruxelles.

STAQUEZ (Joseph), ouvrier charbonnier, à Fayt (Hainaut). Volontaire de Fayt. Le 26 septembre i83o, il s'avança sous le feu de l'ennemi, en battant la charge, jusqu'à la grille du Parc, du côté de la place Royale.

STAS (Antoine) père, bottier, à Bruxelles. Il conduisit au combat de Dieghem quelques volontaires qui l'avaient choisi pour chef; le 23 septembre i83o, il fut emmené prisonnier à Anvers, atteint de plusieurs coups de baïonnette, après que sa maison eut été saccagée par l'ennemi.

STAS (Raymond) fils, bottier, à Bruxelles. Combattit, les 21 et 22 septembre i83o à Dieghem, et fut laissé pour mort, atteint de plusieurs coups d'épée et de baïonnette, dans une sablonnière où il avait été lapidé par les troupes hollandaises, le 23 septembre i83o, hors la porte de Schaerbeek.

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