‹ Bruxelles à travers les âgesChapitre 44 sur 192 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

haute lice et de cheminées de marbre de différentes couleurs. Le cardinal-archevêque de Malines y logeait lorsqu'il venait à Bruxelles. Il y présidait la cour ecclésiastique. Dans la salle des réunions, un tableau, dont on ne mentionne pas l'auteur, représentait la Nativité. L'archevêché fut vendu au temps de la révolution comme bien national.

Parmi les monuments du vieux Bruxelles aux diverses époques de son histoire, il en est deux encore qui méritent d'être mentionnés. Le premier, dont il ne reste plus que le nom, figure sur notre plan de 1572. C'est le Corenhuys, ou la Vieille Halle au Blé, située jadis en face de l'hôpital Saint-Jean au carrefour de la rue de l'Escalier, de la rue du Chêne et de la rue des Epcronniers, construction massive complètement isolée et coiffée d'un clocher, comme toutes les halles du

moyen âge.

Elle avait été bâtie

Manneken Pis.

Fac-simtle d'une grav ure tle la DtSCfiptiOH Je Bruxelles par G. Frick.

Manneken Pis en tenue de gala.

pour y emmagasiner les grains en vue des jours de disette. Les écrivains de la fin du xvne siècle n'en font plus mention parce qu'elle avait été démolie dès l'année

En montant à gauche du Corenhuys vers la Steenportc aux carrefours des rues d'Or et de l'Escalier, tout près du refuge de Cambrai, l'on se trouvait devant une fontaine monumentale construite, d'après l'abbé Mann, au temps de Charles-Quint, mais achevée, d'après Wauters, en 1682. Quatre jets d'eau jaillissant du sommet retombaient dans une coquille et de là dans deux étages de bassins. Cette description, empruntée aux Esquisses historiques des rues de Bruxelles, ne concorde point avec le dessin de Lautcrs que nous publions.

Mais la fontaine fut restaurée et pro-

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