‹ Bruxelles à travers les âgesChapitre 47 sur 192 · II · texte numérisé non relu

II

merveilleuse encore, s'est accomplie en 1860. La grande réforme de l'abolition des octrois, à laquelle se rattache d'une façon indissoluble le nom de M. Frère-Orban, a permis de combler les fossés qui séparaient la ville des faubourgs et de démolir les portes au sujet desquelles Puteanus écrivait jadis :

Septem sunt Portse, sileat sua ma?nia Cadmus, Arces esse putes, nec nisi Martis opus.

La ville aux sept portes est devenue la ville sans portes, et plus que jamais il y a lieu de répéter cet éloge emprunté à Gramaye, par lequel, il y a plus de deux siècles, Guichardin terminait sa description de la capitale des Pays-Bas :

Regia Belgiadem, majestatisque cathedra

Fontibus excellens, cincta palude sua Virgo patrocinium, tutelam archangelus; omnes

Cui Duci dederant munera quisque sua.

Disconcesset opes, vires Mars, regnaque Juno,

Ornatum charitas, munera quisque sua.

Lœta polo, populoque frequens, fœcunda soloque

Late vicinis quae dominatur agris, O quam te vocitem Bruxella : id Belgicus orbis

Non capit aut referet quod capis urbe tua.

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