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LES ENVIRONS DK LA GRAND'PLACE

tion de la gare du Midi, nous verrons à droite, un peu en retrait de cette magnifique artère, se dresser, sur la place Anneesens, le monument érigé, en 1889. à ce héros populaire. La statue, œuvre de Vinçotte, nous montre le doyen marchant au supplice, la tète haute et garrotté.

Au lond de la j^lace. une ])elle construction en style de la renaissance flamande, une école communale, est de l'architecte Janlet. plus d'une fois mentionné au cours de ces pages.

Le boulevard franchi, et reprenant vers le n<jrd. la flèche de l'Hôtel de Ville ne tarde pas à nous apparaître dans la percée du Marché aux. Charbons, en face de la place Fontainas. Xous atteignons ainsi la rue delà Tète-d'Or où. par leur date, plusieurs façades intéressantes apparaissent comme immédiatement postérieures au bombardement.

Laissant à droite l'Hôtel de Ville et traversant la place, dans la direction du nord-est. nous voyons au n'' 24 de la rue delà Colline, la « Maison delà Balance)) ou des « Deux Nègres )). à cause des figures accroupies supportant le balcon. Elle est datée de 1704 et. constitue le meilleur ensemble architectural élevé aux abords de la Grand'Place. Longtemps on a prétendu faire de Rubens l'auteur des plans de cette construction. La date suffit à faire rejeter cette fantaisiste attribution. Comme tous les aboutissants de la Grand'Place. la rue de la Colline est d'animation intense; les boutiques, les estaminets. }' foisonnent. Certains, comme l'observe un auteur bruxellois, ont résisté depuis des siècles, à toutes les transformations subies par les immeubles où on les voit établis.

La rue de la Colline débouche au carrefour formé par la rue de la Madeleine, le Marché aux Herbes et la rue de la 31ontagne. Ln face s'ouvrent les Galeries Saint-Hubert, créées en 1846 sur les plans de P.-J. Cluysenaar et le premier en date des grands passages européens. Long de plus de 200 mètres et haut de 18, il semble avoir conservé le monopole de la flânerie. Deux théâtres, de riches magasins, des cafés importants y attirent le flot des promeneurs. Composé de deux galeries dénommées Galerie du Roi et (jralerie de la Reine, se raccordant en angle très obtus, le passage est traversé par une rue. la rue des Bouchers, à laquelle s'amorce, un peu sur la gauche la rue « d'une Personne » '[] qui, unique à Bruxelles, détient sans doute le record de l'étroitesse ailleurs.

Entrés au passage par la galerie méridionale, celle de la Reine, nous en sortons par la Galerie du Roi. son extrémité septentrionale. Par la rue d'xlssaut. dont la déclivité semble justifier le nom, et du bas de laquelle, surtout vers le soir, les tours de Saint-Gudule se dessinent dans leur masse écrasante, nous nous dirigeons vers la superbe collégiale.

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La Banque nationale.

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