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Henri Levs : Les Trentaines de Berthal de Hase.
Bruxelles, en 1520. et l'illustre artiste en exprime sa vive admiration. Plus de cinq cents toiles et aquarelles, à peu d'exceptions i)rès de l'école belge, font du .Musée moderne une galerie nationale au vrai sens du mot. 11 V manque peu de noms ayant marqué dans le pays au cours du XIX'' siècle. Sa visite, des plus instructives, permet de suivre sans effort et sans fatigue l'évolution de l'art dans les provinces belges sous les influences qui présidèrent à son développement.
Xavez (1787-1869), l'élève de David, à proprement parler le chef de l'Ecole de Bruxelles ; Wappers (1803-1874 . en 1830 le porte drapeau du mouvement romantique, voir sa grande page des journées de la Révolution); Nie. Dekeyser (1813-1887); Ern. Slingeneyer (1820-1894) venus à sa suite, mais assagis, déjà: L. Gallait ;i 8 10-1887) avec sa toile impres-
bruxklt.es
sionnantc de V Abdicûl ion clr Cliarlrs-Qji inl '1841. la Peste de Toiiniûi, couronnement d(^ sa carrière ; cl les portraits en pietl du roi l.éoi)old W et de la reine .Marie-ilenriette ; de Biefve '1808-1882) avec son Coiuprom/s des A'obles; Kug-. Verboeckhoven (1799-1881). l'animalier le i)lus réputé de son temps; llenr\ Leys (1815-1869; et ses Trentiiiiies lie Berllml de Ihise. un des morceaux à sensation de l'Exposition universelle de 1855 ; les peintres de o-enre Madou (1796-1877^ et F(^rd. de Braekeleer (i 792-1 883). noms que l'histoire enregistre comme ceux des fondateurs de l'Ecole belge moderne et des pionniers de son renom en lùiroi)e.
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Ch. de Groux. Le c BencJicite
Alors, en de rapides étajjes, on \'oit l'école reconquérir la sj)lendeur de ses grands jours, et dévoilant des liorizons encore inaperçus, soudainement montrer à liùirojx' une traduction d(" la nature (^miireinte de vérité et de maîtrise. ("ourl)et, dont les disse 11 rs de PieiTes figurèrent au .Salon de Bruxelles, en 1851, ne fut pas étranger à ce mouvement. Voici Charles de Groux 1825-1870 , dans ses sujets populaires et historiques; Alfred Stevens (1823-190O , élevant jus(iu"au grand art la traduction des élégances parisiennes; Joseph vStevens 1819-1892 . le puissant animalier; Henri de Braekeleer (1820-1888;, faisant jaillir la poésie de l'intimité des ambiances : les portraitistes Liévin De AVinne 182 1-1880) et Alf. Cluysenaar (1837-1902); Emile AVauters dont la Folie de Hugues van der Goes (1872) et Sobieski devant Vienne (1883); plus aussi quelques portraits ; Ch. llermans dont l'Aube (1875) ; Léon Frédéric : les Ages du paysan, A. Stru3s (1893';: la Visite au malade, appartiennent
LE MUSÉE MODERNE
aux pages les j^lus frai)i)aiites du .Musée. Alfred Verwée (i.S,3S-iSo5) surnommé le (( Troyon belg-e )> ; les paysagistes l^nirmois 1814-1871 . llippolyte Boulenger (1837-1874:; J. C(X)semans (1828-1904); F. Courtens, né en 1854; Ciilsoul, né en 1867; P.-J. Clays (1819-18991; le mariniste J.-B. van .Moer 1819- 1884). peintre de vues de ville et nombre d'autres encore, ont élevé très haut le renom de l'école belo-e dans les sujets où n'intervient pas la figure.
Parmi les écoles étrangères, il aa lieu de mentionner un Vjeau Fantin Latour : La Leçon de Dessin 1879'; les portraits du C//i7 //()///<•/)() /////^^?r/' et de MgrStrossniLiycr, de Lenbach ; une Bergerie, de Segantini ; une édition du Derby Da\\ de Frith, etc.
Il y a. tout au fond du premier étage du .Musée, deux cabinets, les salles X et XI, d'où la vue embrasse un admirable panorama de la ville et de ses environs vers le sud-ouest C'est l'endroit même où Albert Durer, visitant le palais de Nassau, déclara n'avoir rien vu de comparable à la splendeur du coup d'oeil.
Le dépôt des Archives générales du royaume occupe, avons-nous dit.
tout le rez-de-chaussée du l^àtiment du 3iusée. Dans la cour, subsistent
quelques parties, d'ailleurs altérées, de la primitive construction. Un escalier communique d'ici avec la .Montagne de la Cour, où est restée debout l'ancienne chapelle de l'hôtel de Nassau. Ses fenêtres en gothique flamboyant, sa porte surmontée d'une figurine de saint Georges, la signalent au passant. Peu élevée, cette chapelle, transformée en dépôt de livres, a une jolie voûte à nervures croisées, retombant sur de minces colonnes cylindriques. Une tribune à rampe ajourée, de style ogival, en occupe tout le fond. Albert Durer mentionne la présence, dans cette chapelle, dune peinture de « maître Hugo » sans doute Hugues van der Goes.