LE MUSER ANCIEN
aussi, semble-t-il. appartcMiant d'ailleurs à une éj^oque peu fl(jrissante de l'art belge. Quelques bustes du statuaire Godecharle. exposés au Musée, sont de sérieux mérite. Un Bonaparte, fait d'après nature, est tout à fait remarquable. Les époques postérieures trouvent leur représentation dans tous ceux qui se sont fait un nom en Belgique: Math Kessels (i 784-1836),
Le 'duc d'Aibe, par Antonio Moro.
De Bay I J.-B/ : Le buste de Ca m bro il ne : Geeh [G .] ;i8o5-i883" avec son monument de PVédéric de .Mérode et le L/on amoureux; Simonis ^E.) ^1810-1882;, rinnocence: Fraikin ^C.-A.' 1817-1893 , Y Amour captif ; Bouré (Paul) (1823-1848 , Prométhée enchaîné et d'autres productions; van Hove (V.) '1828-18Q1I, le Nègre après la bastonnade, le premier effort de la brillante phalange représentée ici par Const. Meunier, dont le .Musée possède une grande partie de l'œuvre. Paul de Vigne, Lambeaux, Julien Dillens, T. Vinçotte, Les bustes du roi Léopold II et de la reine Marie-Henriette ; De Groot. figure colossale du Travail — l'original à la gare de Tournai — Van der Stappen, P. Dubois, Kg. Rombaux. A'ic-
lor Rousseau. T.ao-a(\ Charlicr. tous avec les produrtions les ])lus ini])()rtantes de leur leuvre. Inconteslablenient. la statuaire l)el o-e se signale ici de la manière la plus distinguée.
Si ](> .Musée possède de belles ])ao-es datant de toutes les é])0(|ues, c'est particulièrement à la salle des Primitifs qu'ira l'attention du connaisseur.
fljulii KeuiMcMi.
Rubens. Le mart3're de saint Liévin.
Depuis les grandes fiouresd'.4J<7//z ci Eve, deV Adorai ion del Agneau des frères van l^\ck, longtemps oublié(^s à (iand. nous trouvons ici des pages ca])itales de Thierr}- J*)Outs, la Jiislicc de Vc]]]pcrcur Othon, créées jjour l'ilôtel tle A'ille de Louvain ; un superbe CJirist ail tombeau de Pierre Christus, de Roger van der Weyden. une Lauieiilation du Christ et. par le même auteur, un portrait d'homme, le Clicvalier à la JlècJic\ longtemps considéré comme un portrait de Charles le Téméraire et plus probablement à ce qu'il semble d'Antoine de Bourgogne, « le
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s^Tcind bâtard; plusieurs lieaux ])()rlrails et sujets relioieux de 3lemling, une splendide Aiforci/ioii des Rois de Gérard David, un grandiose retable de la Gcnênlogic de la Vierge de Quentin ^U-tsys provenant de l'église Saint-Pierre à Louvain ayant malheureusement souffert; un autre à peine moins imposant : les Epreuves de Job de Jiernard van ( )rley ; sans ]3arl('r de noml)re d(> ])ages intéressantes de maîtres restant à déter-
Phul.. Levy.
Ant. van Dyck. Portrait de François Duquesnoy le statuaire.
miner. Le JNlusée de Bruxelles mérite de compter parmi les plus im])ortants ]3(M,ir l'étude des origines de Técole flamande.
Du xvr sièrle. la représentation, moins nombreuse, comprend des morceaux dune incontestable valeur. La Tentation de saint Antoine, par Luc. de Leyde ; La Vierge aux Anges, du maître de 31oulins ; du vieux Breughel. la Ctiiite des anqes rebelles, V Adoration des Mages ; de Jean van Hemessen, l'Enfant prodigne ; de superbes Pierre x\ertsen dont la Cuisinière ; de Joachim Beuckelaer des sujets rustiques et familiers; de Jean Metsys : Loth et ses filles, Betlisabée au bain; un
LE ML'SHK ANC! KX
excellent Ileemskerck. Dcsct'ulc de Croix: un remarc[uable p(.)rtrait d'Hubert Goltzius. par Ant. .Moro. le o-rand portraitiste, et un portrait du duc (rAll)e. par le même; divers Otto A^enius. dont le Mariage mystique de sainte Catherine, le chet-d"(i'uvre du maître; un caifital ])ortrait de F. Fourbus.
Fassant au XVir' siècle, force est de constater que le contin^-ent de Rubens n"a pas à Bruxelles l'importance ([uOn lui trouve daiis les
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Jacques Jordaens. Le roi boit.
principales galeries européennes. Fes vastes pages, à part le Martyre de saint Liévin. ne sont pas au nombre des chefs-d'œuvre du maître, et leur état de conservation, non plus, n'est pas irréprochable. Fn revanche, on y rencontre des morceaux de premier ordre, tels, notamment, les Tètes de nègres et les portraits de Jean Ch. de Cordes et sa femme; \)ms les portraits à.^ Albert et Isabelle, morceaux décoratifs, sans doute, mais de la plus splendide facture. Moins encore que Rubens, van Dyck trouve au .Musée de Bruxelles une représentation adéc[uate à sa renommée. Trois portraits à peine, dont le Duquesnoy de l'ancienne galerie de Féopold II. morceau exquis, les autres point de qualité exceptionnelle ; des pages religieuses, intéressantes dans l'œuvre de leur auteur, secondaires cependant, à les
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C()m])arer à celh^s rencontrées à Anvers et dans les orandes o-aleries européennes, jordaens. la troisième ]jersonne de la triniti- ruhénienne est, en revanche, représenté dans tous ses genres et excellemment. I.e tableau des Dons ilr l' niilomnc. une Bacchanale, le Satyre et le Passant, le /vc/ h(>//. sont ])armi les bonnes créations de leur auteur; il y a aussi des Snxders su])erl)es. euHu un ])orlrait de famille de Corneille
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Corn, de Vos. Famille du peintre.
de \'os, le chef-d'œuvre du peintre. Teniers de même, compte des pages de c|ualité excellente autour desc|uelles viennent alors se grouper des œuvres de ceux que Ion pourrait appeler les épigones.
La section hollandaise, proportion gardée, se compose de ])roducti()ns que certainement jjourraient revendiqucn" sans désavantage les meilleures galeries. iJe Rembrandt, le superbe ])ortrait masculin, daté de 1Ô41, Tannée de la Bonde de nuit, et dont le pendant, la Femme à lévenlaiL appartient à la collection royale dWngleterre; de PVans Hais le professeur lloorenbeeck, et l'exquise petite ligure deGuill. van ïleythu}sen
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des Barthélémy ^'an cler llelsl. des J. Px)!. des Jean Steen. un Gérard Dou, un Ostade. un J Olis. des Ruysdael. deux 1 lobbema, un admirable Van Goven, llondekoeter. de Heeni, enfin de Paul Potter. Philippe Wouverman, Stooii, lluchlenburo-, de tous le musée offre d'excellentes créations à notreétude. i/enseml)le ne cliarme pas moins ])ar Tliarmonie
rie lie et ])rofonde de ses colorations que par la variété des sujets.
Les écoles non ai)])arentées à la flamande, comprennent un certain nombre de pages de valeur exceptionnelle : un splenditle ])lafond de la salle du C(jnseil des Dix. au jxdais ducal de X^Miise. œuvre de Paul A'éronèse, ]dutôt de son fils, selon quelques critiques, dans tous les cas un morceau magnifique, envoi du gouvernement français en 1811; un superbe Ril)era. Apollon et Marsyas ; un Greco. le Martyi'c de saint Marc ; un atlmirable portrait d'homme. j)ar Lucas Cranach 1529) ; un Baroche de grande allure, la Vocation de saint Pierre ; des portraits, du Tintoret; un l)eau Claude Lorrain.
Enèe à la chasse an cerf, et quantité d'autres œuvres dont la présence quekiue peu imprévue dans une galerie aussi si)éciale que celle-ci ajoutent, puissamment à son relief. L'éc(de française du Xix'' siècle est rej^résentée ])ar David. Marat assassine; Ingres. Virgile lisant à Angnste le VP chant de r Enéide^ aaivre de grand style, créée à Rome en ^81 2; Eugène Delacroix, l'esquisse du plafond de la Galerie d'.VpoUon au Louvre; Decamps, le Bonchcr ln]'c\ Fromentin. An pays de ta soif, et quelques autres productions de moindre célébrité.
Mentionnons qu'il y a, au musée de Bruxelles, dans une salle du rezde-chaussée, une exliitjition de photographies destinées à faire passer
riiOlo Keurdcin.