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R U X II L L E S

])ar C. 3leynier 1 76S-1832 , ( niillaunie 1''. des Pays-Bas, en manteau roxal. par |. Paelinck. Dans la paierie conduisant au cabinet du l:)ouro-mestre : les effig-ies de tous les princes de la maison d'Autriche, de Philippe le Beau, à Cliarles II, figures en pietl, fort médiocres, peintes en 17 18 par (irang-é, dans une riche ornementation en style de l'époque.

l'aulo .Neurdcin.

Portrait de Marie Ciiristine d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas. Peinture de THôtel de ville.

Les salons qu'on traverse étaient affectés originairement au Conseil de Brabant. Leurs plafonds peints et dorés, leurs trumeaux ornés de glaces, leurs tapisseries de Bruxelles représentant V Intronisation de Philippe de Bourgogne, comme duc de Brabant, V Abdication de C/iarles-Qiiijit, l'Inauguration de Cliarles VI ;i7i8 , forment un ensemble somptueux

I^nvisagées au point de vue du style, ces tentures, œuvres des derniers fabricants de tapisseries de haute lice, Urbain Leyniers et Henri Reydams, illustrent malheureusement une époque de décadence profonde de

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l'arl flamand. X'ictor-I lonoré Janssens. rauleur des cartons la caractérise à un deg'ré non moindre.

Dans la salle dite « 3Uiximilienne ». où la cheminée a pour décoration les profils accolés de 31aximilien d'Autriche et de .Marie de Bourgogne, œuvre de A. Cluysenaar 1837-1902 , se trouventdes tapisseriesde la Vïc de Clovis, tissées à Bruxelles d'après les cartons de I.e B>run.

PhuU .Ne

Albert de Saxe Teschen. Peinture de l'Hôtel de ville.

Dans la même salle, un retable de grande imi^ortance artistique, œuvre du xvi" siècle, dont la partie extérieure, en bois sculpté, doré et polychrome, est une merveille de délicatesse. 11 représente XiiMedila Vierge et. en divers endroits, porte d'une manière aj^parente le mot

Détail curieux, dans la Présentation au temple, l'autel est surmonté d'une petite peinture représentant le Sacrifice d'Abraham, chose peu fréquemment ajjerçue dans les productions du genre.

Le bel ensemble décoratif, dont la ville de Bruxelles devint propriétaire par voie d'achat, fut, selon toute apparence, créé pour la famille ita-

lienne Pensa di Mondari. à laquelle se rai^portent les armoiries, plusieurs fois répétées, qui le décorent.

].a partie ]iirturale représente, outre la 1 7r de la Vierge, cmWq ûe saint Antoine de Padoue. ( )n y voit aussi s;!int Jérôme et, au rev^ers, saint Jacques et la o-énéaloi;-ie de la X'ieroc. en fij^'ures beaucoup plus o-randes. Si. comme on doit l'admettre, c'est d'un ])inceau bruxellois ciu'émanent les peintures, l'on doit sono-er aussi à Jean Scherniers, plus connu sous le nom de van C'oninxloo. ].a partie architecturale évoque par le st\le même le souvenir de cet artiste.

I)ans la salle Maximilicnne, encore, le puldic est admis à voir la somptueuse orfèvrerie municipale, modelée ])ar .M Ch. van der Stappen et dont la jtartie décorative fut donnée ])ar Tarchitecte Jean Baes. Ce s])lendide surtout d"aro-ent orne, dans les orandes cérémonies, la table des ])anquets offerts jiar la ville.

L'antichambre du cal)inet du l^ourg-mestre est décorée des toiles déjà mentionnées, de J.-IV van .Aloer 1819-1884 , représentant les C[uartiers de la ville disparus dans le grand travail de l'assainissement de la Senne. Ces peintures. remarqual)les ])ar leur valeur artistique, ne le sont ])as moins par leur lidélité documentaire.

Pa salle dite « Gothicjue » remplava. en 186S. avec un avantage mar- (jué. une autre de la plus extraordinaire fantaisie architecturale,

La voûte d'extrême richesse, les parois tendues de ta])isseries de haute lice, forment uii enseml)le de grave et noble expression.

Les tapisseries représentent, par des figures isolées, les métiers et les serments de Bruxelles. KUes procèdent de la fameuse maison Braquenié frères, à 31alines 1875-1881 , et suivent les cartons du peintre malinois AV. Geets. Leur tonalité ricdie et éclatante s"ai)aisera sans doute avec le temps. L'artiste a fait choix, pour ses personnages, du costume du XVP siècle. Il a voulu ])ersonnifier la Peinture en Louis Gallait 1810-1887), la Science en Pierre-Joseph van Beneden, illustre paléontologiste, enfant de Malines. vieillard imjjosant à la l)arl)e majestueuse.

Contiguë à la précédente, et, comme elle, décorée en un style archaïque, est la salle des 3lariages. LTne vaste peinture, œuvre de .^L Ch. Cardon, en couvre toute la paroi principale. Tenue dans une gamme claire et harmonieuse, cette allégorie s'adai)te parfaitement à sa destination. Les appliques de lumière, avec leur figure de saint Michel, sont d'une conception gracieuse.

Les œuvres dart répandues dans les salles, comme dans les cabinets du bourgmestre et des échevins, sont, pour le passé bruxellois, des sources d'informations précieuses.

L'IIOTEL DK VILLE

wSil n y a là sans doute de ([uoi (■()m])enser ([ue dans une faillie mesure les pertes lamental)les occasionnées par le l)onibardenient ; ce n'est pas sans fierté, pourtant, ([ue la r;ii)itale peut montrer l'édifice rajeuni que ses édiles ont. durant ])lusieurs générations, tenu à orner avec la splendeur digne d'une grande cité historic[ue.

A mentionner, surtout, dans le cabinet du Ijourgmestre, un remar-

LHôtel de ville. La salle gothique.

quable portrait en i)ied de Bonaparte, premier Consul : dans le cabinet de l'échevin de l'Assistance publique, un tableau dit de Martin De Vos. représentant les doyens de la Confrérie de Saint-Georges agenouillés devant la Vierge: dans le cabinet de l'échevin de l'Instruction publique, un portrait d'ensemble, par Jean van Orley. des membres de la gildedes Drapiers en 1699. Ailleurs, c'est le portrait collectif des membres du Gouvernement provisoire de 1S30. par Ch. Picqué 1799'

Parmi les escaliers desservant les étages, deux sont remarquables

par leur déroralion. <ruvre cVartisles bruxellois réputés. Sur le palier de l'escalier ■ des Lions ». escalier ([ui, de la place même, conduit à la salle des .Mariages, deux toiles de M. Kmile Wauters, compositions historiques, datées de 1876 et 1877 : Le duc Jcuiii I \ accor- (Iciiit ûi/x ho/i/'oeo/s ûSsriiil->U''s la uonii nation ilc deux bourgmestres (II février 1421 et la Pi-estaliou de serment de Marie de Bourgogne ;4 juin 1477 . D'une exécution larg-e et facile, ces deux pages n'impressionnent pas moins |)ar l'éclat de leur coloris que par la vivante interpré-

Fiiulij ^eul■cl(;ln

L'Hôtel de Ville. L'escalier des Lions.

tation des données. J.a seconde, surtout, appartient aux meilleures créations du brillant artiste bruxellois.

Le long du même escalier, l'on voit des statuettes, en albâtre, par yS.. G. de (jroot 1884), a3ant pour objet de perpétuer le souvenir de quelques Bruxellois illustres du moyen âge. Le sculpteur a tenu à leur donner les traits des échevins et conseillers de son propre temps. Elles en auront plus d'intérêt ]M)ur l'histoire de la cité.

Lescalier d'honneur, par lequel, de la cour, on accède à la galerie précédant la salle gothique, a. pour décoration, un ensemble de peintures murales créées, en 1893. par le comte Jacques de Lalaing. Du premier palier, la voûte de la galerie est d'effet impressionnant.

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