‹ Bucarest en 1906Chapitre 60 sur 75 · fr · texte numérisé non relu

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Voici maintenant le mouvement des messageries:

Messagerie intérieure :

Présentée privée officielle

Messagerie internationale .

Présentée

Arrivée

Remboursements intérieurs

Lettres encaissées .... fr. 4.774.— 73.917,- „ non encaissées . . „ 1.293, — 27.798,-

Messageries encaissées . ... 1.349.944, — 4.078.101.

non encaissées

Remboursements présentés fr

Arrivés:

Remboursements encaissés „ non encaissés „

Remboursements internationaux

Pour les effets de commerce, le mouvement se présente ainsi :

Intérieur. Effets encaissés fr. 87.586, 95.602,— 82:511,—

„ non encais „ I24.874, 94.340— I03.036--

Internat. , encaissés „ 52 1. 836,— 356.224,— 319.000, •

.. non encais. „ 373.765,— I92.839,— 128.180,—

Télégraphes. — Le personnel supérieur du service télégraphique central est composé de 146 employés hommes et de 82 femmes.

Les systèmes de télégraphies employés en Roumanie sont le système Morse et le système Hughes.

On expédie par jour de 5.500 à 7.000 télégrammes. Les jours de fêtes onomastiques importantes, le nombre des télégrammes dépasse souvent 40.000.

Salle de dépèches.

Le service de distribution des télégrammes à Bucarest est assuré par 51 facteurs et 55 jeunes courriers.

Voici quel a été le mouvement des télégrammes dans les années 1894, 1905 et 1906:

Télégrammes intérieurs . . . 1.400.727 1.999.619 2.136.305

Télégrammes internationaux :

Télégrammes présentés . . 24 1. 005 381.757 438.886

arrivés .... 210.652 365.535 396.958

en transit . . 72.28,7 160.528 182.347

Téléphones. — Le bureau central téléphonique est installé dans l'aile de l'Hôtel des Postes qui donne sur la strada Stavropoleos. Quant à la salle où se trouve le multiple, elle est au rez de chaussée, sous la grande salle des télégraphes.

Le multiple téléphonique de ce bureau est suffisant pour desservir 3.000 postes; mais il n'y a encore à Bucarest que 1.400 abonnés.

L'abonnement est de 150 fr. par an.

Le nombre journalier des conversations téléphoniques entre les abonnés de Bucarest varie entre 3 et 4.000.

A côté de la salle du multiple se trouve une salle plus petite où sont centralisées les lignes téléphoniques directes. Ces lignes sont: Biiearest-Ploeshti-Câmpina-Sinaia; Bucarest-Piteshti-Craiova ; Bucarest-Braila-Galats, avec l'embranchement Braila-Constantsa ; Bucarest-Iassy ; Bucarest-Giargévo-Roiistcliouk-Sophia et Bucarest-Ploesliti-Prédéal-Brashov-Budapesth.

Le personnel supérieur du service téléphonique central se compose de 7 employés hommes et de 53 employées femmes.

Voici quelques données statistiques comparatives sur les téléphones:

Postes 177 2.683 2.960

„ supplémentaires . . . 631 472

de service 265 836

Conversations urbaines d'abonné à abonné 54.581 2.660.130 4.181.150

Conversations payées à 0.25 c. 24 30.896 45.844

Télégrammes téléphoniques :

Présentés 59.922 68.890

Arrivés 84.285 48.579

Phonogrammes :

Présentés - 36.352 39.213

Arrivés 27.754 32.913

Conversations interurbaines .

officielles . . .

r prov. d'autres offices Avis téléphoniques ...

Diligences. — Il y a encore quelques diligences en Roumanie. A Bucarest, il n'y en a plus que deux: celle qui va à Oltenitsa — environ 64- kilomètres et dont on étudie le tracé pour y construire un chemin de fer — et celle qui va trois fois par semaine, à Urzicéni — toujours 64 kilomètres.

La poste à l'Exposition.

Nous ne devons pas dans cette rapide étude sur les postes et télégraphes oublier l'école professionnelle qui, créée en I885 et supprimée par raison d'économie en 1902, a été réorganisée par M. Gr. Cerkez en 1905 et placée sous la direction de M. N. Vasilesco-Karpen, Cette école compte actuellement une quarantaine d'élèves.

Le directorat général a également des ateliers très bien organisés pour la construction et la réparation des appareils. Ces ateliers, situés dans la partie de l'Hôtel des Postes qui donne du côté de l'église S1 Démètre, compte 48 mécaniciens et élèves mécaniciens et 36 aspirants. Il est placé sous la direction de M. A. Arsenesco.

Toutes les machines sont mues à l'électricité. Pour la production de la lumière électrique nécessaire à l'éclairage de l'Hôtel des Postes, les ateliers disposent de deux dynamos chacune de 140 chevaux, actionnées par la vapeur provenant de 4 chaudières, qui produisent la vapeur

nécessaire au chauffage et à la distribution d'eau dans tout l'Hôtel.

Le directorat généra], depuis 1900, a renoncé à donner en entreprise le transport des expéditions postales entre la gare et le bureau central, ainsi que la levée des correspondances déposées dans les boîtes. Elle a pris ce service à son compte et s'en est bien trouvée.

Elle a fait construire des écuries dans la calea Plevnei et possède actuellement 20 petits chevaux pour le service de la levée des correspondances et 49 grands chevaux pour le transport des expéditions entre la gare et le bureau central, ainsi que pour faire distribuer à domicile les colis postaux.

Le personnel des écuries se compose d'un intendant, d'un magasinier, de 24 cochers et de 9 palefreniers.

Le service sanitaire général entretient les 33 hôpitaux départementaux, l'asile des pélagreux, des lépreux des infirmes de Rachitoasa et Brancoveni. Il subventionne le sanatorium de Filaret pour les tuberculeux, la curatelle des hôpitaux pour l'hospice d'aliénés de Marcoutsa, l'hospice d'aliénés de Scocola (Moldavie) — , l'institut de vaccination, tous les services médicaux des ports ou des points

Préfecture du département.

de frontière. 11 fournit le matériel nécessaire aux analyses alimentaires que fait l'institut de chimie du ministère de rjnstruclion et exerce toutes les attributions que lui donne la loi organique concernant la santé du pays. Le directeur général du service est M. le docteur Obréja, professeur à la faculté de médecine de Bucarest.

Le Moniteur officiel et l'imprimerie de l'Etat sont logés dans le grande bâtisse élevée sur le boulevard Eli-

sabeth, en face du jardin de Cismegiu et construite en pierre et briques apparentes. Le directeur en est M. Vintilâ Rosetti.

C'est de la préfecture du département que dépend le service de la gendarmerie rurale et l'inspectorat général de ce service, bien que relevant toutefois du ministère de l'Intérieur.

Le préfet du département est M. Pierre Sfétesco. La police.

Jusqu'en 1832, la police à Bucarest n'a pas eu une organisation propre.

Au XVI-e siècle, un fonctionnaire supérieur, VAga, était chargé de maintenir l'ordre dans la ville. On peut s'imaginer ce que ce dignitaire et ses subalternes entendaient par „maintenir l'ordre". Le devoir des paznici et des respântiasi (gardiens) était de repousser à coups de fouet les charrettes des paysans, quand passait la calèche d'un boyard sur une des grandes voies de la ville et d'arrêter les délinquants. Ils apportaient dans l'exercice de ces fonctions une brutalité dont le peuple n'a pas encore perdu le souvenir. L'aga était chargé de fixer le prix des denrées, de juger en première instance les conflits entre les citoyens et de figurer dans les cortèges princiers.

Le Règlement Organique ne changea guère l'ancien système. En 1848, on vit l'aga se transformer en préfet de police, et C. Rosetti appelé à cette haute fonction. Il y apporta une conception plus moderne du rôle de la police. Mais les subalternes faisaient défaut. On créa un commissariat (avec un commissaire et un directeur) et un sous-commissariat (avec un sous-commissaire et 2 ,.epista(i").

Sous le prince Stirbey, furent préfets de police M. Radu Rosseti et M. N. Bibesco, et M. Alex. Beldirnan sous le prince Couza.

Le préfet de police en 1866 avait 600 fr. par mois d'appointements et 750 fr. pour ses frais de voiture. Il y

avait alors, à Bucarest 5 commissaires et 30 sous-commissaires.

En 1863, les gendarmes à pied furent placés sous les ordres du préfet de police.

En 1883, l'ancien préfet de 1848, C. Rosetti devient ministre de l'Intérieur. Il supprime les 5 commissariats de couleurs et crée 5 commissaires-inspecteurs (il y en avait déjà deux) en leur donnant la qualité d'officiers de la police judiciaire, 10 commissaires de 1-ère classe, tO de 2-e classe, 55 sous-commissaires de 1-ère classe et 110 commissaires de 2-e classe. La ville fut divisée en 42 circonscriptions dépendant chacune d'un commissaire un chef et de 2 sous-commissaires.

En 1902, les 12 circonscriptions ont été réduites à 25 ; en 1905, elles ont été de nouveau portées à 42.

En 1905, la police de Bucarest comptait 1.200 sergents de ville, 1 corn, de serg. de vil., 2 adj., 5 com.

de compagnie, 10 officiers de

serg., 25 serg.-majors, un in- Le prince Dém. Moumzi specteur en chef de la sûreté, |,n lr! de p°licc-

9 inspecteurs, 10 commissaires de 1-ère classe, 10 commissaires de 2-e classe, 20 commissaires de 3-e classe, 32 sous-commissaires de 1 -ère classe et 100 de 3-e classe, 10 agents spéciaux de la sûreté de 1-ère classe, 10 de 2-e classe et 43 de 3-e classe.

Le budget du 1906/1907 de la police est fixé à 1.855.857 fr.; 130.480 fr. ont été ajoutés en 1906 pour la garde de l'Exposition.

Le personnel supérieur de la police était ainsi composé:

Un préfet de police;

Un directeur;

Six inspecteurs, dont un par couleur.

Voici les noms des différents préfets qui se sont succédé à Bucarest depuis 1859.

1859. M. J. Bâleanu.

1859. M. D. Kretzulesco.

1860. M. Michel Marghiloman.

1861. Le major Haralamb (provisoirement), le colonel M. Boteanu, puis M. J. Cre^eanu.

1862. Le colonel N. Bibesco.

1863. M. Michel Marghiloman.

1865. M. Alex. Beldiman.

1866. M. Radu Rosetti.

1868. M. C. Ciocârlan, puis M. Ct. Mihailesco.

1869. M. P. Zâgânesco, puis M. C. Manu.

1870. M. V. Hiotu.

1871. M. Gr. Murât (provisoirement).

1873. M. le colonel C. Blaremberg.

1875. M. J. Herishesco (provisoirement), puis M.Jean Vacarescu.

1876. M. J. Balaceanu, puis M. le commandant Barcanescu (provisoirement), ensuite M. Em. Protopopesco Pake et enfin M. J. Procopie-Dumitresco.

1877. M. C Ciocârlâu, puis M. Radu Mihai.

I879. Le lieut-colonel Candiano-Popesco, puis de 1879 à 1885 M. Radu Mihai.

1885 — 1888. Le prince Dém. Morouzi.

1888. Le colonel S. Voïnesco et le colonel J. Algiu.

1891. Le colonel Rasti

1894. M. Michel Desliu et le colonel Capcha.

1895. M. Em. Cologlu et M. Paul Stâtesco.

1896. M. Caton Lecca.

1899. M. le général Algiu.

1900. M. D. Dobresco.

1901. M. Emile Petresco.

1902. M. Julian.

1903. M. J. (i. Saïta.

1904. (décembre) le prince Dém. Morouzi qui l'est encore en 1906.

En 46 ans, il y a donc eu, à Bucarest, 43 préfets de police, dont très peu ont occupé leurs Jonctions pendant plus de deux ans.

En 1906 il y avait 48 sections, réparties entre les six inspectorats et 5 commissariats spéciaux: Bourse et Chambre de commerce, Banque Nationale, Gare du Nord, Palais de Justice et enfin contrôle du pain.

Toujours attaché au service de la police est en outre le commandementdes sergents de ville qui compte 5 compagnies.

Enfin le corps des pompiers.

Rappelons à cette occasion que le prince Georges Bibesco fut le premier qui songea à organiser un service régulier pour a surer la capitale contre le fléau des incendies, qui à cette époque faisait de grands ravages.

Une compagnie de pompiers fut constituée en 1851 :

en 1854 une loi vint organiser ce nouveau corps.

Plus tard, se rendant compte de l'utilité des pompiers ainsi que de l'insuffisance de leur effectif, le Prince régnant augmenta encore l'effectif de 91 Pompiers actuels,

hommes et de 1 0 chevaux ; cette compagnie était composée de :

1 commandant en chef.

1 capitaine;

3 parucici;

3 praporcici;

1 feld-febel;

27 sous-officiers;

12 clairons;

270 hommes;

60 hommes hors cadres;

58 chevaux.

Cette compagnie de pompiers, outre ses attributions propres, avait aussi à exécuter un service de surveillance de police, tant à la police centrale que dans les commissariats. Le corps des pompiers relevait de l'armée, mais sur le théâtre des incendies il était placé sous les ordres directs de la police.

Son budget annuel était de 264.887 Ici anciens.

Actuellement le corps de pompiers est recruté parmi les militaires. Les pompiers comptent dans l'armée active et sont soumis à toutes les obligations du service militaire, en outre ds À^JIPiïB I reçoivent une instruction spéciale, qui leur est donnée à leur ca-

M. R. Voïnescu . .

Chef de la Sûreté. scrne située sur le quai, vis-a-

vis de l'imprimerie de PElat.

Ils sont commandés par un capitaine d'artillerie, deux lieutenants et quatre sous-lieutenants. 11 y a 300 pompiers répartis dans les 5 postes de la capitale: le poste central (Caserne); Boulevard Elisabeth, Cometa, Foisor etRaclu- Vodâ.

Les prisons de Bucarest. La prison de la ville était au commencement de ce siècle sur la place Sf. Antoine, en plein centre et logée dans une vieille bâtisse primitive, nullement propre à cet usage, où les détenus étaient enfermés pèle mêle et entassés les uns sur les autres par

M. Savesco

•( leur général <lcs prison.1

manque de place.

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Après l'incendie de 1847 qui détruisit une grande partie de la ville et entre autres constructions la prison, les détenus furent conduits et enfermés dans des pièces vides qui se trouvaient à la Curtea Arsa sur le Dealu vSpirei et qu'occupe actuellement la prison militaire. On aménagea autant que possible ce local qui servit de prison centrale jusqu'en 1865, lorsque éclata dans la prison la fièvre typhoïde et comme le nombre des détenus était trop grand par rapport aux pièces dont on pouvait disposer, il fallut chercher un autre local. On songea tout d'abord au monastère de Radu-Voda, mais'comme il s'y trouvait une école et qu'en outre les dépenses de transformation eussent été trop élevées, on choisit le monastère de Vâcàreçti, où depuis 1861 existait déjà une section réservée aux détenus politiques.

Les trois premiers détenus y furent enfermés pour délits de presse.

Une fois transformée en prison centrale, on y créa un

atelier de cordonnerie qui fournissait les chaussures et bottes aux différentes institutions publiques, telles que l'asile Elena Doamna, l'école de médecine, l'école militaire, l'école d'agriculture, etc.

Quelques années plus tard, cet atelier fut supprimé, mais en 1871 on y organisa un atelier de cartonnage et reliure qui fonctionne encore aujourd'hui et qui donne des produits appréciés. En 1885 on y ajouta un atelier pour la fabrication des paillassons qui fournit toutes les prisons centrales.

La prison est formée de plusieurs ailes et pourvue d'arrêts pour toutes les catégories de détenus des deux

Sergent de ville.

sexes; elle possède infirmerie, hôpital, cellules, ateliers, église, corps de garde, logement pour l'administration, etc.

En 1897 le département du génie militaire a construit en face de la prison, une caserne pour le détachement de soldats chargés de la surveillance de la prison et une cantine.

Ajoutons qu'en 1898 on a créé une section spéciale pour les aliénés criminels.

Le terrain qui entoure la prison lui appartient et l'administration y fait cultiver des plantes fourragères à l'usage des bêtes utilisées par le service de la prison.

Vâcàreshti, comme construction et aménagement, ne répond pas aux exigences de la loi de 1874, qui a légiféré et réglé le système pénitencier roumain, qui est celui dénommé Auburnien, c'est-à-dire le système cellulaire. Les détenus dorment, la nuit, chacun dans une cellule séparée et, le jour, travaillent en commun mais en silence. Bien que peu à peu on cherche à modifier les prisons actuelles en vue de l'application rigoureuse du système, il n'y a encore que la prison récente de Doftâna qui soit entièrement organisée en ce sens.

D'après les remarques de M. Gr. I. Dianu, longtemps directeur général des prisons, la cause prédominante des infractions n'est pas, ainsi que dans la plupart des pays, la misère mais le manque d'instruction, d'éducation surtout et l'alcoolisme. Aussi, grâce aux efforts déployés pour répandre l'instruction, on observe en général une décroissance de la criminalité en Roumanie et il faut espérer que cette décroissance s'accentuera encore bien plus dès qu'on aura pris des mesures efficaces contre l'alcoolisme et cherché à améliorer l'éducation. Le travail enseigné dans les prisons a eu la meilleure influence sur les détenus et une comparaison entre l'année 1893 et l'année 1897 en fournit la preuve. En 1893 il y avait 4693 criminels, il en resta 1913; en I897 il y en entra 2573 et en resta I886.

Donc une différence de 2120 criminels en moins entrés en 1897 et 27 en moins de restés.

Pour le total des prisons on peut évaluer à 6 pour mille la diminution en 1897.

Le manque d'instruction chez les détenus s'observe dans le fait que sur 40249 détenus qui ont été enfermés durant cinq ans, de 1893 à 1897, 18055 seulement savaient lire et écrire et 1195 ont appris en prison, mais les plus illettrés sont les criminels, dont 20% à peine savent lire et écrire.

Quant à la mortalité dans les prisons, elle est à peine de 3 pour mille.

La prison militaire est située sur le „dealu Spirei", vis-à-vis de l'arsenal; nous en reparlerons au chapitre du ministère de la Guerre.

La ministère des Domaines, du Commerce, de l'Industrie et de l'Agriculture. — Ce ministère a pris une réelle importance clans ces dernières années, à la suite du développement considérable qu'ont pris les divers domaines de l'Etat, le commerce, l'industrie et même l'agriculture; il faut jeter un regard en arrière pour bien mesurer l'espace parcouru durant ces 40 ans du règne glorieux et bienfaisant de S. M. le roi Charles I.

Le total des terres ensemencées ne dépassait pas il y a 40 ans

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