‹ Bucarest en 1906Chapitre 61 sur 75 · hectares; en 1905 ce nom- i · texte numérisé non relu

hectares; en 1905 ce nom- i

bre s'élève à 4.520.700, ce qui donne M. jean Lahovari. une augmentation de 143%. et en

19ÛC(. les ensemencements sont montés à 5.520.000 hectares; avec ies prairies naturelles et les vergers, ce chiffre atteint 6.13&QÔÔ hectares, ce qui représente 67 % de l'étendue du territoire; si on y ajoute les prairies permanentes et les

jachères, les forêts et les jardins, nous voyons que l'agriculture — lato sensu — de li Roumanie, occupe en tout une superficie de 9.895.278 hectares, soit 76% de la surface du royaume; la répartition de ces cultures est la suivante:

Terres arables ensemencées

Hect. soit 1

Jachères • .

Vergers

Prairies naturelles ....

Pâturages

Forêts

Total du territoire agricole

c'est-à-dire 76.6

Parmi les cultures annuelles les céréales sont les plus importantes; elles ont occupé en 1905 une surface de 5.000.000 hectares, c'est-à-dire 82% du total des cultures et en I906, elles se sont élevées à 5.284.000 hectares, représentant plus de 85% de ce même total. Parmi les céréales, le blé et le maïs occupent la première place. En 1 905 on a semé du blé sur 1.958.250 hectares, qui ont produit 36.412 000 hectolitres, avec une moyenne de I8.6 hectolitres par hectare.

En 1905 il y a eu 2.023.000 hectares cultivés avec du blé, donnant la plus belle récolte qu'ait obtenue la Roumanie, c'est-à-dire 40.127.000, soit une moyenne de 19.8 hectolitres par hectare.

Les ensemencements de maïs ont occupé en 1905 une surface de 1.975.800 hectares, produisant 20.988.000 hectolitres; en 1906 la surface cultivée a été de 2.082.000 hectares et la récolte — la plus belle également qu'ait enregistrée la Roumanie — a été de 40.000.000 hectolitres, donnant une moyenne de 22 hectolitres par hectare; en certains endroits cette moyenne s'est élevée jusqu'à 25 et 3)0 hectolitres par hectare, résultat qu'on n'obtient généralement que par la culture intensive.

Le colza est cultivé très irrégulièrement; le grand aléa attaché à la réussite de cette plante produit ces variations; toutefois en 1 905 on a semé la plus grande

surface de colza, 252.000 hectares, qui ont produit 2.800.000 hectolitres.

L'orge se cultive sur une étendue de 500.000 hectares et produit 8.000.000 hectolitres; en 1906 cette plante a produit par exception 11.819.000 hectolitres.

L'avoine occupe environ 340.000 hectares et produit 7.000.000 hectolitres en moyenne, en 1906 elle a produit 9.220.000 hectolitres.

Le haricot produit en moyenne 700.000 hectolitres, en 1906 il a donné 1.400 000 hectolitres.

Les prairies artificielles qui occupent seulement 55.000

Maison de paysan de l'exposition.

hectares, produisent 1 .600.000 quintaux métriques et les prairies naturelles qui représentent environ 500.000 hectares, donnent de 10 à 12.000.000 quintaux métriques.

Depuis ces dernières années on a commencé à cultiver la betterave, en vue des sucreries créées dans le pays, et cette culture prend de jour en jour plus d'extension ; en 1905 sur 12.000 hectares on a récolté 2.170.000 quintaux métriques.

Les vignes, autrefois si étendues et si renommées.

ont été en grande partie détruites par le phylloxéra, on a cependant entrepris de les rep]anter et il faut espérer voir, avant peu, cette culture plus florissante encore que par le passé; en 1905 et 1906 les vignes occupaient une surface de 90.000 hectares qui ont produit 1.800.000 hectolitres de vin.

La culture des prunes embrasse une surface de 72.000 hectares et d'après les calculs du fisc, la moyenne est de 600 pruniers par hectare, ce qui fait un total d'un peu plus de 43.000.000 pruniers. En 1905 on a cueilli 3.150.00 quintaux de prunes, dont 75%— 80% ont servi à la fabrication de l'eau de vie de prunes — tsouica — et le reste à faire des pruneaux que l'on a commencé à produire d'une manière plus systématique en utilisant des séchoirs perfectionnés.

Enfin ajoutons une surface de 30.000 hectares de jardins maraîchers et nous aurons le tableau à peu près complet de la culture des terres en Roumanie.

La valeur de la production totale de ces cultures peut s'évaluer dans une bonne année, telle que fut 1905, à environ 900.000.000 francs et si l'année est excellente, comme l'est 1906, à plus d'un milliard.

En1 905 l'exportation des céréales s'est élevée a 2.647.000 tonnes.

Pour les expériences nécessaires à la sélection des meilleurs produits, ainsi que pour déterminer les meilleures conditions de terrains et de culture, l'Etat par les soins du ministère des Domaines a institué des fermes modèles, qui, à la suite des résultats obtenus, fournissent aux grands comme aux petits agriculteurs les semences et les produits sélectionnés.

Les animaux domestiques sont également un des élevages que ces fermes ont pour but de répandre et d'améliorer, d'autant plus qu'autrefois cet élevage constituait une des richesses de la Roumanie et qu'aujourd'hui le nombre des animaux, par suite de l'indifférence des éleveurs, qui

ont dirigé leur activité dans une autre direction, ou par suite aussi des obstacles qui ont entravé l'exportation du bétail roumain, le nombre des animaux domestiques, dis-je, a bien diminué. Lors du dénombrement de 1900, on a trouvé :

864.324 têtes de chevaux 2.588.526 tètes de bœufs et buffles 5.655.444 têtes de moutons

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