‹ Budget de 1877: Questions financièresChapitre 20 sur 24 · DU PRECEDENT CHAPITRE · texte numérisé non relu

DU PRECEDENT CHAPITRE

que rien ne sera négligé pour faciliter une opération de celte importance.

M. de Villèle avait formé, en 1825, le syndicat des receveurs généraux, et le 3 pour 100, qui fut émis alors, atteignit bientôt un cours voisin de 76 francs. Quelques aunées après, sous la Restauration, il était au-dessus de 86 francs ; à la fin de 1852, il était à 87 francs. On voit l'élasticité dont ce fonds est doué.

Si toute la spéculation se trouvait concentrée sur le 3 pour 100, ce fonds ne tarderait pas à s'élever rapidement à cause de sa constitution au-dessous du pair.

Le cours de la Rente, quand rien n'en vient gêner l'essor. est un assez bon régulateur du taux de l'intérêt ; celui-ci baisserait inévitablement alors dans une proportion correspondante à l'élévation du capital ; il baisserait dans toutes les relations

privées, pour les prêts hypothécaires comme pour ceux faits à l'industrie et au commerce ; la valeur de toutes les propriétés augmenterait, et le bon marché des capitaux rendrait possibles une foule d'entreprises utiles.

On se priverait, il est vrai, de la possibilité de faire une nouvelle conversion avant que le 3 pour 100 eût atteint le cours de 100 francs; mais cet inconvénient, encore éloigné, serait largement compensé par les bénéfices prochains que pourraient recueillir les rentiers, par les avantages que trouverait la masse des emprunteurs dans la réduction du loyer des capitaux.

Nous ne voulons pas nous étendre sur une autre combinaison dont il a été, à ce qu'on dit, sérieusement question, parce qu'elle nous parait tellement excentrique que nous ne saurions en admettre la possibilité.

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