CONSÉQUENCES DE LA PRESSION CAPILLAIRE. [LOI
Cette pression peut, dans certains ‘cas, prendre des
valeurs très considérables. Pour l’eau, par exemple, on a
Si la bulle a 11 de diamètre, la pression est
, mg ARE = z P=19,2. 10$ ie 1,92—N Ou r,924tm environ.
F cm
Cette pression explique les difficultés de la formation des
premières bulles au sein d’un liquide, dans le cas d’un
dégagement de gaz dissous, d'une ébullition, d’une électrolyse, etc. On pourrait penser, au premier abord, que cette pression, inversement proportionnelle à 7, peut croître indéfiniment. Il n’en est rien, puisque r est limité à la distance des molécules. Bien que la formule ne soit pas applicable à ce cas (les interstices ne pouvant être assimilés à des sphères), il est intéressant de calculer la valeur à laquelle elle conduirait.
On admet que la distance des molécules est de l’ordre du millionième de millimètre. Introduisant dans la formule ci-dessus la valeur 27 — 0,000001, on trouve
) — 30,4.1065 —;, l, 254 mm *
soit environ 3000 atmosphères.
Il faut remarquer que la tension superficielle diminue lorsque la température s’élève; malgré cela, il est impossible d'admettre que, dans les retards d’ébullition, on ait jamais atteint, à beaucoup près, la limite théorique ;
il faut supposer, Soit que, dans tous les cas observés, une cause accidentelle ait déterminé la formation de la première bulle, soit que la limite trouvée par un calcul grossier est hors de proportion avec la réalité.
Dans l’électrolyse de l’eau acidulée, on observe que, pour dégager les premières bulles gazeuses, il faut employer une force électromotrice que l’on peut ensuite abaisser sensiblement sans que l’électrolyse visible cesse de se produire; la limite absolue est atteinte pour 1Y,978 environ (Helmholtz); sous une pression de 1000 atmosphères, la force contreélectromotrice est de 1Y,91; les déterminations précises de la différence de potentiel la plus élevée que l’on puisse appliquer à des électrodes sans observer de dégagement gazeux font encore défaut, et il n’est pas possible de dire à quelle pression capillaire correspondent les premières bulles.
Mais il est un autre genre d'expériences plus nouvelles, dans lesquelles on peut observer directement cette traction capillaire, qui se manifeste par des effets inattendus. On remplit à peu près un tube de verre avec de l’eau pure, bien purgée de gaz, puis, par un artifice facile à imaginer, on le scelle à la lampe, sans introduire aucune trace d'air; on le chauffe ensuite doucement, jusqu’à ce que l’eau remplisse entièrement la cavité, et adhère de tous côtés aux parois, puis on le laisse refroidir lentement dans un bain. On peut ainsi, sans que l’eau se sépare du tube, atteindre une température bien inférieure à celle pour laquelle il s’est rempli complètement; lorsqu'on dépasse une certaine limite, l’eau se détache brusquement en produisant un bruit sec, et en laissant une cavité considérable. Connaissant l'écart de température, la dilata-