VI AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR
sont pas familiarisés avec la langue anglaise, cette véritable lanterne magique d’expériences peu connues, pour la plupart anglo-sixonnes, dont beaucoup sont dues à l'Auteur même du livre, et quelques-unes encore inédites. M. Boys, dans sa préface, reconnaîl ce que son livre a d’imparfait ; je ne puis qu'y renvoyer; ce n’est pas un Traité, c’est le texte exact d’une série de conférences, destinées à conduire graduellement l’auditeur à la conception de ce que sont les forces capillaires.
La traduction qu’on va lire n’est pas une reproduction fidèle de l'original, qui était comme le compte rendu sténographique de ces conférences. J'ai cru devoir en atténuer en maint endroit la forme trop purement didactique. Je l’ai cependant conservée d’une manière générale, car, en la sacrifiant totalement, certaines particularités eussent perdu leur raison d’être, et le caractère même du livre eût été complètement changé. M. Boys a bien voulu m'’autoriser à m'écarter de l'original en laissant de côté des allusions trop exclusivement britanniques pour être comprises hors du Rovaume- Uni; enfin, il m'a fourni les données d’expériences
nouvelles, comme celles qui concernent le ma-
AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR. vil gnétisme de l'oxygène, et qui ont été décrites en échange de quelques pages moins importantes. Les observations récentes par lesquelles le professeur Miall a montré comment certaines larves aquatiques utilisent rationnellement la tension superficielle dans les diverses phases de leur existence ont trouvé naturellement à se placer à la fin du premier Chapitre. Une partie d’entre elles ont été communiquées dernièrement à l'Association Britannique, d’autres sont inédites, et m'ont été obligeamment communiquées par l’éminent Profes-
seur. Cela dit pour les lecteurs qui, comparant la
traduction avec l'original, pourraient m’accuser d’un manque de conscience littéraire, il ne me reste plus qu’à souhaiter à ceux qui liront ce petit livre d’y
retrouver tout le plaisir que j'ai goûté en le tra-
duisant.
Cu.-En. GurzLAume.
Pavillon de Breteuil, Sèvres, janvier 1802.