ET
parallèles, comme le montre la /£g. 28. Pendant la
Ce]
formation des bulles, on voit parfois un nombre
trop grand de membranes se rencontrer en un point où le long d’une arèle; mais l’une d'elles glisse aussitôt et l’ensemble redevient stable. Dans tous ces systèmes, les plans qui passent par une
même arête s’y rencontrent sous des angles égaux.
Cylindres stables et instables.
Nous avons vu que la pression à l’intérieur d’un
cylindre court diminue lorsqu'il se rétrécit, et
SES 85 LP us
vice versa. Je puis, à l'aide de l'appareil qui nous a déjà servi, souffler deux bulles cylindriques, puis
gonfler l’une et rétrécir l’autre, et, enfin, les mettre
en communicalion (/£g. 29); nous voyons que la
bulle bombée se dégonfle au profit de la bulle
étranglée.
Répétons l’expérience avec des cylindres dont la longueur est environ double du diamètre; l'inverse a lieu, le cylindre rétréci s’étrangle davantage, et
- finit par se couper en deux (/g. 30). Les cylindres
longs et courts se comportent donc d’une façon in-
e] DEUXIÈME CONFÉRENCE.
verse. Si l’on faisait l'expérience avec des cylindres de diverses longueurs, on verrait que le chan-
gement se produit lorsque la longueur dépasse un
diamètre et demi, ou, plus exactement, lorsqu'elle est égale au demi-périmètre.
Placons bout à bout deux cylindres de la seconde
catécorie; en d’autres termes, formons une bulle
cylindrique dont la longueur excède un peu le
triple du diamètre; il est aisé de voir que cette
bulle est instable; en effet, s’il se produit en un
point quelconque le moindre élargissement ou le
LES MEMBRANES SANS PESANTEUR. 51 moindre étranglement, l'irrégularité doit s’accentuer; la partie rétrécie chasse de l'air dans la par-
tie élargie (fig. 31), jusqu’à ce que les parois se
réunissent. On voit alors deux bulles sphériques inégales se former sur les deux tubes.
Le cylindre devient instable juste au moment où sa longueur est égale à son périmètre; lorsqu'il est un peu plus court, il est presque, instable, et une déformation provoquée à une extrémité produit
aussitôt la rupture,
Magnétisme de l'oxygène.
Cette propriété des cylindres instables peut servir à démontrer que l’oxygène est magnétique. Je veux d’abord vous montrer qu’il l’est très peu.
Je place, dans ce but, entre les pôles d’un élec-
tro-aimant puissant, et dans une position dissy-
métrique une pelite bulle de savon gonflée d'oxygène (/ig. 32); lorsque j'établis ou romps le courant dans la bobine, on peut à la rigueur apercevoir un léger mouvement de la bulle, mais ce mouvement est très faible; or, comme la moindre action suffit pour déformer la bulle et la faire vibrer fortement, nous sommes certains que la force exercée par l’électro-aimant sur l'oxygène est extrêmement
minime.
Cette première expérience nous montre l’impor- :
tance d’un moyen d'investigation très délicat. Je
place, entreles pôles de l’aimant, une nouvelle bulle
contenant une quantité d'oxygène que j'ai préalablement mesurée, et qui lui donne la grandeur exacte dont J'ai besoin. J’applique un anneau à la