TOUSSAINT
seillais, c’est sans contredit celui qui réussit à mettre le plus de chaleur et d'éclat dans ses compositions. On n’a pas oublié toute une série de portraits, dont quelques uns, grâce à la vivacité, à la richesse des tons, avaient presque la valeur de portraits à l’huile. Nous ne parlons pas de ses natures mortes, de ses fleurs, de ses fruits qui rappellent parfois la fine harmonie de Chardin. Toussaint est un artiste dans l’âme, hanté d’idéal et qui, par moments, rêve une oeuvre considérable où il voudrait donner toute la mesure de son esprit et de son talent. En attendant, qu’il ne l’ignore point, tous les amateurs délicats recherchent avec raison ses moindres tableaux, ses plus petites productions. Et la délicieuse toile de genre qu’il envoyait à un des derniers Salons nous prouve qu’il ne faut pas seulement considérer l’aquarelrelliste chez Toussaint. Il y a également en lui un vrai peintre, sachant bien peindre, que l’on aurait grand tort de dédaigner.