‹ Bustes & masquesChapitre 39 sur 84 · PAUL BRET · texte numérisé non relu

PAUL BRET

du reste, contre toute assimilation ecclésiastique. Paul Bret a dans l'esprit je ne sais quel nonchaloir qui n’est pas sans charme, et si dans son regard on démêle une paresseuse quiétude, un aimable abandon, il faut se garder de croire qu’il n’y brille point parfois une malicieuse vivacité. C’est encore un lettré égaré momentanément dans la politique, laquelle est, comme on sait, un piège à lieux communs. Mais il a la précaution de ne l’envisager qu’en dilettante et de ne point s’en faire une chaire. Délicat, d’un jugement affiné, il a écrit un jour un délicieux feuilleton, dans lequel il rendait compte d’une conférence que Charles Monselet aurait dû faire. Depuis, c’est tout dire, l’auteur des Oubliés et des Dédaignés nous parle sans cesse de Paul Bret comme d’un spirituel terreneuve.

Mme DUCHES N OIS

ne petite mine toute chiffonnée; un joli nez de S poupée ; des yeux vifs, éveillés ; une bouche qui rit; une voix enfantine, tendre, naïve. L’illusion est complète. Voyez-la, traversant la Comédie moderne, avec des joies folles de petite pensionnaire, étourdissant tout le monde de son babil, de son espièglerie, de ses gestes, de ses étonnements et de ses délicieuses gauche-

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