PONSON
'appelle Raphaël tout comme le peintre de l 'Ecole $d’ Athènes, mais, plus modeste , se contente de peindre des calanques finement baignées de lumière. Ses yeux rient volontiers, quoiqu’un peu étonnés ; quelque chose de vieilli, de fatigué dans le masque ; une voix douceureuse, traînante, aimable. Raphaël Ponson joue de sa palette avec une facilité ineffable. Ce qu’il a peint et vendu de rochers, de bords de côtes, de ports de Cassis, de baies de Sormiou, de barques dormant dans des criques, de
villageons de pêcheurs, serait impossible à dire. On lui a reproché de trop léchotter, de trop peigner ses tableaux et de verser parfois dans le papier peint. Reproche injuste, car il nous a été donné de voir dans son atelier des études extrêmement vigoureuses , d’une grande hardiesse et d’une étonnante sincérité. Nul plus que Raphaël Ponson n’a le sentiment de l’harmonie, de la lumineuse finesse de nos côtes, et en lui il faut également saluer un vrai peintre provençal, un poétique et délicat interprète de notre mer et de notre ciel.
AUGUSTE CAUNE
Lf ne tête encore jeune, sur laquelle il a neigé ; un i wteint rose sous le givre. Le regard brûle d’une chaleur vive, d’un feu intense. Et, détail curieux, une sorte de timidité dans la physionomie et dans l’allure. Auguste Caune appartient à une famille marseillaise où l’art et les affaires sont également en honneur. Il s’est adonné, lui, à la musique religieuse et s’y est créé une réputation fort légitime de compositeur original, d’un caractère franche-