‹ Bustes & masquesChapitre 49 sur 84 · L.-LÉON GOZLAN · texte numérisé non relu

L.-LÉON GOZLAN

des. Voilà Gozlan ! Ce nom éveilla immédiatement en nous le souvenir de ces livres adorables, qui s’appellent : Aristide Froissart, Polydore Marasquin, les Nuits du Père Lachaise, le Médecin du Pecq et Balzac en pantoufles. Nous eûmes presque de l’émotion en présence de ce jeune confrère qui n’était autre que le neveu du célèbre romancier. Louis-Léon Gozlan, telle fut la signature que nous découvrîmes quelques jours après au bas d’un compte-rendu du Grand-Théâtre. Le neveu de l’auteur de la Pluie et le Beau Temps s’était enrôlé , en èffet, parmi nous comme critique musical. L.-Léon Gozlan, du reste, était pianiste et compositeur et avait par conséquent tous les titres voulus pour jouer les Scudos dans la Publicité. D’une douceur extrême, d’une timidité étonnante, modeste à l’excès , ne tirant aucune vanité du nom glorieux qu’il portait, le jeune écrivain se contentait, dans un petit coin du journal, d’exercer sa juridiction de critique, sans tapage aucun, avec la plus grande conscience et même avec une complète bienveillance. Aujourd’hui L.-Léon Gozlan s’occupe de musique au Citoyen. Il y a fait parfois des articles remarqués, frappés au coin d’une compétence réelle. Tout cela est écrit simplement, sans fioritures, sans recherche ni préciosité. De l’érudition, un jugement fin, excellent, voilà les principales qualités du critique de la feuille de la rue Montgrand, qualités que pourrait lui envier plus d’un de ses confrères en littérature musicale.

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