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observés et décrits après les traumatismes articulaires, les entorses. Il est probable qu’en ces cas, des tractions excessives sur les ligaments et les muscles périarticulaires dont les insertions osseuses peuvent être plus ou moins arrachées, provoquent des troubles d’ostéolyse dont nous ne connaissons pas l'ampleur et que nous ne pouvons pas juguler.
L'importance de ces lésions permet de supposer la gravité du choc articulaire que provoque une tentative trop appuyée de réduction manuelle, cette manœuvre provoque certainement une attrition considérable de toute la région ; les muscles, les tendons, les ligaments sont contus, leur système vasculo-nerveux est offensé ; la capsule, le périoste peuvent être partiellement arrachés ; des hémorragies péri et intra-arti-
culaires se produisent, comme le prouvent les larges ecchymoses qui ne manquent pas de s’extérioriser les jours suivants.
Ces accidents condamnent, à notre avis, d’une façon formelle, des manœuvres orthopédiques trop puissantes, trop prolongées et surtout répétées 1.
Ils nous défendent, en outre, de faire suivre immédiatement une tentative de réduction d'une intervention sanglante, d’une butée, car la région contuse et de vita-
lité diminuée nous paraît particulièrement exposée à
1. Ce traumatisme de la réduction crée une décalcification qui fragilise le col et la tête fémorale à un point tel que des manœuvres renouvelées risquent de provoquer un décollement épiphysaire.
M. Mouchotte 3
op
l'infection et peu capable d'assurer le développement
de notre greffon.