‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 108 sur 322 · Inspirations poétiques : le Crime, pp · texte numérisé non relu

Inspirations poétiques : le Crime, pp

176 BYRON ET LE ROxMANTISME FRANÇAIS

A la suite du Démon, le poète plongea dans le gouffre béant :

Tel qu'un homme en courant descend au gré d'un songe Un rapide escalier qui tourne et se prolonge, Descend, descend toujours, et soudain, sans efforts, S'arrête, car ses pieds abandonnent son corps, Soutenu malgré moi sur ses ailes funèbres, Tel Satan m'entraînait au fond de ses ténèbres A .

Il n'en remonta point, et pendant trente ans, celui qui en 1829 était, avec Hugo, Lamartine, Sainte-Beuve, Alfred de Vigny et Emile Deschamps, « une des étoiles de la Pléiade romantique 2 », connut le lent supplice de l'oubli.

Gaspard de Pons avait passé par le culte des Muses classiques et même de la Vénus Callipyge, s'il faut en croire l'épilogue de Constant et Discrète 3, avant d'en venir au byronisme. Jacques Imbert Galloix 4 y arriva du premier

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