‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 147 sur 322 · Rhapsodies : Désespoir, p · texte numérisé non relu

Rhapsodies : Désespoir, p

2. Voir Philothée O'Neddy, Feu et Flamme, p. 31 : Rodomontade. Le poète déclare que si un miracle pouvait amener sa superbe à croire en Jésus -Christ, il n'irait pas s'enfermer dans un cloître :

Non, non. Je creuserais les sciences occultes : Je m'en irais la nuit par des sites incultes,

Et là, me raillant du Seigneur, Je tourbillonnerais dans la magie infâme, J'évoquerais le Diable, et je vendrais mon âme

Pour quelques mille ans de bonheur !

Pour arsenal j'aurais l'élémentaire empire ; Le gobelin, le djinn, le dragon, le vampire,

Viendraient tous me saluer roi.

Je prendrais à l'enfer ses plus riches phosphores, Et, métamorphosant mes yeux en météores,

Partout je darderais l'effroi.

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