‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 287 sur 322 · Christine, Epilogue · texte numérisé non relu

Christine, Epilogue

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classique, s'exaltent sur les thèmes posés par le poète anglais. On voit reparaître dans le drame les motifs qui avaient déjà inspiré les poètes de 1825. Dans V Alchimiste, le poète Rafaëllo déclame une ode sur l'Italie :

Reine des nations, quelle chute est la tienne 1...

On peut lire la suite dans Y Ode à Venise. Saint-Mégrin vient de consulter Ruggieri ; il s'accoude à la fenêtre et regarde le ciel : « Joyeuse, dit-il à son ami, crois-tu qu'après notre mort notre âme ira habiter un de ces globes brillants sur lesquels notre vue s'est arrêtée tant de fois pendant notre vie?... Croistu quenous serons réunis auxpersonnes que nous avons aimées ici-bas ? Dis, crois-tu que l'éternité puisse être le bonheur 2 ? » On croit entendre Ghilde Harold rêvant sous les étoiles aux bords du Léman. Paul Jones, le corsaire, explique qu'il a retrouvé la foi dans la contemplation de l'océan. C'est lé prétexte d'une longue tirade où se pressent les souvenirs des dernières stances du Pèlerinage*. Tel couplet sur l'amour, dans le Roi s amuse, est tout à fait dans l'esprit et la manière de Byron :

Viens, regarde, oh ! l'amour, c'est le soleil de l'âme ! Te sens-tu réchauffée à cette douce flamme ?

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