‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 290 sur 322 · Acte V, se. m · texte numérisé non relu

Acte V, se. m

Ah ! garde-moi, je serai ta servante.

Tout ce qu'une âme pure ou délirante invente De bonheurs, oui, pour toi je les inventerai. Quand tu me maudiras, moi je te bénirai *.

Mais Kaled n'a point de raison d'être jalouse. Paula, rivale de Christine, sent se réveiller en elle l'instinct auquel Gulnare a obéi jadis. Dumas semble plus à l'aise quand il fait parler la femme passionnée et furieuse. Il s'essaye à manier les affectus dulciores ; mais, par inclination, il retourne bien vite au pathétique brutal : Bérengère, la délaissée, soufflant en paroles diaboliques la haine et la jalousie au cœur du Sarrasin qui la vengera d'un époux infidèle 2, ou Yaqoub, courbé sur le cadavre de Raymond, comme le Giaour sur celui d'Hassan 3. Il ramassa enfin tout ce qu'il y avait en lui de byronisme dans le personnage d'Antony.

On a conté de quelle aventure est sorti tout armé le drame de Dumas, et comment, avant de les développer sur le théâtre en tirades ardentes, il a « expérimenté » sur Mélanie Waldor « passion, philosophie, scepticisme, amour, blasphème, misanthropie, haine des préjugés», tout ce qui le hantait depuis qu'il portait dans sa mémoire le Corsaire et le Giaour !K Dans

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