‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 81 sur 322 · Cité par Nichol, Byron, London, 1896, p · texte numérisé non relu

Cité par Nichol, Byron, London, 1896, p

4. Correspondance, Paris, 1882, t. II, p 304 : lettre à Virieu du 6 juin

lement étrangers aux derniers mois de la vie du poète, il a jeté un Childe Harold idéalisé et qui paraît sur le point de revenir à la foi. C'est Byron peigné à la Lamartine. Telle fut l'impression delà plupart des critiques, et le Globe déclara en propres termes que Lamartine n'avait rien compris au poète anglais l. Bien plus intéressant, par l'ardeur et la sincérité de l'enthousiasme, est le Clocher de Saint-Marc 2, hommage voué par Jules Lefèvre « au dévouement d'un beau génie pour une cause plus belle encore3 ». C'est à Venise, dans la ville enchantée, toute pleine encore du souvenir de Byron, que Fauteur l'écrivait, à l'époque même où l'on y apprit la mort du poète. Il saluait de ces vers son départ pour la Grèce :

Las de subir son âme et ses cuisants revers,

Cet homme impérieux, Michel- Ange des vers,

Qui traça de Conrad les crimes qu'on envie,

Lara par sa mémoire assiégé dans la vie,

Le cadavre d'Hassan sous les pieds du vainqueur,

Et Manfred effrayé devant son propre cœur,

Cet homme ravalait à des jeux satiriques

Un luth déjà couvert de palmes héroïques.. .

Mais ce puissant génie, expiant sa gaieté,

S'embarque pour la Grèce avec la Liberté.

Va mêler un grand nom à cette noble lutte,

Et nous, vils baladins et froids joueurs de flûte,

Tandis que nous louerons ceux qui brisent leurs fers,

Homère en action, exécute tes vers,

Sois l'auteur des exploits qu'aurait chantés ta lyre,

Ou chante en combattant la cause qui t'inspire ;

1. No du 6 août 1825, t. II, p. 731, article signé E. D. (Ernest Descloseaux ?) « Harold s'occupe plus du salut de son âme que de celui des Grecs; vaincre Satan, voilà sa principale affaire, et il semble n'être venu en Grèce que pour s'y confesser et pour y mourir... On ressent un peu d'indignation en voyant un sage, un héros, a good man, comme disent les Anglais, travesti en un sot moine, tourmenté par la crainte de l'enfer. Mais ce sentiment se change en un plus gai, lorsqu'on voit son apologiste douter sérieusement s'il entre au Paradis »

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