Livre, tout palpitant de tes hymnes de gloire
Ton aigle poétique au vol de la victoire,
Et que son hec, rougi du meurtre des vaincus,
Te rapporte brûlante, une palme de plus * !
Sur cette terre lointaine, où le jeune Français le suit de loin avec une généreuse envie et une émulation secrète, Byron a trouvé la mort. Mais pourquoi gémir ?
Qu'eût-il fait désormais ? Quel homme dans le monde, S'il ne s'est point sali de quelque honneur immonde, S'il ne s'est point paré de la fange des cours, Contre un si beau trépas ne changerait ses jours?
Essuyez-moi ces pleurs, jetez moi ces cyprès :
Des chants, des chants de joie, et non pas des regrets 2 !
Westminster lui sera fermé. Mais qu'importe ?
Rendez-lui de Newstead la pensive retraite... Puisse-t-il reposer î Si vous pouviez savoir A quel titre on obtient l'affreux don d'émouvoir, Le pardon de vos cœurs serait prêt à descendre. Ah ! d'un reproche amer n'agitez point sa cendre : C'est la première fois peut-être qu'il s'endort ; Ne le réveillez pas et laissez-lui sa mort 3...
Lefèvre achevait son poème en associant dans une même admiration Byron et Napoléon :
Le siècle avait en vous ses deux représentants ;
Vous avez disparu de l'empire du temps
Et la terre aujourd hui me semble moins peuplée4...
Cette comparaison, qui eût fait certainement plaisir à Byron, que Stendhal esquissait dès la première heure, que nous