L. o m ,iyy. H. o m ,9o
Signée à la pointe, à gauche : 'Daubigny, inv. sculp.
Le Furon débouche en cascades au-delà d'un massif d'arbres qui occupe le premier plan de droite ; la petite rivière s'étend en nappes cristallines dans une vallée rocheuse fermée à l'horizon par de hautes collines ; à gauche, quelques moutons et un berger qui, les jambes dans l'eau, vient de laver une brebis.
Essai d'aquatinte de Daubigny ; très-rare.
Cérémonie de l'inauguration de la colonne de Juillet et de la translation des restes des victimes des journées de juillet 1830, sur la place de la Bastille. En collaboration avec Trimolet, qui a exécuté les figures.
Cette pièce historique donne la vue exacte de la place, de la Bastille avec les chantiers de bois qui occupaient encore, à cette époque, l'extrémité de la rue Saint- Antoine. Elle rappelle les estrades et décorations élevées pour la circonstance. Les gardes nationales font la haie sur le passage du cortège et des groupes de curieux se pressent pour mieux voir.
La pièce est dédiée à la garde nationale, et, en marge, deux quatrains de Béranger accompagnent la dédicace et la date : 28 juillet 1840.
Au bas, à droite, en lettres gravées : Trimolet et Doubigny (sic); del et se.
Il y a eu des épreuves tirées avant la date et la dédicace, et d'autres avec la date et la dédicace sans les couplets.
Trimolet et Daubigny avaient chargé les tambours de la garde nationale de la vente de cette estampe. La spéculation ne fut pas lucrative, car les placiers buvaient régulièrement, chaque soir, le montant de la recette de la journée.
Les deux jeunes collaborateurs n'avaient pas eu d'ailleurs l'avantage d'arriver t premiers •. Pendant qu'ils travaillaient avec un soin et une conscience dignes d'un meilleur sort à cette planche où figuraient des centaines de personnages, une lithographie crayonnée à la hâte les avait devancés et s'était enlevée à des milliers d'exemplaires. Aujourd'hui, ces sortes < d'actualités » se font d'avance. C'est le seul moyen, paraît-il, de n'être pas en retard.
I er état. F preuves avant toutes lettres avec quelques travaux dans le ciel.
2 e état. Travaux de mécanique dans le ciel.
La Carte de Mafieux.
Signée dans un petit médaillon : Daubigny.
Encadrement formé de statuettes, chapiteaux, têtes de mort, vases, reptiles, oiseaux, insectes, feuillages, outils de modeleur ; en haut, les médaillons de Daubigny et de Malzieux (Aceray-Auguste) mêlés à ce fouillis bizarre. Au milieu de la carte, on lit :
Malzieux, mouleur,
31, quai de la Tournelle, 31. 18+0.
Il existe quelques épreuves d'artiste avec l'adresse sans la date.
Dans un second état, l'ancienne adresse a été effacée et
la nouvelle adresse gravée dans la marge inférieure : Rue d'Anjou, vj y rue PoulletUr, 12. ]
Le Chasseur de chamois dans les montagnes du bourg d'Oisa?is (Isère) .
L. o m ,a85. L. o m ,i95 Signée à la pointe à gauche : Daubigny, del. et sculp.
Un chasseur surpris par un orage revient précipitamment, suivi de son chien. Un chamois est accroché à son fusil posé sur son épaule. Une bourrasque furieuse tord les arbres et agite une rivière au delà de laquelle s'élèvent de hautes montagnes.
Pièce très-rare, mais médiocre.
Saint Jérôme.
Le saint est agenouillé sur une natte devant une croix de roseau, au milieu des gorges d'un paysage sauvage.
Publié dans l'Artiste ( a" série, t. V) avec le titre du journal en haut de la planche, et dans la marge du bas : Paysage; saint Jérôme. Salon de 1840; et, à gauche: Peint et gravé par Daubigny.
Nous avons lu, écrit de la main de Daubigny sur une épreuve que celui-ci envoyait à M. Héricart de Thury :
8a DAUBIGNY.
Vue prise de la rampe des Commettes au bourg d'Oisans, département de l'Isère.
Sur cette même épreuve d'essai qui fait partie de la collection de M. Giacomelii, et provient de M. Pierre Daubigny , nous relevons cette note, écrite au crayon par M. Héricart de Thury :
t Très-bien! très-bien! j'ai parfaitement reconnu les montagnes de l'Oisans. Mais, dans l'intérêt de M. Daubigny, je lui conseille d'effacer : i° son saint Jérôme à la croix ; et 2° les petits arbres de la montagne, qui sont des arbres des collines des environs de Paris et non des arbres des Alpes.
t Mais, je le répète, c'est bien et très-bien ; et j'en fais mon sincère compliment à M. Daubigny. •
Les épreuves avant le tirage de l'Artiste sont signées à la pointe, en bas, au milieu : Daubigny P. et D.
i cr état. Epreuves avant toutes lettres et avec des essais de pointe dans la marge inférieure.
Le Verger de Valmondois.
Signée à la pointe, i gauche : C Daubigny, inv.
Un ruisseau coule dans un verger planté d'arbres fruitiers auxquels s'accrochent des vignes aux sarments capricieux. Des poules picorent dans l'herbe ; au fond, à demi perdues dans la verdure, une chaumière et une clôture à
claire-voie. Un soleil printanier égayé ce petit coin verdoyant de ses clairs rayons.
1" état. Travail transparent : deux petites filles jouent sur l'herbe.
2 e état. Les deux petites filles ont fait place à des poules; quelques travaux de pointe ajoutés.
3' état. La planche a été teintée à la cravate dans l'intention d'accentuer l'effet. Elle n'est qu'alourdie.
La Noce de village.
Très-rare.
Signée à droite : C. Daûbigny y 18+0.
ISArtiste, 3* série, t. I er , année 1842.
Les mariés, suivis d'une longue file de paysans et de paysannes endimanchés et précédés d'un violon criard, s'avancent bruyamment sur la route. Dans les champs, un laboureur pousse sa charrue, et une femme penchée sur un champ de blé fait tomber les épis sous les coups pressés de sa faucille. Une autre s'est interrompue et regarde. Le contraste de l'activité des travailleurs qui connaissent le prix du temps et des gais compagnons qui oublient le lendemain constitue un tableau plein de grâce, de naïveté et d'humour ; tout chante, tout vit, tout brille : le ciel, les champs, les gens.
Ce charmant petit paysage représente le hameau de
Valmondois et la maison de la nourrice de Daubigny, dans les pommiers à droite.
En haut, le titre du journal; dans le milieu de la marge, en bas, un petit ménétrier dansant gravé à la pointe 1
par Daubigny, et cette légende : Comment naissent les villes,
i cr état. Avant les contretailles sur tous les premiers plans, et avec le cheval de charrue blanc. Très-rare.
a e état. Avec les travaux ajoutés sur les terrains et le cheval de charrue 8 'enlevant en vigueur.
3 e état. Tirage de V } Artiste avec le titre du journal et la légende. Daubigny a dessiné sur bois cette esquise petite scène pour les Français peints par eux-mêmes {Province^ le Picard.) Curmer l'a utilisée de nouveau, mais avec le violoneux effacé, dans les Beaux-Arts, 1843, t. I er , p. 238, où elle a servi de frontispice à une nouvelle de M. £. de Sizerac : le Champ de Bluets,
Il existe une reproduction de cette pièce par le procédé d'héliogravure Durand; elle est plus grande que l'original et mesure :