‹ C. Daubigny et son œuvre gravé, eaux fortes et bois inéditsChapitre 6 sur 46 · L. o m ,ai2. H 0,05a · texte numérisé non relu

L. o m ,ai2. H 0,05a

Signée à gauche : Daubigny, En vignette.

Une rivière coule dans des terrains marécageux; à gauche, en premier plan, une chaumière basse dispa-

raie à demi dans les herbes ec les pommiers. De l'autre côcé de la rivière, petite chaumière avec bouquet d'arbres, devant laquelle sont deux barques amarrées à des pieux ; à droite, terrains où s'élève un poteau indicateur.

Ce petit paysage normand a été gravé au vernis mou par Daubigny au bas d'une planche de croquis de Trimolet publiée dans V Album Blaisot ; imp, Lesauvage.

La Rivière dans le parc. Eau-forte faite en collaboration avec Trimolet.

Sans signature ni titre.

En vignette.

Pour une édition du roman de Th. Gautier : Fortunio,

Une barque, conduite par des rameurs vécus à l'orientale et surmontée à l'avant d'un tendelet, sous lequel sont assis un jeune homme et une jeune femme, glisse sur une rivière ombragée de beaux arbres. Au milieu de ces élégants massifs, s'élève une fontaine composée d'enfants montés sur des dauphins et décorée d'une statue de la Vénus dite de Médicis,

On pourrait noter souvent dans les vignettes de Trimolet des fonds de paysage exécutés par Daubigny, mais l'œuvre de celui-ci est assez riche pour que nous n'ayons pas besoin de porter à son actif ces menus services d'ami et de collabo-

rateur. Si nous avons fait exception pour la pièce que nous venons de décrire, c'est que le paysage, si délicatement traité, en constitue la partie la plus remarquable.

La Côte des deux amants; environs de Rouen.

Sans signature.

En vignette.

La Pléiade, recueil de ballades, fabliaux, nouvelles et légendes. Curmer, 184a.

De gracieux enchevêtrements de ronces et de lierres enroulent le charmant petit paysage qui occupe la tête de la page et' encadrent le titre gravé, en lettres pittoresques, dans la partie inférieure : Marie de France, le Lai des deux amants.

Cette petite pièce, non signée, est très-fine et d'un travail extrêmement précieux.

Il existe quelques rares épreuves avant le titre.

Le Cèdre du Liban : pour le Jardin des Plantes. Paris, Curmer, 1842.

H. o m ,i8o. L. o m ,ii5.

Signée à droite dans l'estampe : Daubigny.

Pour le Jardin des Plantes, Paris, Curmer, 184a.

Le cèdre projette ses puissantes ramures au-dessus

des méandres du labyrinthe où se promène une jeune dame tenant sa petite fille par la main et suivie d'une bonne portant un enfant.

Quelques épreuves d'artiste, avant toute lettre, portent dans la marge inférieure du cuivre, à droite, un petit sujet représentant deux chats qui se battent dans un grenier en présence d'un rat.

Puis le cuivre a été coupé pour pouvoir entrer dans la publication in- 8° de Curmer, et le nom de l'artiste a été gravé en dehors du trait carré, ainsi que le titre.

L'Amphithéâtre du Jardin des Plantes,

H. o n, ,i75. L. o m ,no.

Signée à gauche dans l'estampe : Daubigny.

Publiée dans le Jardin des Plantes. Paris, Curmer, 1842.

Des promeneurs circulent dans l'allée ombragée qui mène au pavillon de l'amphithéâtre.

I er état. Avant la signature de l'artiste et les travaux définitifs.

2 € état.. Tirage de Curmer avec le nom de l'artiste gravé au milieu de la marge : Daubigny, del et sculp.

Intérieur de la grande serre.

H. 0,175. È-- o m ,no.

Signée à gauche sur une planchette dans les plantes de la platebande»

Pour le Jardin des Plantes. Paris, Curmer, 184a.

Au milieu de plantes exotiques, une statue tenant un vase renversé alimente une fontaine que regardent deux promeneurs,

i € * état. Première eau-forte avant les reprises |à la pointe et avant le vitrage de l'armature en fer de la serre.

2 e état. Planche terminée; Epreuves sur Chine avant le cuivre coupé, mais avec le titre gravé.

3 e état. Tirage pour la publication de Curmer.

La Volière du Jardin des Plantes.

En vignette.

Signée en bas au milieu des branchages : Daubigny.

Le Jardin des Plantes (partie supplémentaire). Paris, Curmer, 1843.

La volière est gracieusement encadrée dans des entrelacs de branchages, lierres et liserons. Des oiseaux de

toute espèce se désaltèrent sur le bord d'un bassin qu'alimente un jet d'eau, ou sautillent dans les branches de quelques arbustes dépouillés de leurs feuilles.

La Pie.

H. o n, ,i7o. L. o m ,iao.

En vignette.

Planche non signée.

Publiée dans le Jardin des Planta (partie supplémentaire) ; Curmer, 1843.

La pie est posée sur le bord d'un ruisseau qui se perd sous des roseaux. Derrière elle, buissons de chêne et fond de paysage avec chaumières. Le paysage seul est de Daubigny ; la pie a été exécutée par un graveur au burin.

Épreuve avant toute lettre et avant le cuivre coupé.

Collection de M. Geoffroy-Dechaume.

Le Palmier.

H. o m ,i5o. L. o ,n ,ioo.

Il s'élève au milieu d'arbustes et de plantes exotiques. Planche destinée a un ouvrage de botanique de M. Decaisne.

Environs de Choisy-le-Roi.

Les Beaux-Arts : Curmer, 1843.

Une rivière coule au milieu de rives plantureuses où poussent les oseilles et les bardanes ; un berger, assis sur l'herbe, joue de la cornemuse, pendant que les moutons paissent sous la saulée. Sur les eaux lumineuses et scintillantes flottent les roseaux et les nénuphars.

D'après un tableau de Daubigny du Salon de 1843.

i ,r état. Eau-forte transparente ; épreuves d'artiste signées à la pointe, à gauche : Daubigny C. p. del. } 1843.

a* état. Deuxième morsure et reprise de travaux; la signature a été modifiée a ni si : C. Daubigny^ pinx. et àcU

3« état: Tirage Curmer ; nom à la pointe eflacé et remplacé par les lettres gravées en haut de la planche: Ch. Daubigny; et en dessous le titre déjà cité. Les bonnes épreuves de ce tirage portent le timbre sec de Curmer.

. Il existe une reproduction de cette pièce par le procédé Durand; grandeur de l'original.

- *3 — L'Orage.

H. o m ,i8o. L. o m ,ia5.

Signée sons un petit pont à gauche de la vignette supérieure : C. Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t. I er , Paris, Delloye, éditeur, 184).

Un paysage forme cêce de page; il paraphrase gracieusement la chanson de Fabre d'Eglantine :

Il pleut, il pleut, bergère, Presse tes blancs montons, Allons sous ma chaumière, etc.

Des deux extrémités de cette composition descendent des arbustes déracinés, chênes et rosiers où nichent des oiseaux et que relient en bas de la page des sarments de vigne.

Nous publions dans ce volume une reproduction de la vignette supérieure obtenue par le procédé d'héliogravure Durand.

Plusieurs planches de cette série ont été gravées deux à deux sur le môme cuivre ; nous en avons rencontré quelques épreuves à double sujet avant le cuivre coupé. Il existe des épreuves d'artiste sur Chine collé sans les couplets gravés et d'autres avec les couplets.

Le Rosier; paroles de De Leyre, musique de J.-J. Rousseau.

Signée en bas à droite dans l'herbe : C. Daubigny. Chants et Chansons populaires de la France, t. I er .

Je l'ai planté

Je l'ai vu naître Ce beau rosier où les oiseaux Viennent chanter sous ma fenêtre Perchés sur ses jeunes rameaux.

Une jeune femme en costume Pompadour, accoudée à une lucarne tapissée de liserons et de chèvrefeuilles, songe à son isolement en regardant les oiseaux s'ébattre joyeusement dans un rosier.

Ce rosier se marie à des ronces et à des fleurs des champs pour encadrer les couplets. Les massifs de verdure d'un parc et le panache irisé d'un jet d'eau remplissent le vide de gauche.

Le Rosier (2 e planche).

H. o m ,ic,o. L. o m ,i3J.

Signée au-dessous du sujet principal : C. Daubigny.

Une femme debout sur un rocher au bord de la mer contemple le vaisseau qui emmène son amant. Près d'elle,

sous des arbres d'un jet élégant, un berger fait paître une chèvre et des moutons. Au-dessous de la vignette, arbustes, plantes et lianes qui s'entremêlent.

O ma tendre musette ; paroles de Laharpe, musique de Monsigny.

H. o m ,i9<>. L. o^jiaj.

Signée à droite : C. Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t. I er , Paris, Delloye, 1843.

Un jeune berger joue de la musette, assis, au milieu de son troupeau de chèvres et de brebis, sur la pente d'un coteau qui descend jusqu'à une petite rivière.

Ce sujet a été gravé sur le même cuivre que les Hirondelles.

Il existe quelques belles épreuves avant les couplets, où ces deux compositions sont juxtaposées.

O ma tendre musette (2 e planche) .

H. o m ,i8o. L. o m ,iao.

Signée an -dessous de la vignette supérieure : C. Daubigny,

Un berger, sa cornemuse sous le bras, caché derrière

un bocage, voit avec dépit Lisette, vendangeuse, lutinée par un rival.

Ce sujet se raccorde agréablement avec un trophée pastoral et des amours vendangeurs qui complètent la composition et descendent à droite et à gauche des couplets.

Les Souhaits; bluette composée par Riboutté, sur un air de Pergolèse.

Signée en haut à gauche : C. Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t. I er .

Cette planche se compose de deux petits sujets ; l'un, qui fait tête de page, commente le couplet :

Que ne suis-je la fougère Où sur la fin d'un beau jour Se repose ma bergère, Sous la garde de l'amour?

La bergère est endormie dans un paysage fait, comme on disait jadis, pour le plaisir des yeux ; une guirlande d'amours voltige au-dessus d'elle.

L'autre sujet occupe la partie inférieure à gauche des couplets. Il représente une baigneuse sous les ombrages discrets d'un parc.

Que ne suis-je Fonde pure Qui la reçoit dans son sein !

Epreuve d'essai avant les couplets, avec griffonnages de pointe.

Les Hirondelles; paroles de Florian.

H. o m ,i9o. L. o ro ,i3o.

Chants et Chansons populaires de la France, t. I er , Paris, Delloye, 1843.

Des ceps de vigne encadrent la page et relient entre eux les différents tableaux décrits par les couplets de la chanson, gravés au milieu de la page.

La vignette principale, qui fait tête de page, représente la rue d'un village à l'entrée de l'hiver, avec tous les épisodes de la vie rustique : femme à âne, maréchal ferrant des chevaux , scieur de bois , troupeau de bestiaux. Les hirondelles se réunissent pour le départ autour du clocher du village.

Dans le montant de la page, à gauche, une jeune femme regarde un nid d'hirondelles bâti dans l'angle de sa fenêtre ; au-dessous, des enfants ont emprisonné une hirondelle dans une cage; dans la partie droite de la page, un berger et une bergère Watteau dans les bois. Signé audessous de ce dernier sujet : C. Daubigny.

Nous publions aujourd'hui une reproduction par le procédé Durand de la t rue de village en novembre • . Elle est un peu agrandie et mesure o m ,i5o de longueur sur o m 85 de hauteur, avec trait carré.

La Tentation de saint Antoine, pot-pourri, par Sedaine.

H. o m ,i8o. L. o TO ,i3o.

Chants et Chansons populaires de ta France, t. I er .

Quatre dessins par Trimolet, gravés par Daubigny.

1™ planche. Dans la partie inférieure de la page, à gauche, saint Antoine en prière dans une grotte éclairée par une lampe. Au-dessus de lui une avalanche de démons, de spectres, de monstres qui s'avance, à grand tapage.

2 e planche. Saint Antoine prie pour échapper aux obsessions des démons moqueurs et aux provocations d'une « diablesse en falbalas ».

3 e planche. Scènes de tentation de plus en plus risquées.

4 e planche. Saint Antoine avec la croix et l'eau bénite exorcise la troupe innombrable des démons qui s'enfuient, se pressent, se précipitent et s'entraînent dans les enfers.

Dans les bois. Premier sujet pour la chanson : Combien j'ai douce souvenance, par Chateaubriand.

H. o m y ij$. L. o ra ,i3o.

Signée en bas, à gauche : Daubigny,

Chants et Chansons populaires de la France, t. II.

Au bord d'un chemin qui serpente dans une clairière de bois, une fille, à genoux sur l'herbe, cherche des fleurs et s'interrompt pour regarder deux amoureux qui s'embrassent.

La Tour du Maure. Deuxième sujet pour la chanson : Combien j'ai douce souvenance .

Des cerfs viennent se désaltérer dans une rivière, la Dore, qui baigne les rochers où s'élèvent le château et la tour du Maure. A droite, sur la rive où se trouvent les cerfs, de grands arbres dominent la composition ; à gauche, saules pleureurs; et, sur le premier plan, oseilles sauvages, roseaux, nénuphars, au-dessous desquels on lit : Daubigny.

Les couplets sont gravés dans la partie supérieure de la page. Il existe de belles épreuves d'artiste avant les couplets.

98 DÀUBIGNY.

Leçon d'une mère à sa fille.

Chants et Chansons populaires de la France, t. II.

Une mère et sa fille sont assises au bas d'un escalier qui conduit à une maisonnette. Des ceps de vigne, soutenus par des perches, forment au-dessus d'elles une espèce de berceau et montent ensuite dans la partie supérieure de la page où. sont gravés les couplets de Favart. Les deux femmes ont laissé de côté leur rouet et leur quenouille, et la mère, étendant le bras, montre à sa fille :

Un étang Qui s'étend Dans la plaine Et répète an tein des eaux De verdoyants ormeaux Où les pampres s'enchaînent*

Comme un zéphyr peut ternir la surface de ces eaux paisibles, il suffit d'un désir pour troubler t un cœur dont l'amour est maître. t. Telle est la comparaison dont se sert la mère pour peindre à sa fille la tranquillité d'un cœur candide et les orages de l'amour.

Le Retour au village. Premier sujet pour la Chanson de Lisette, par Monvel.

Signée au bas, a gauche : Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t II.

Une voiture chargée de foin et suivie de faneurs et de faneuses retourne au village, dont on aperçoit, au loin, les toits et le clocher. Une bergère suit avec son troupeau, tout en caquetant avec un berger qui joue de la cornemuse. Des peupliers s'élancent jusqu'en haut de la page et accompagnent, à droite et à gauche, les couplets gravés au milieu de la partie supérieure.

La Danse villageoise. Deuxième sujet pour la Chanson de Lisette.

Signée an bas, à gauche : Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t. II.

Des villageois dansent une ronde sous de grands arbres devant des musiciens juchés sur une estrade en planches ; autour des danseurs, on voit des couples assis échangeant

ioo DAUBIGNY.

de galants propos, des mères portant leurs nourrissons, des enfants se livrant à leurs jeux. Au fond, chaumière avec tonnelle, sous laquelle sont attablés buve urs et fumeurs.

Nous ayons vu des épreuves avant le cuivre coupé, où la Danse villageoise se trouvait accouplée avec le Retour à la ferme.

Le Chant du Barde; paroles cTHoffinann, mus.

de. Méhul.

Signée en bas, à gauche : Daubigny.

Chants et Chansons populaires de la France, t. II.

Un homme en costume Watteau, tenant une guitare, et une femme en corsage décolleté sont assis sur la fougère, sous de frais bocages, auprès d'un ruisseau. Ils écoutent le ramage des oiseaux dans la feuillée; fauvettes, pinsons, chardonnerets sautillent et volettent dans des brindilles autour des couplets gravés dans la partie supérieure de la page.

Femme sensible, entends-tu le ramage De ces oiseaux qui célèbrent leurs feux ? Ils font redire à l'écho du rivage :

Le printemps fuit; hâtez-vous d'être heureux.

Le Marché du Temple.

Pour l'édition illustrée des Mystères de Paris. Paris, Delloye- Gosselin, 1843-1844. •

En vignette.

Dans une rue formée par deux rangées de boutiques, surmontées de leurs enseignes affriolantes, circulent des marchands d'habits-galons et des chalands en quête de bonnes occasions. Au premier plan, à gauche, Rodolphe et Rigolette se disposent à entrer chez la revendeuse, M m * Bouvard. Au fond la rotonde du temple au toit couvert de neige.

i er état. Rares et brillantes épreuves sur chine avec Ja signature gravée à la pointe, à gauche : Uaubigny, àel. tt scalp.

2 a état. Tirage de la publication avec le titre gravé.

Le Bal dans le jardin d'hiver de l'Hôtel de l'ambassade.

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