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C'en etait un!!!: pochade en un acte, melee de couplets

x^i^x, travaillant, assise près d'une table à droite. Eh bien, monsieur Ludovic?... qu'est-ce que vous faites donc? [Elle se lève; Ludovic, qui écoulait à la porte de gauche, vient à elle. )

LUDOVIC

Rassurez-vous, ma petite Anna, tout sommeille encore chez votre Bouchonnet d'oncle.

ANNA

Cui, mais il peut se réveiller , et vous savez qu'^iier soir il vous a fermé sa porte et m'a enjoint devons fermer mon cœur.

LUDOVIC

Ce n'est pas un oncle, c'est un serrurier , cet h3mme-là! et d'ailleurs, pourquoi toutes ces fernetures? A cause de la demande que lui a faite W. Molinville, notre propriétaire?

ANNA

Hélas ! oui. M. Molinville a demandé ma main pour son grand dadais de fiîs, qui, à 27 ans, sort du collège pour la première fois. C'est aujourd'hui qu'il arrive, c'est aujourd'hui qu'aura lieu la présentation.

LUDOVIC

Annal... si ce jeune oie vous épouse , foi de pharmacien, il y aura de la casse !

ANNA

Est-ce ma faute si mon oncle tient absolument à se débarrasser de moi, pour épouser ensuite M""* Clorinde d'Hermilly, cette jeune et jolie veuve qui lui fait tourner la tète.

LUDOVIC

Heureusement que j'ai trouvé en elle un protecteur.

ANNA

Oui, je sais qu'elle a promis de parler pour vous si elle épousait mon oncle.

LUDOVIC

Et comme voire oncle l'adore...

ANNA

Sans doute, c'est une excellente protectrice; mais d'un autre côté, M. Tintin est le fils du propriétaire, et mon oncle se fait une joie de ne plus payerson terme à M. Molinville.

LUDOVIC

Comment ?

ANNA

Eh ! mon Dieu, oui ! en faveur de mon mariage avec M^rrinlin, mon oncle serait logé gratis.

LUDOVIC

Allons donc!

ANNA

C'est comme ça.

Air: Un homme pour faire un mbleau.

Si pour gendre il choisit Titilin, C'est qu'au cœur l'argent lui tient lenno ; Et que mon oncle, après l'hymen, Ne paiera plus jamais son terme.

LUDOVIC

Lorsqu'échoit le mien, quel ennt)i !

Pour le payer, dans ma détresse, .l'ai recours à ma tante..., et lui.

Paie son terme avec ?a nièce.

ANNA

Certainement que c'est bien triste! Mais voyons. monsieur Ludovic, mon oncle peut se réveiller; el maintenant que vous savex tout...

LUDOVIC

Maintenant que je sais tout, je suis furieux! Ah! ce Mohnville, cet affreux propriétaire !.... Je le haïssais déjà d'instinct!., mais à présent!... Croiriez-vous que tous les trois mois, le 8 , il avait la petitesse devenir chez moi tendre la main comme un pauvre.

ANNA

Gomme un pauvre !

LUDOVIC

Oui, mademoiselle, oui; et j'ai été obligé de laisser amasser trois termes, pour lui rappeler qu'il est défendu de mendierjà domicile. ANNA, gaîmenL

Et il s'est tenu tranquille ?

LUDOVIC

Lui, oui; mais pas moi!

Air: L'argent est vraiment un métal sans égal. Pour bien me venger.

Four le faire enrager, .le cherche tous les jours A lui ioiicr des tours.

D'abord en

hentraut

Chaaue nuit,

A minuit,

Je <aii un si grand bruit Qu'il saule dans son lit.

J'ai fait Son portrait, Il est sur Chaque mur, Et comme il est

Très laid.

Chacun le reconnaît.

Pendant les grands froids,

Chez moi, je fends mon bois,

Quitte en frappant d'.iplomb,

A fendre son plafond.

J'appris à propos Que tous les animaux Etaient reçus fort mal Par ce vieil animal;

Dès que je le sus Bien vite je courus Faire le double achat Et d'un chien et d'un chat.

Le chien très instruit.

Chaque nuit Et sans bruit, Descend tout l'escalier Et s'arrête au premier.

Suivant ma leçon, Ce chien va, sans façon.

Comme un vrai polisson, Câter son paillasson.

Aussi que de train Le lendemain Matin !

Il s'esi dé)à vengé En me donnant congé; Mais jusqu à la lin.

Après ce vieux crélin Mon chot mioiUera Et mon chien aboiera.

Qui, nous aboierons.

Oui, Jîous miaulerons, Oui, nous l'assourdirons.

Et si nous délogeons.

Retenez cela ; L'homme le rot sera Le chat le griffera Et le ehien le nicrdra.

ANNA, rianl.

Oh 1 ce pauvre propriétaire!

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