SCÈNE III
RENÉ, sent, il tombe ddconcertc sar un fauteuil près de la cheminée,
C’ét.iit la femme de chambre!... J’aisuivi la femme do chambre, la vraie, la seule Alsitcieniie que, dans ma stupide erreür, j’ai pu confondre avec sa ravissante, sa vertueuse maîtresse... Profanation ! Du reste, je suis puni comme je le mérite. J’ai un duel pour une... je l’avais oublié, maisj’en ai un... un duel pour une maritorne I un duel absurde, inavouable... (Avec conviction.) C’est bien fait, mon gaillard ! et je suis enchanté... (Changeant de ton.) Eh bien, non! je ne suis pas enchanté du tout. Ce duel, tout ridicule qu’il est, peut avoir des conséquences funestes, (il ôte son pantalon de pierrot.) Veux-tu bien quitter cet oripeau, imbécile! veux-tu bien rentrer dans ta redingote et dans ta dignité.
LA VOIX DE MADAME DOLORÈS, an dehors.
Mon Dieu I mon Dieu !
RENÉ, ouvrant sa porte et parlant à la cantonade.
Qu’y a-t-il, madame ?
MADAME DOLORÈS, hors de vno.
Il y a que je ne puis ouvrir ma porte, monsieur; j’introduis bien la clef dans la serrure, seulement...
Seulement quoi?
MADAME DOLORÈS
Seulement je ne puis la faire tourner.
RENÉ
Vous l’aurez faussée... (An public.) Elle l’aura faussée en détériorant ma serrure! (a la cantonade.) Ne forcez rien, madame, je m’en * vais... (Madame Dolorès parait.)